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Alors, Nantes est-elle plus bretonne ou vendéenne ? Pas si évident que ça, finalement... On peut en effet se rendre compte avec cette étude, aussi partielle soit-elle, que si Nantes est un peu plus proche de Rennes que de la Roche-sur-Yon sur des éléments "identitaires" (toponymie, choix des prénoms, vote), ce n'est pas vraiment le cas sur des indicateurs plus "factuels" (organisation de fest-noz, pourcentage de crêperies...). Comme si, au fil des ans, Nantes et la Loire-Atlantique s'écartaient progressivement de la Bretagne pour créer leur propre identité. À l'heure de la formation d'une métropole Nantes – Saint-Nazaire, le "44 = BZH" perd progressivement de son sens. Inexorable ? Sans volonté politique de revenir sur ce découpage territorial, il semble que oui.
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Et vous, qu’en pensez-vous ? Êtes-vous surpris par ces résultats ? D’autres données auraient-elles pu être étudiées ? Avec quelles villes l’étude pourrait-elle être complétée ? Vos réponses en commentaires ci-dessous…
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Les sources utilisées :
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Sur les prénoms : l’Insee et Wikipédia (pour la liste des prénoms bretons)
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Sur l’enseignement du breton : Office de la langue bretonne
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Sur l’organisation de fest-noz : Fest noz.net
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Sur les résultats électoraux : ministère de l’Intérieur
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Sur la toponymie : Open Street Map
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Sur les crêperies : Pages Jaunes.fr
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Sur les associations : Mairies de Rennes, Nantes et la Roche-sur-Yon
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Développeur : Fabien Poulard
Designers : Bastien Kerspern et Gaël Hemon
Journalistes : Dominique Denis et Thibaut Angelvy




commentaires
Là est tout le problème des dirigeants politiques, médiatiques et administratifs nantais qui se complaisent dans une représentation mentale étriquée et réductrice de la Bretagne "touristique", et que par pure fainéantise intellectuelle on considère comme rétive au progrès et repliée sur elle même.
La légitimité du Pays nantais à appartenir à la Bretagne réside avant tout dans le souhait majoritaire de la population et dans la reconnaissance par les autres Bretons de leur appartenance à cette région.
Vous auriez pu tout aussi bien produire une "étude" avec ces items :
- enseignement du ligérien,
- prénoms ligériens,
- toponymie ligérienne, etc
A noter aussi que pour tous les habitants de la côte sud, Nantes est la métropole de référence (et non Rennes).
larochesuryon.maville.com/.../... (La Roche sur Yon)
Je ne peux venir le 11 janvier. Merci pour l'information.
Merci pour vos remarques, tout à fait judicieuses.
Pour y répondre de manière globale, j'attire votre attention sur les modalités de cette étude : elle a été faite sur un temps très limité (un week-end) et à partir des données disponibles en ligne. Vous remarquerez d'ailleurs que nous annonçons "une esquisse de réponse" et que nous insistons sur le caractère "partiel" de notre analyse. En aucun cas nous avons eu l'ambition d'avancer une conclusion définitive sur un sujet aussi complexe. Mais comme vous le précisez, cette approche un peu différente permet de nourrir une réflexion globale.
Le nombre de crêperies, par exemple, ne peut évidemment être représentatif de l'ensemble des données économiques. Mais quel indicateur disponible aurait pu être étudié ? Nous n'avons pas trouvé cette perle rare et avons donc fait le choix de prendre ce biais, il est vrai un peu "cliché", afin de proposer un état des lieux qui peut (ou pas) être révélateur d'une tendance de fond...
Pour ce qui est de la toponymie, nous avons croisé la liste des toponymes référencés sur Open street maps avec un index de syllabes "bretonnes", comme ker par exemple. Encore une fois, le résultat n'est certainement pas entièrement satisfaisant, mais il permet tout de même de faire émerger une vision nouvelle qui peut nourrir le débat global.
Cette étude a vu le jour dans le cadre d'une initiation au data-journalisme et est donc avant tout un coup d'essai. Nous espérons donc bien évidemment que les prochaines tentatives seront plus abouties. Je vous invite d'ailleurs à venir à la Cantine numérique de Nantes le 11 janvier prochain pour participer à l'événement "Hack the press" qui débouchera lui aussi sur des productions de data-journalisme.
Cordialement.
Par contre ce travail me semble beaucoup trop inspiré par "des clichés" ! Les éléments utilisés pour la comparaison sont loin d'être représentatifs d'un ensemble.
En quoi le nombre de crêperies est-il un véritable indicateur, et de quoi ? Surtout lors que c'est pour évaluer l'aspect économique. Idem pour les fest-noz...
Pour ce qui est de la toponymie je suis curieux de savoir ce que vous avez pris en compte.
En résumé, l'idée est bonne et intéressante, mais en pratique les choix ne sont pas des plus judicieux.
A approfondir à mon avis.
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