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    Soudain, un inconnu vous offre des écopoules

    Ecococottes sans écocoq Ecococottes sans écocoq - © (d‘après image DR)

    Le site lesnouvellesdesable.fr, tout en retenue, parlait en août dernier de "quelque chose d’extraordinaire" qui allait être vécu par le village de Pincé, dans la Sarthe, et "de coup de génie de la mairie". Ouest France a salué l’opération de "la peu banale affaire des poules de Pincé" le 22 septembre dernier sur une demi-page. L’affaire couvait depuis longtemps, elle a fini par éclore : la mairie a offert des poules à certains de ses habitants volontaires afin qu’ils puissent diminuer leur quantité de déchets. Euh, il s’agit d’écopoules, pardon. Et pardon encore, mais j’aimerais caqueter à ce propos et leur voler dans les plumes : il y avait longtemps, à mon sens, qu’on nous avait pondu un truc pareil. Pincé, moi, je rêve.

    Des "écopoules" ont donc été offertes à des "adoptants" avec force battage médiatique sous forme de brigade d’acclamation, et avec une opportune sortie du garde-manger de l’inénarrable Jean-Pierre Coffe en tant que parrain des gallinacés ­— lui qu’on avait connu jadis plutôt comme conseiller sur les façons d’en boulotter de sains, label bio. Ouest-France rapporte le pourquoi de ce don mirifique : "l'assemblée des élus communautaires de l'arrondissement de Sablé a décidé de créer une taxe incitative sur les ordures ménagères. Pour résumer, au 1er janvier 2013, une partie de la taxe sera indexée sur la quantité réelle de déchets jetés par chaque foyer. D'où l'intérêt de trouver une alternative à la poubelle pour se débarrasser des épluchures". D’où l’idée sympa, fun, et people d’offrir des "écopoules" aux habitants qu’on a peut-être pris un peu vite pour d’éco.

     

    En effet, ce ne sont que 15,5 % de la population (31 habitants sur 200, les chiffres sont cruels pour la mairie si on les examine à tête écorefroidie) qui ont choisi de s’attacher des écopoules plutôt que de payer la taxe de voirie soudain tombée du nid. Gageons donc que 84,5 % n’ont pas été dupes de ce coup de manipulation très greenwashing municipal (je taxe, mais je fais passer la pilule avec une opération vraiment trop écomimi) sinon de démagogie si trendy dans la surenchère écon’importe quoi hystérique actuel qui fait absolument contre-emploi.

    Parmi ces réfractaires aux écopoules, on aimerait savoir aussi combien se seront demandé quel a dû être le montant du cachet de Jean-Pierre écoCoffe, et si cette somme n’aurait pas pu servir durant quelque temps à faire assumer par la mairie la charge supplémentaire de voirie. Et une dernière question : les réticents auraient-ils eu peur que les écopoules se perchent sur leur écran plasma ou grattent la "terre rare" contenue dans les batteries de leur smartphone ? Si c’est le cas, c’est pas écogagné, l’écocause.

    En fait, les récupérateurs béats de l’alibi "sauvetage de planète" utilisé fallacieusement auront une fois de plus réussi, après celle sur Préfailles, à rendre cette chronique grincheuse plutôt qu’humoristique, agacée plutôt que rigolarde. Il est vrai que toujours l’éco est sérieux : l’éco ne rit pas ! Mais reprenons avec quelques écopropositions pour améliorer cette idée novatrice de l’écologis1 :

    • Si la voirie devient trop coûteuse, osons au-delà des écopoules ! Offrons des écocochons. Ils vous boulotteront tout, comme jadis, et même vos écopoules, si vous les affamez à ne pas produire assez de déchets. Faisons-les parrainer par un "pipole" membre du "Club des amoureux du pâté Henaff", organisme dynamique qui offre des informations palpitantes.

    • Si les services municipaux grèvent le budget avec leur manie du désherbage et de l’entretien des espaces verts, offrons des écochèvres, des écoânes, des écomoutons, sinon des écolamas pour débroussailler sans manger les écorces des arbres (précisions : lire ici "écorces" en un seul mot ; il ne s’agit pas d’"éco-rces"). Faisons-les parrainer par Brigitte Bardot, la bien nommée en matière de broutage.

    • Si la mairie refuse d’agrandir le cimetière, convertissons les habitants aux rites de la secte indienne Parsi en leur offrant deux vautours fauves pour éliminer leur défunt, qui, on le sait, risque en plus de nous polluer la nappe phréatique avec cette stupide et coûteuse tradition de l’enterrement. Faisons parrainer les écovautours par Dominique Bougrain-Dubourg et Michel Leclerc, fondateur de Roc Eclerc2.

    • Enfin, pourquoi ne pas lancer l’idée de devenir écoamish ? Ecoamish, c’est comme amish, ou comme poule, mais avec ce petit truc écoplus, ce supplément d’âme ! Il s’agirait de vivre comme au 19e siècle. Ce serait écocool et écovintage.

    Cette liste n’est qu’un premier jet consistant modestement à apporter mon écoécot dans cet écho. Il existe sans doute d’autres écoidées à trouver pour rendre les gens écoresponsables, et nous permettre de faire des économies en sauvant l’écosystème. Chaque écogeste compte, on le sait. Pour ma part, si on m’offre soudain des écopoules, j’en ferai un, croyez-moi.

     

    1 La racine éco venant du grec et signifiant maison, l’écologis, nouveau concept que je lance à la face du monde signifie donc maison-maison. Je sais, ça fait gnangnan, mais bon.

    2 Michel Leclerc, rappelons-le, est le fils d’Edouard Leclerc et frère de Michel-Edouard Leclerc et d’Edouard Leclerc. Rien que ces explications nécessaires et longues permettront à l’opération écovautours de décrocher des demi-pages dans la presse. (La com’, c’est un métier, n’hésitez pas à me demander des astuces).

    Francis Mizio - Journaliste
    Francis Mizio - Journaliste

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    Commentaires  

     
    0 #2 Mizio 22-10-2012 00:04
    Hummm. Et sinon, vous vouliez dire quoâ ?
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    0 #1 berthon 20-10-2012 21:39
    bon ... le sujet est sérieux et les redindons du journaliste un peu gloussant à la longue ... j'aurais préféré un peu moins de contorsions linguistico truc truc et un peu plus de présence à l'auditoire ... c'est comme ça qu'on apprend à écrire ... somme tôôôôôt !!!
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