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Zit - Chroniqueur

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Voici le CV du plus méconnu des journalistes.

2002-2010 : Monte une entreprise de sex toys en pain d'épice, "Cake intime SAS". Gros succès, aujourd'hui inaccessible et immensément riche.

1999-2002 : Soupçonné de trafic de maisons à ossature bois, il doit quitter la Terre quelque temps.

1998-1999 : Journaliste d'investigation.

1992-1998 : Période floue. On le voit dans le milieu branché parisien (New Pim's, Kéospe, Palace, etc.).

1988-1992 : VRP en matériel agricole. Période faste avec 50 tonnes par mois de conservateur d'ensilage vendues.

1981-1988 : Conseiller obscur de M. F.M.

1980-1981 : Se fait chier un an.

1978-1980 : Il apprend le jazz be-bop et joue dans des clubs.

1977-1978 : Son unique témoignage de trois semaines au ski à Morzine: "Bien..." Troublant.

1975-1977 : Sous pression familiale, il passe un BTS Force de Vente.

1965-1977 : Égypte (serait à l'origine de la Guerre des Six Jours).

1964-1965 : Mission spéciale à Moscou.

1960-1964 : Services secrets britanniques au Honduras. Une blessure le fera revenir.

adresse de votre site internet ou blog: http://www.terristoires.info/auteur/zit.html

mur Quand j'ai poussé la porte, un homme souriant et étriqué dans un costume démodé m'a accueilli, me soulageant d'un de mes sacs. Un autre est arrivé et m'a proposé de le suivre. Nous sommes allés dans une pièce où un troisième homme m'a salué et m'a dit : "vous connaissez déjà Michel et François, bienvenue chez nous". À cet instant seulement, j'ai compris de quel côté se trouvait chacun d'entre eux.

vieil homme On travaille, on travaille, on a plein de choses à faire, et un jour, sans crier gare -ni aéroport, d'ailleurs- tout s'arrête. Scène du quotidien de François Raboteau, chargé de clientèle à la mondiale du monde.

Le silence des arbres - une chronique de Zit Elle a perdu son mari. C'était un adulte de taille printanière avec un survêtement rouge et des lunettes de pluie. Tous deux s'étaient arrêtés quelques instants à l'ombre d'un catalpa pour écouter l'histoire émouvante d'un conteur kilométrique. Le soir tombant brutalement, ils l'évitèrent de justesse et se remirent en marche. Lorsqu'elle réalisa que son mari ne la suivait plus, elle rebroussa chemin jusqu'à la petite place des conteurs. Elle n'y trouva que le catalpa qui s'était refermé, enroulant dans ses feuilles les chats maigres de la nuit. "Encore un", se dit-elle.

enfant, mer M. Hollande parle d'imposer à 75 % les revenus au-delà d'un million d'euros, et l'on pense déjà à un exode massif des plus riches d'entre nous. Des carcasses fumantes d'Audi A8 et de Maserati sur les bas-côtés, des quignons de pain Poilâne et quelques tranches de jambon Serrano emportés à la va-vite au fond d'un sac Vuitton. Des camées écrasés sous les sabots de pur-sangs arabes terrifiés, une table de pique-nique improvisée au dos d'un Matisse, des fauteuils en cachemire, chanvre, soie et laine d'agneau éventrés, une liasse de billets servant à allumer un feu de camp devant les portes closes du Negresco. Des images insoutenables qui nous rappellent les pires heures de notre histoire. Immersion dans le quotidien de ceux qui doivent partir.

Les aîles du désir - être ange - Terri(s)toiresJ'ai quitté Kate avec la rage. C'était un minimum, pour la fille d'un pasteur. Aujourd'hui, je ne suis plus qu'un vague souvenir, un rêve errant. Il n'y a pas de médicament contre la tristesse, à part l'alcool peut-être, mais ça me ternit les plumes. Parce qu'il faut que je vous dise : je suis un ange, un messager, un facteur, quoi.

Bar à tadoussac J'ai un client. Ce sont eux qui nous font vivre et je n'en avais pas. C'est fait. Je lui ai donné rendez-vous ce matin à 11 h. J'aime bien la fin de matinée, on est en forme, le cerveau encore lavé de la nuit. Je vais me raser et m'habiller sobrement.

Des lumièresJ'hésitais entre des fleurs, un livre sur la cuisine méditerranéenne et une horloge. J'ai pris un aquarium. On n'a pas trouvé mieux pour faire tenir l'eau dans l'air. Je ne voulais pas de poisson, c'est l'eau que j'aime regarder. Le vendeur m'a parlé de corail et ça m'a rappelé les gros trains orange et gris de mon enfance. J'ai pris du corail.

Face à la crise, le gouvernement lance une taxe sur les rêvesL'État tablait sur un sursaut, un taux qui tape et bombe le torse

Un taux tampon à ceux qui tancent, à l'estomac de ceux qui dansent

Un taux tango de Tartarin dans les salons de nos Tartuffes

Tous pour un, un pour cent, ça sera moins, ça sera sans

Après l'opulence du Fouquet's, des petits dej' sans croissance

La Planête interdite - Terristoires.info- Qu'est-ce que je te sers, une Gold ?

- Non, MasterCard !

Cette vieille blague de banquiers ne doit pas nous faire oublier que le diable s'habille en Prada.

Un banc dans le brouillard, un vieillard aux cheveux blancs J'ai un cheveu blanc. J'ai le cheveu d'un papy ou d'une mamie sur la tête. Ça ne peut pas être le mien, j'ai les cheveux noirs. Il ne me fait pas peur, mais je l'arrache. On ne sait jamais, si ce cheveu avait le pouvoir de blanchir les autres. De toute façon il ne m'appartient pas.

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