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    Jo-Wilfried Tsonga : les fameuses raquettes du Mans

    Le tennisman Jo-Wilfried Tsonga Le tennisman Jo-Wilfried Tsonga - © Source : Wikipédia

    Venu au monde au Mans le 17 avril 1985 et sorti de la Coupe Davis vendredi 21 novembre dernier par un Suisse puis par son avant-bras, le tennisman membre de l'équipe de France de Coupe Davis depuis 2008, Jo-Wilfried Tsonga, est considéré comme un des meilleurs joueurs français de sa génération.

    Chez les Tsonga, on n'a fait que du beau bébé : Jo-Wilfried Tsonga mesure 1,88 m et pèse 90 kilos. Son cadet, ex-basketteur professionnel, mesure 1,95 m. Papa Tsonga, ex-handballeur professionnel, professeur de physique-chimie, est d'ailleurs plus physique que chimie puisqu'il n'arbore, d'après les photographies, que quelques centimètres de moins que ses petits bouts de chou. Madame Tsonga est quant à elle une enseignante sarthoise, qui a dû passer ses week-ends en voiture à convoyer les garçons, voire le père, à leurs clubs. Ce qui est, on en conviendra, pas moins sportif.

    Il faut bien dire les choses sans cliché : lorsqu'on naît au Mans, on fait soit des rillettes, soit des mutuelles, soit du sport. Côté sport, c'est plutôt voiture, sport collectif (hand, basket, football) ou sport de raquette : tennis avec table ou sans. C'est donc dans cette dernière discipline que le jeune Jo-Wilfried s'est tôt illustré : quatre titres en US Open en junior en 2003, entrée au classement ATP en 2008, Masters de Paris Bercy, de Shangaï, de Toronto, finale à Londres : "En 2014, il avait déjà gagné 11 titres en simple au cours de sa carrière. Son meilleur rang est une 5e place mondiale en février 2012", explique Wikipédia qui lui consacre un article obsessionnel. De fait, il est loin le Tennis club des 3 vallées à Coulaines, Sarthe, que Jo-Wilfried fréquentait à 13 ans, avant d'aller à Poitiers au pôle espoir avec, déjà, Richard Gasquet (!) : 749 kms, à vrai dire, depuis qu'il réside en Suisse.

    Le choix douloureux de l'exil

    Terre de contrastes, écrin de verdure aux cimes étincelantes et aux vallées riantes parcourues par une population affable qui a su maintenir ses arts et gastronomie entre tradition et modernité : la Suisse est le pays du tennis. Quel que soit le résultat d'un championnat international ou d'une coupe d'importance, la finale se dispute très souvent entre voisins. La dernière Coupe Davis l'a encore montré : l'équipe de France qui vit en Suisse a affronté l'équipe de Suisse, en France. À croire que les résidents et citoyens suisses aiment s'entrechicorer la balle. Cette densité de joueurs de tennis réfugiés chez les Helvètes doit sans doute s'expliquer par des raisons climatiques, en un premier temps – l'air et l'eau y sont purs – et esthétique en un second : les jeunes locales blondes qui les épousent y sentent le savon. Quelle autre raison sinon ?1 Paradoxalement, le pays est pentu, ce qui ne facilite pas les aces aux services si on est côté vallée. La densité de tennismen y est telle qu'il faudra un jour araser la montagne pour obtenir une platitude suffisante, correspondant d'ailleurs idéalement à l'âme suisse.

    Jo-Wilfried Tsonga, que l'on dit justement sympathique et réservé, a lui aussi connu ce déchirement que représente le fait de devoir s'expatrier afin de s'entraîner dans une région plus favorable à l'oxygénation. Il s'est installé près de (en Suisse, c'est petit, on est toujours près de) chez son collègue Gaël Monfils, mais aussi de Roger Federer et Stanislas Wawrincka, de Richard Gasquet, de Gilles Simon et Julien Benneteau. La liste serait longue2. Des jaloux y ont vu une volonté d'expatriation fiscale ; argument que Jo-Wilfried renvoie aussitôt de son fameux revers à deux mains et à 225 km/h, puisqu'il dit payer des impôts sur ce qu'il gagne, car parfois il gagne, lors de championnats se déroulant en France. Le seul tennisman a être rentré de notre pauvre côté des Alpes est Yannick Noah ; sans doute parce qu'il en avait assez de se faire défier tous les dimanches par tous ces jeunes coqs en revenant de son harassant cours de zumba.

    Bientôt représentant de l'ostéopathie à l'Unesco ?

    Ce qui fascine dans la carrière de Jo-Wilfried Tsonga (comme dans celle de son frère, d'ailleurs) est que cet athlète, maintes fois victorieux, est une parfaite représentation de l'idée qu'il ne faut pas faire de sport pour rester en bonne santé. À l'heure où ces lignes sont écrites, on ne sait pas trop si c'est le coude ou l'avant-bras – mais ça se situe par là – qui lui aura valu d'être écarté de la finale de la Coupe Davis 2014, alors qu'il semblait être l'homme de la situation.

    Comment peut-on avoir tant de morceaux qui couinent depuis tant d'années ? Multiples blessures au dos, hernie discale (un truc suisse, peut-être, cf. Johnny Halliday), fissure au ménisque, problèmes récurrents au genou gauche (ligaments qui lâchent, tendons rotuliens qui se fâchent). Pourvu qu'il ait une bonne mutuelle, on en est à craindre que le Manceau finisse à l'état de rillettes.

    La terre l'a battu

    Et s'il se blessait parce qu'il joue sur un terrain qui ne lui convient tout simplement pas ? Tsonga est en effet toujours battu sur la terre du même nom. Or, de source sûre (La Tribune de Genève), Tsonga serait en effet bien meilleur sur gazon, où il développerait en sus une rapidité exceptionnelle ! Pour preuve, ce témoignage fort rapporté lors de son emménagement dans sa villa de Gingins : "Il était en train de tondre sa pelouse et je me suis dit que j’allais lui souhaiter la bienvenue, raconte sa voisine. Mais je n’ai pas eu le temps de le faire tout de suite et le lendemain, il était déjà parti", raconte-t-elle avec un brin de déception.3

    De deux choses l'une : soit Tsonga s'est bien équipé côté tondeuse, soit il développe un talent particulier, compte tenu que la parcelle fait 1 060 m². Soit les deux. En tout cas, c'est troublant, car sachant qu'il joue en double sur la moitié d'un terrain de 23,77 m de long sur 8,23 de large, donc, en gros, la plupart du temps sur un quart (soit 5,92 m x 2,05) il laisse pourtant passer des balles. On nous rétorquera que sa rapidité sur gazon est peut-être due à la tondeuse et que la solution est à chercher de ce côté : l'argument ne tient pas, car la terre battue ne se tond pas, et la superficie de la tondeuse sur le quart de terrain consacré à Tsonga gênerait sa réactivité et sa raquette pourrait se cogner dans les poignées de l'engin. Dès lors, il faudra se faire à l'idée que Tsonga connaîtra encore des déboires au tennis. Hélas, et CQFD.

    1Voir Peut-on représenter le sport français et résider en Suisse ? et Les sportifs exilés fiscaux sont-ils des salauds ?

    2 Le tennis en Suisse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tennis_en_Suisse

    3 Sur La Tribune de Genève : "Pour le détail, la villa, construite en 2004, compte 200 m² de plancher habitable sur deux étages et un sous-sol. La parcelle fait au total 1 060 m² et comprend deux garages, une fontaine en granit et un Kota finlandais, sorte de cabanon de jardin arrondi avec barbecue intérieur". On ne nous dit rien sur la couleur des rideaux. Le journalisme se perd.

    Francis Mizio - Journaliste
    Francis Mizio - Journaliste

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