L’homme qui…

Maillot de foot Kerviel dollarDavid Bowie l’avait croisé le premier.

Entre temps, Nirvana l’a sombrement rechanté.

Mais c’est la justice française qui vient de le coincer… et de le juger.

Jérôme Kerviel est The man who sold the world.

 

Alors que ce “trader bigouden” (information vitale pour Ouest-France) n’a fait que jouer.

Ah oui ! à ce niveau-là, il n’est plus question de travail.

Car si je m’en réfère à ce que m’ont appris mon papa et ma maman, travailler sert à gagner sa vie.

Or lui, il devait gagner de l’argent.

 

Avec de l’argent (si si, apparemment, c’est possible).

Mais pas le sien, quand même. Non, celui de son équipe, la Société Générale, sa banque.

Pardon ? Celui des clients de sa banque… dont certains travaillent ?

Eh oh, c’est bon ! On va quand même pas tenir “compte” des remplaçants.

 

Et selon les règles qu’elle lui avait édictées.

Après les avoir définies avec les autres teams, qui ont elles aussi des pions dans tous les pays.

Règles qui l’ont façonné à merveille, au point d’en faire un joueur de premier rang.

Un nouvel Alex DeLarge pressé par l’Orange mécanique d’aujourd’hui.

 

Alors, comment, en jouant, peut-on être condamné pour trouble à l’ordre public international ?

Bon OK, il a triché et il a menti.

Mais lui au moins, il n’a pas insulté le coach.

Il aurait simplement pu être exclu pour quelques matchs.

 

Au lieu de ça : 4,9 milliards d’euros à filer à son ancien club !

Moi qui n’arrive même pas à foutre 80 € par mois sur mon compte épargne logement.

Bon, mettons que lui, il y arrive ; il lui faudra 5,1 millions d’années pour rembourser.

Du coup, on aurait pu lui mettre quelques éons de prison au lieu de ces trois ans ridicules.

 

En fait, ils ont eu peur, les hommes en maillot et short trois-pièces.

Peur qu’on casse leur jouet et qu’ils soient obligés de retrouver leur femme pour vibrer.

“Eh dis, on joue à la mondialisation ?”

“Moi je serais le banquier, toi tu serais le capitaine d’industrie, toi l’actionnaire et toi l’homme politique ?”

 

 

Rassurez-vous, tout ça n’est qu’un jeu dans le jeu.

 

On a même tenté de nous refaire le coup avec Maddof et Lehman Brothers.

Comme quoi la crise allait ensuite tout remettre à plat.

Le système devait faire tilt ; il a juste affiché : Insert coins !

 

Allez, revenons à nous… à nos moutons, quoi.

Jérôme Kerviel méritait vraiment d’être condamné.

Pour ne pas avoir réussi à faire sauter la banque.

Et les autres. Et tout le reste.

 

The man who could blow up the world.

Olivier Retail - Journaliste et rédaction en chef
Olivier Retail - Journaliste et rédaction en chef

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