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Accueil Chroniques La cuisine d'Yvonne Le kouign-amann

Le kouign-amann

Kouign aman au beurre - Terri(s)toiresSi vous comptez bien, 40 jours avant Pâques, ça vous fait un carnaval très bientôt. C’est bien, le carnaval, ça plaît aux familles. D’ailleurs, déjà, ça s’active dans les hangars, ça fait l’andouille sur les futurs chars et ça se remémore de sacrés lancés de confettis. Partout ? Non, car à Nantes, on voit déjà le carnaval prendre le bouillon. On dirait même que c’est cuit, râpé, rôti…

Ce serait dommage, c’est sûr, pensez donc, une institution nantaise ! Mais voilà, les gars du carnaval, les dirigeants, ben ils n’étaient plus sur la même longueur d’ondes, y z’avaient perdu la coupure, bref, l’embrouille. C’est possible que ça marche encore, remarquez, y a l’élu aux ch’veux poussin qui s’ dit confiant ; ça en fait toujours un… Mais bon, on leur souhaite que ça marche et qu’on puisse encore barboter des bugnes. Enfin, à défaut, y a toujours le kouign-amann. Rien à voir avec le carnaval, mais il mérite aussi son coup de dent.

Car ce classique, quand il est bien fait, ça vaut toutes les autres gâteries. Et il y a des artisans bretons qui le savent bien. Ils se sont mis en association, celle des artisans qui fabriquent le « véritable kouign-amann », histoire de protéger la bête. C’est une petite quinzaine de gars de Douarnenez qui ont eu cette idée de génie. Je dis de génie, car j’ai un faible pour ceux de Douarnenez et pour le gâteau le plus beurré que je connaisse. Parfois, d’ailleurs, l’un et l’autre se mélangent, le beurre au bar, si vous voyez ce que je veux dire, mais bon, point de sous-entendu malencontreux.

Bref, Douarnenez, c’est quand même le patelin où ils ont élu la première femme au conseil municipal, en 1925 ; la Pencalet qu’elle s’appelait, mais oui, c’est celle qu’a été meneuse de la grève des sardinières en 1924. Un sacré bout de femme. Donc oui, à Douarnenez, ils ont un côté tempétueux et bien breton qui me va plutôt. Et le beurre… bah le beurre, comment dire, ça vous glisse tout seul dans le gosier, c’est doux comme une hostie après confesse. Quand il est dans le kouign-amann, c’est sûr, on renierait père et mère et son curé ! Mais attention, faut que ça soit le vrai ! Pas une simili galette à l’huile de palme !

C’est pour ça que les gars de Douarnenez, ils sont là, comme Zorro. Ils veillent au grain pour être sûrs qu’on soit pas volés. Et accessoirement pour qu’on n'oublie pas la Pencalet.

 

www.kouign-amann.fr.fm

Yvonne - Chroniqueuse
Yvonne - Chroniqueuse

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commentaires  

 
0 Olivier G - le 04 mars 2011 à 17:43
Dites, m'ame Yvonne, j'vous ai dit que si j'émigre vers la Bretagne, ça pourrait bien être vers le Finistère, et plus précisément à Douarnenez (J'en connais qui disent "DZ" !) ?!
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