Hey hey, La Gouaille !

rue de la gouaille La Gouaille, hey hey ! Rock’n roll is here to stay

Même si la mess (around) est dite. C’était jeudi soir, à La Barakason, MJC de Rezé, scène associative parfaite pour dire au revoir aux copains. Et tout le monde était là – au point d’afficher complet quelques jours plus tôt – heureux, souriant, tapant du pied… Trop sage ? “Hé, faut pas être timide !!!” Mais il est marrant, là-haut. Le dernier concert de La Rue d’ la Gouaille, ho, ça se savoure ! On ne veut pas en rater une note, pour raconter plus tard.

Car c’est quand même une fabuleuse page de l’histoire du rock nantais – et ce n’est pas Laurent Charliot qui dira le contraire (1) – qui se tourne. 15 ans de concerts qui ont trimbalé le groupe du Québec en Chine, d’engagement et de soutien aux petits lieux culturels du grand coin, et de compos (et quelques reprises) pour faire la fête, dans des lieux chaleureusement improbables, nez à nez avec le public (sans manager) et à jamais fixées sur cinq albums (sans distributeur).

Et jeudi soir, comme à chaque fois qu’il faut se séparer, on a vraiment pris conscience de ce qu’on perdait. Et de la notoriété d’ La Gouaille – d’ailleurs, c’est un signe, ça, quand le nom de votre groupe devient votre nom de famille. Tiens, il y a une semaine, au De Dannan, David entre et hop, au bar : “Whou, c’est David d’ La Gouaille ! (ou “La Gouaille”, sans particule, selon les régions, ndlr) Allez, balance-nous une chanson s’il te plaît…” (faut dire qu’il avait son clou avec lui, ndlr, encore).

Sur scène, le guitariste-banjoïste-mandoliniste-bouzoukiste-harmoniciste était donc entouré de Morvan La Gouaille (à la contrebasse), Karim La Gouaille (à la batterie et pas au fond) et Karine La Gouaille (à l’accordéon). Sans oublier les anciens – Freddo, Morgane, Frederik, Mourad – qui ont aussi forgé ou accompagné la légende et se sont relayés une dernière fois pour balancer ces ballades uniques mêlant les vapeurs des ports, la fumée des bistrots (du temps où…) et l’encens des mille et une nuits.

“Bon sang, j’avais oublié comme c’est bon. L’écriture, les arrangements, le groove, la voix”. Virginie était surtout là pour un refrain précis : “Tous les troquets vont fermer ! C'est fou com' on va s' faire chier !”… J’adore !” (à méditer, d’ailleurs, ndlr, la dernière, promis). Avec un flash-back en prime : “Quand on a commencé à jouer et composer avec Les Épuisettes, La Gouaille, c’était pour moi, pfiou, une référence”… Avant qu’ils ne se croisent musicalement par la suite.

 

D’ailleurs, il y avait un joyeux coup de vieux en bas, excepté le putsch effectué aux premiers rangs par les lycéens de Jean Perrin – heureusement que l’internat ferme à 22 h. “Autrefois, quand on jouait, c’était plein d’étudiants, devant”, se souvient Freddo. “Et aujourd’hui, ils ne sont pas là. Pourquoi ? Parce qu’ils sont en train de garder vos mômes !” Sauf un : au pied de la scène, un petit garçon de 6 ans avait en effet un mot de ses parents pour garder les yeux grands ouverts… sur son chanteur de père.

Et nous, en une nuit, on serait tous devenus des enfants d’ La Gouaille… orphelins ? Ta ta ta. J’en connais qui n’ont jamais autant tourné depuis qu’ils ont arrêté. Elmer Food Beat, par exemple : preuve qu’ils sont en forme, ils nous déballent en ce moment leur “25 cm” ! Faut-il voir dans le titre de ce dernier opus vinyl un hommage à leur nouveau guitariste “Grand” Lolo ? Attendons que ce dernier re-rentre, pour les 30 ans de son premier groupe Squealer (2), dans son futal en lycra hyper moule… jambes et on sera fixés !

Hey hey, La Gouaille ! Tu vois bien, rock’n roll can never die !

 

(1) Auteur de La fabuleuse histoire du rock nantais, de 1960 à nos jours, paru en 2003.

(2) les 3 et 4 décembre au Ferrailleur, quai des Antilles, à Nantes, avec Vulcain, Wild Dawn, The Name, Jumping Jack et DJ Psychoterror.

 

Que l’on se rassure, la Rue d’ La Gouaille est toujours online ici :

http://ruedlagouaille.free.fr

http://bloglivredebordrdg.blogspot.com

www.myspace.com/ruedlagouaille

 

Avec, pour ceux qui ont dormi ces 16 dernières années, la possibilité de commander le DVD … Depuis Nantes jusqu’en Chine. Quant à ceux qui ont raté le concert d’adieu du 18 novembre, voici un dernier tour à bord de La Carmeline (avec le groupe Cerkamon sur le pont) :

 

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Olivier Retail - Journaliste et rédaction en chef
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Commentaires  

 
0 #1 David "HaDdOG" HOUGRON 29-01-2011 13:20
Bah c'est David HaDdOG des rue d'la g' ici à l'appareil !!
Merci pour ce bel article et le reste de votre démarche !! On vous aime !!
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