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Le riz

Riz de mariage - Terri(s)toires Les 15 et 16 janvier 2010, si vous êtes tourtereaux, faut pas rater le salon du mariage et du Pacs à Vigneux-de-Bretagne. Imaginez ! Balades main dans la main entre les stands, prise de prospectus les yeux dans les yeux… Dame, faut bien donner envie aux jeunes de convoler, car par les temps qui courent, ça veut que du plaisir et pis c’est tout.

Mais la tradition, gamins, ça a du bon ! Le riz, par exemple, pas celui qu’on balance à la sortie de l’église, mais celui que l’on cuisinait en Bretagne, avant, au repas de noces, eh ! ben ça, ça vous convertirait un gars José (c’est notre Don Juan local) en joli petit mari tout gentil. Enfin presque.

Il fut en effet un temps où l’on servait du riz au dessert en fin de repas de mariage. Du riz rond avec du beurre de chez nous, du sucre, du lait, de la vanille. Drôlement bon ! C’est un peu la même recette que la teurgoule, un riz cuisiné à la normande. Mais bon, on s’en fiche.

Car ce qui compte, c’est qu’une fois que vous êtes au bras du José, à la sortie de la messe, et que vous plissez les yeux comme un shar peï pour éviter les grains de riz lancés parfois violemment par une cousine envieuse, vous le gardiez. Le José. Alors vous lui mitonnez le riz des noces bretonnes (y a pas de miracle pour garder un José à la maison, faut passer à la casserole).

Bon, le temps passe. Il se pourrait même que jeune et belle comme vous êtes, vous ayez envie de faire autre chose que de briquer le home sweet home. Alors vous sortez avec Soizig, celle qu’est esthéticienne à Perros-Guirec, pour choper du Parigot en vacances. Sauf que le soir, de retour au bercail, le José, il veut son assiette pleine. Et en souvenir des jours heureux, il réclame du riz. Pas de panique !

À Lamballe, la société Inariz vous sort des sachets de riz cuisiné prêts à l’emploi. Faut un micro-ondes et quelques minutes. Dame, un petit hommage à la modernité bretonne (même si Inariz est une filiale du groupe Marbour créé par un Marseillais) c’est bon pour notre coin de pays.

Donc pour résumer, d’un côté, on a le riz qui cuit au four, doucement, gentiment, et de l’autre, celui qui vous brûlera le gosier parce que vous aurez mis deux minutes d’ondes de plus que ce qui était marqué sur le sachet. C’est de votre faute, fallait suivre le mode d’emploi.

Mais faut-il choisir ? De toute façon, le José, vous en voulez plus. Et en plus, vous, vous préférez le far. Breton. Surtout quand y a encore les noyaux dans les pruneaux. Et moi j’ dis que ça, c’est la preuve que vous êtes une bien brav’ fille…

Yvonne - Chroniqueuse
Yvonne - Chroniqueuse

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commentaires  

 
+1 Olivier_______ - le 14 janvier 2011 à 17:06
Moi chuis normand, alors j'ai un peu de mal à imaginer qu'un truc breton puisse être aussi bon que notre Teurgoule cuite amoureusement au four, pendant 5 ou 6 heures... :P
D'ailleurs quelque chose me dit que la recette, même bretonne, elle est vachement meilleure quand on la prépare traditionnellement, c'est à dire sans les ondes... positives ou négatives !
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