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    Le dynamisme de l'Ouest est dû à l'apéro !

    Un apéro Un apéro - © d'après DR

    D'après le Figaro du 1er août qui relaie une étude faite par un site web comparateur de prix, on compte au moins trois villes du Grand Ouest parmi les six de France (sur 16 examinées) où le "panier apéro" serait le moins cher1. Ces chiffres méritent, comme les pistaches, d'être épluchés... pour ce que, à eux seuls, ils expliquent !

    Non, vous n'êtes pas en train de lire l'article conso du cahier spécial "Mme Terri(s)toires" ! Ce qui nous préoccupe dans cette étonnante affaire d'apéro le moins cher à l'Ouest, ce sont les implications cachées. En effet, nous sommes dans un pays où officiellement 47 % des gens organisent un apéro au moins une fois par semaine2. Sachant qu'il y a 52 semaines dans l'année, un rapide calcul, compte tenu du fait que les Pays de la Loire (3 571 495 millions d’habitants) sont la région la plus peuplée de l’Ouest, suivis par la Bretagne (3 199 066) puis la Basse-Normandie (1 473 494) (Source), cela nous donne très précisément, et selon les comparaisons journalistiques usuelles, les résultats suivants, aisément visualisables :

     

    - la superficie de trois terrains de football de petits cubes de fromage emballés dans des questions grâce auxquelles il y en a toujours un d'agaçant qui fait le malin, car il connaît toutes les réponses.

    - Deux fois et demie la hauteur de la tour Eiffel en cacahuètes salées non épluchées (2,45 sans les peaux rouges).

    - Une fois le volume du lac Tanganyka en pastis (à mélanger avec 1 fois le volume d'eau du lac Titicaca).

    - Quatre fois le volume du dôme du Taj Mahal en olives fourrées.

    - Cinq fois la distance Terre-Lune en saucissons à découper si on les aligne bout à bout...

    Vous constaterez que ces chiffres reflètent bien l'importance économique et sociétale de l'apéro dans la région ! Sachant que le panier moyen se situe entre 29 et 32 euros, cela nous donne au niveau régional, tenez-vous bien, l'équivalent du budget du service communication de l'armée néerlandaise sans le poste "petites fournitures" !

     

    De fait, il paraît évident désormais que cette histoire d'apéro le moins cher à l'Ouest ne peut qu'expliquer bien des phénomènes, jusque-là mal cernés :

    - L'attractivité de la région. On cherchait une explication pour celle-ci depuis plus d'une décennie. Beaucoup parlaient, par exemple pour les Pays de la Loire, "du plus faible taux de chômage et du plus fort taux d'emploi de France". Il était temps enfin de trouver un contre-argument : on ne pouvait encore pas nous faire éternellement croire que les salariés viennent ici seulement pour bosser. D'ailleurs, à quel moment parlent-ils le plus du boulot et narrent interminablement comme ils en bavent... sinon à l'apéro ?

    - Les bouchons sur le périphérique nantais le soir (et partout dans Nantes, d'ailleurs). C'est évident : les gens sont venus habiter à Nantes pour pouvoir quitter tôt le travail et enfin attaquer tôt l'activité apéritive économique et roborative, sans qu'elle ne déborde sur la nuit (puisque le lendemain matin il faut se lever à l'aube à cause des bouchons).

    - Le nombre de radars. Forcément : quand on est dans une région où le tzatziki consommé est d'un volume plus important que le golf du Morbihan, arrosé d'un lac de Grand-Lieu de rosé, il vaut mieux conduire modérément afin d'éviter tout dérapage. Les radars, trop souvent pris pour des gendarmes ou des racketteurs, doivent être reconsidérés : ils ne sont que des aides à l'after. Je serais à la place de la préfecture et de la prévention routière, j'userais de cet argument susceptible d'être mieux reçu par la population à la bouche pleine de crackers (notons qu'à raison de trois crackers par habitant et par apéro, on obtient deux fois la hauteur du gratte-ciel Les Horizons de Rennes !).

    - Le sentiment du "il fait bon vivre ici" : quoi de plus agréable que de regarder tous ces habitants qui pédalent détendus, se promènent dans des villes saines, vertes et aérées ou parmi des paysages bucoliques ? Quoi de plus beau que le sourire d'un(e) habitant(e) de l'Ouest ? Encore une fois, le "panier apéro à pas cher" n'y est pas pour rien :

    - Pour les hommes : dans la région, grâce aux prix bas, on absorbe donc environ un volume de jus de tomate représentant trois fois celui de la base sous-marine de Saint-Nazaire : c'est dire à quel point la densité en vitamine B3 (niacine) qui contribue au développement et à la croissance des femmes3 est agréablement visible dans les rues de Rennes, Nantes, Rouen, Brest, et j'en passe (C'est une vitamine dont l'effet est surtout constatable dans les rues à shopping). Par ailleurs, messieurs, sachez que la tomate est bonne pour les yeux.

    - Pour les femmes : c'est simple, la tomate prémunit du cancer de la prostate (je sais que vous me comprenez).

    - Pour tous : Multipliez les apéros (c'est pertinent : puisque tous les dix apéros, vous en économisez un environ), et vous sentirez vous aussi "l'effet sourire permanent", comme sur les plaquettes touristiques, vous gagner !

     

    On ne se lasse pas dans cette chronique d'alerter les institutions, de les inciter à innover, à faire preuve d'imagination. Celles-ci, les yeux rivés sur les indicateurs statistiques habituels et des réflexes de croissance d'après-guerre passent à côté de ce qui constitue aujourd'hui la réalité des populations. Pourtant, il serait de leur rôle d'axer leurs politiques de développement et leurs objectifs de progrès sur déjà ce qui marche et non pas ce qu'il faudrait créer ex nihilo. Or l'apéro, vu la situation du marché par ici, c'est le boom assuré ! Et on n'en ferait rien ? Je n'irais pas jusqu'à suggérer, à simple titre d'exemple, des aides aux producteurs de pommes de terre de Bretagne, de l'île de Ré ou de Noirmoutier pour qu'ils passent directement aux chips, mais à la place des politiques, je m'en servirais un autre et j'y réfléchirais cinq minutes. À bon entendeur... et à la vôtre !

     

     

    1 Le Figaro rapporte : "Le panier moyen étudié comprend les produits les plus classiques pour un apéro : saucisson sec à découper, Apéricube, olives fourrées, cacahuètes grillées, chips, crackers, tzatziki, jus de tomates, vin rosé et pastis. Les prix de ces produits ont ensuite été comparés dans les magasins de 16 villes. Conclusion: c'est à Rouen, Saint-Malo, Nantes, Limoges, Biarritz et Marseille que le panier coûte le moins cher, entre 29 et 32 euros. À Reims, Dijon, Lyon, Nice et Toulouse, cela vous en coûtera entre 32,10 et 33,40 euros. Enfin, c'est à Paris, Lille, Strasbourg, Montpellier et Caen que l'apéro coûte le plus cher : de 33,50 à 36 euros en moyenne".

    2 Toutefois, j'en connais personnellement qui pratiquent deux fois par jour, et vous aussi sans doute. D'ailleurs, si ça se trouve, vous étiez là avant-hier. Essayez de vous souvenir, cela a fini vers 4 h du matin, "à la nantaise", c'est-à-dire que les gens ne sont partis que lorsqu' il ne restait absolument plus rien à boire.

    3 Je ne mens jamais, regardez à "vitamine B3" sur la fiche de la tomate de passeportsante.net.

    Francis Mizio - Journaliste
    Francis Mizio - Journaliste

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