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Et voilà t’y pas que cet été, une trentaine de ces bestiaux se sont retrouvés complètement occis. Les pauv’ bêtes, pour une fois qu’elles se prenaient de la villégiature sur une plage, tranquilles… Et ça, c’est un coup de l’algue verte et du gaz qui en sort quand elle pourrit.
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Alors heureusement, il reste de bons gars prêts à nous garder notre patrimoine culinaire. Dans les Pays de la Loire, y a encore des braves gens pour nous assurer que le sanglier, il va pas être déboulonné par notre cochon. Il existe des élevages, notamment à Saint-Aignan de Grand Lieu ou à Maumusson. Le marcassin, il grandit donc gentiment et s’imagine, adolescent, sur une plage de Bretagne au mois d’août. Ses parents n’ont certes pas osé lui raconter ce qui est arrivé aux autres, ceux qui avaient réussi à atteindre le bord de mer, vous pensez. Ils n’ont pas osé non plus se faire écho des rumeurs concernant les lâchers de sangliers dans les bois avant l’arrivée de chasseurs maladroits qu’il faut bien aider un peu… Et pis, s’ils avaient entendu parler de la fricassée de marcassin à la mode de Paimpont, sûr, ils n’en auraient pipé mot.
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Bref.
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Tout de même, ça tourne pas rond. On élève des cochons qui nous polluent nos plages, des sangliers se prennent des vacances qui tournent au drame à cause des cochons, alors on élève des sangliers qui doivent être sauvages, mais qui sont doux comme des agneaux, et on se fait frire le marcassin alors qu’Obélix ne jurait que par le bon vieux sanglier.
Moi j’ vous dis, ça tourne pas rond, c’est sûr, ça tourne pas rond…





















