Actualités : inscription à la newsletter de Terri(s)toires

Recherche

Les ebooks à la Une


Folles journées
Folles journées Après Nantes voyage, les Romanciers Nantais ont réalisé un nouveau recueil en partenariat avec un événement phare de la…


Le FC Lorient
Le FC Lorient Troisième club professionnel breton, le FC Lorient est une valeur sûre du football français. De la première saison au…


C'était Ginette
C'était Ginette Première femme députée du Maine-et-Loire, comme l'indique le sous-titre du livre qui lui est dédié, Ginette Leroux était une…




  • Les feuilletons à la Une


    Dans la roue d'Europ'raid
    Dans la roue d'Europ'raid La journaliste Delphine Blanchard embarque à bord d'une Peugeot 205 qui participe à l'édition 2017 d'Europ'raid. En 23 jours, elle va traverser 20 pays et parcourir plus…


    Chomlaik
    Chomlaik Marion Gommard-Jouan est partie à la rencontre "des artistes qui donnent à voir le monde". Au fil des histoires glanées sur plusieurs continents, et notamment à chaque…


    Au fil de l'estuaire de la Loire
    Au fil de l'estuaire de la Loire 200 km, à pied. "Appréhender l’estuaire dans sa globalité nécessite d’en arpenter les franges, pas à pas, au rythme du marcheur", expliquent Guy-Pierre Chomette et Franck Tomps.…




  • Comment vont les fourmis ?

    -

    Écoutez l'émission de Jet FM sur l'économie sociale et solidaire (27 janvier 2017) :

     

    -

    Nos partenaires

    

    À Nantes et ailleurs

    Les pure players locaux galèrent à tirer leur épingle du jeu

    Les pure players locaux sont-ils game over ? Les pure players locaux sont-ils game over ?

    Le web devait être l'avenir de la presse. Pour l'instant, il est plutôt son fossoyeur, et les médias nés sur internet (pure players) ont apporté une nouvelle diversité journalistique sans pour autant parvenir à trouver un modèle économique viable, notamment à l'échelle locale. Game over ?

    2015 est peut-être un tournant. Des millions de Charlie ont manifesté un soutien massif à la presse indépendante, et de plus en plus d'internautes recherchent de l'information locale de qualité. De quoi redonner espoir à la presse indépendante locale en ligne, et notamment les pure players. Car pour l'instant, à Nantes comme ailleurs, c'est l'hécatombe : le succès de Médiapart est l'exception qui confirme la règle.

    Terri(s)toires fête ce mois-ci ses cinq ans. Une pérennité dans le paysage médiatique nantais qui tient essentiellement au mécénat de son éditeur, l'agence Rue Prémion, et qui fait figure d'exception. RIP Le Canard social, Nantes-Actu, Bitch le magazine, EntrepreNantes, ou encore, tout récemment, notre partenaire historique Consommer Responsable : le cimetière des pure players locaux se remplit un peu plus chaque année.

    Modèle économique en gestation

    La presse papier ou la TV sont financées principalement par la publicité et les abonnements (ou la redevance). Mais sur le web, peu d'internautes sont prêts à payer pour s'informer, beaucoup bloquent les publicités ou n'y prêtent pas attention, et les annonceurs sont encore très frileux.

    Des subventions publiques (Europe, collectivités locales) peuvent permettre d'aider au démarrage, mais sont la plupart du temps destinées à soutenir de nouveaux projets et ne permettent donc pas de financer le quotidien des médias. Elles permettent cependant de mener des projets collaboratifs qui ont du sens, comme Graines de plumes ou le webdocumentaire Ecotidien, portés par la Compagnie des territoires*.

    Les subventions réservées à la presse (fonds de soutien gouvernemental ou de Google) suivent peu ou prou le même modèle et favorisent largement les médias labellisés "Information politique et générale". Un statut dont ne bénéficie pas encore Terri(s)toires, sans doute pénalisé par une ligne éditoriale très magazine, un peu déconnectée de l'actualité immédiate pour mieux révéler des histoires de fond sur les évolutions sociétales.

    Une autre piste de financement des médias consiste à s'appuyer sur des mécènes. Terri(s)toires propose ainsi depuis le début des abonnements de soutien qui rencontrent un succès très mesuré : actuellement, nous n'en comptons que cinq !

    Trouver un second souffle

    À creuser sans trouver, on s'essouffle. Le déploiement en France d'initiatives innovantes pour soutenir les pure players locaux apporterait un bol d'air frais, comme le souligne Julien Kostrèche, cofondateur du cluster Ouest Médialab, dans la dernière édition de Médiacadémie.

    Le développement du crowdfunding, qui a récemment permis de sauver Terra Eco ou d'aider au lancement du magazine Bigre, est prometteur... mais semble lui aussi adapté pour un nouveau projet (ou au pire un plan de sauvetage). Toujours pas de quoi assurer un fonds de roulement aux médias en ligne.

    Ces difficultés économiques ne touchent pas que les pure players, et de "petits" médias nantais se sont engagés dans une diversification de leurs activités pour générer de nouveaux revenus : la formation et l'éducation aux médias pour Fragil et Jet FM, les prestations éditoriales pour Idile.

    Les médias posent leurs marques

    Édition, petites annonces, produits dérivés... la diversification des médias n'est pas récente. Avec la crise de la presse, et en parallèle l'émergence du brand content (contenu de marque), il semble cependant qu'elle s'accélère : de plus en plus de médias mettent leur marque en avant pour proposer des prestations payantes aux entreprises et aux collectivités.

    Il s'agit certainement d'une voie de financement envisageable pour Terri(s)toires, mais qui constitue un vrai paradoxe : Rue Prémion, spécialiste de la stratégie éditoriale, a créé la marque Terri(s)toires pour justement séparer clairement son activité d'éditeur de presse de celle, historique, d'agence de communication.

    Malgré sa longévité, Terri(s)toires n'a donc pas plus tiré son épingle du jeu que la plupart des pure players français. Heureusement, Rue Prémion s'est encore engagé à soutenir le média pour les prochains mois, notamment parce qu'il joue pleinement son rôle de laboratoire (une V5 du site est d'ailleurs en préparation) et de cour de récréation. D'ailleurs, vous m'excuserez, mais j'entends la cloche : faut que je retourne au boulot (rémunéré).

     

    * La Compagnie des Territoires, association de soutien au développement des médias locaux et de l'ESS, fidèle compagnon du démarrage de Terri(s)toires, a reçu l'aide de la Région Pays de la Loire et de Nantes Métropole pour la création d'un emploi-tremplin. Une logique d'aide "tremplin" qui a fonctionné, puisque le premier salarié à avoir occupé ce poste a finalement été recruté par Rue Prémion en CDI. Le poste de coordinateur de La Compagnie n'a cependant pu être pérennisé au-delà de cinq années.


    Terri(s)toires fête ses cinq ans

    Pour discuter des pure players nantais ou des enjeux et des projets de Terri(s)toires, rendez-vous autour d'un verre le mercredi 15 avril, à partir de 18 h, à l'Altercafé (Hangar à Bananes – 21 quai des Antilles 44200 Nantes).

    L'événement des 5 ans de Terri(s)toires sur Facebook

    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef
    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef

    Voir tous ses articles
    Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
    Partager cet article :

    Dans la même rubrique :

    Vous n'avez pas le droit de laisser un commentaire ! Veuillez vous connecter ou vous abonner si vous n'avez pas encore de compte...