Vous êtes ici :

Accueil Chroniques La cuisine d'Yvonne L'autruche

L'autruche

L'autruche C’est mignon, un chiot. C’est doux, ça donne envie de le caresser. C’est sûr, si vous allez au salon du chiot à Saint-Brieuc, les 29 et 30 janvier, vous risquez de revenir avec un caniche format de poche. Sauf que la bête va grandir, et avec elle, ses aboiements. Vous allez être embêtés, après, il va vous fatiguer le frisé. Que faire ?

 

J’ai bien une idée… Pourquoi pas… Vous pourriez bien le manger ! Faites pas la moue, y en a d’autres qui s’en régalent et ça nous empêche pas de leur faire des courbettes pour commercer ; ben oui, j’ parle des Chinois. Et puis après tout, dans l’Ouest aussi on mange des animaux bizarres. De l’autruche élevée dans notre coin de pays, ça calme non ?

Ça se passe à Scaër, dans le Finistère, à Guidel dans le Morbihan, à Yzernay dans le Maine-et-Loire et à Meslay-du-Maine, en Mayenne, donc.

C’est sûr, on trouve quand même plus d’élevages de porcs, mais l’autruche a un intérêt supplémentaire que le cochon n’a pas : elle pond des œufs. Et voilà que non seulement on peut vendre la viande pour l’alimentation, la graisse pour les cosmétiques, la peau pour la tannerie, les plumes de ce drôle d’oiseau, mais aussi les œufs ! Y paraît que c’est décoratif… Faut voir, surtout quand c’est peint !

 

Toujours est-il que les éleveurs ont pensé faire des affaires avec c’te bête dont on peut tout faire. Car la viande est saine, pas grasse, tout comme il faut, que les plumes c’est de la grande classe pour épousseter, que la peau, ça te fait un sac que t’oses même pas sortir avec tellement il est beau, que la ferme, tu peux la faire visiter aux touristes, et comme j’ai dit, je parle pas des œufs, parce que, après réflexion, je trouve ça trop moche. Sauf que.

Sauf que manger du kiki exotique, ça nous vient pas naturellement. Ici, toute l’année, c’est rôti de porc et saucisses, steak et pot-au-feu. Alors l’autruche, l’émeu et tout le toutim, on veut bien faire genre, mais une fois dans l’année. À Noël, par exemple. Et encore, parce qu’on n’a pas le choix à la table de la fille de René qui, depuis qu’elle vit à la ville, fait n’importe quoi ; comme manger de l’autruche. Et puis c’est cher. Alors ? Vu la difficulté d’élever la bête qui stresse, qui se reproduit pas toujours comme on voudrait, on pourrait peut-être revenir à un peu plus de bon sens, non ? On pourrait renvoyer autruches et autruchons dans leur pays et travailler à produire ici des viandes de qualité ; et ça serait pas du luxe, j’ me comprends…

Yvonne - Chroniqueuse
Yvonne - Chroniqueuse

Voir tous ses articles
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Dans la même rubrique :

Ajouter un Commentaire

Nous vous rappelons que les commentaires sont soumis à modération. Ils doivent respecter les lois en vigueur et le respect de la personne. À vos claviers !


Code de sécurité
Rafraîchir

Actualités : - --inscription à la newsletter de Terri(s)toires

Nos partenaires

Exoticopolis

  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo
  • Exoticopolis // Concours photo

Cochez La Case


-
-

cliquez sur l'image pour voir la suite...