Comme tu l'as peut-être appris par le journal, on a eu les particules fines. C'est moins rigolo que les parties fines, à ce qui paraît. Mais c'est tombé partout : Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire, Mayenne. Paraît même qu'on a eu pendant une bonne heure une moyenne de 101 microgrammes par mètre cube d'air. On n'a pas réussi à rester une heure sans respirer. Si tu pouvais nous obtenir des masques avec des tubas et une petite boule au bout, peut-être que ça irait mieux.
Pour les recommandations officielles, c'est pas drôle, ces pollutions. On l'a lu sur le journal : "Il est recommandé aux personnes sensibles de privilégier les activités calmes et d'éviter les activités sportives intenses. Il est aussi conseillé de ne pas utiliser de solvants sans protection appropriée et de s'abstenir de fumer. Les usagers de la route sont par ailleurs invités à réduire la vitesse de leur véhicule."
Du coup, au café de la mairie, comme on est des gens sensibles, on a presque tout arrêté, la belote sportive intense, le trichloréthylène dans le petit blanc qui fait une petite fumée au-dessus du verre, et même la vitesse du vélo pour rentrer voir dare-dare le toubib, et tant pis si le pneu arrière fait de la fumée. Même l'apéro, on a ralenti. Tu vois à quoi mènent les particules fines. Si tu pouvais faire le nécessaire pour qu'on n'en ait plus dans l'air, autour du café de la mairie, sur le chemin pour aller chez le docteur, et sur la route du camion qui livre l'apéro, ça serait bien.
Tant que tu y es, si tu pouvais aussi rallonger la jambe de mon voisin, ça lui ferait plaisir. Renseigne-toi avant : lui rallonge pas la moins courte des deux, parce que ce genre de service, ça lui ferait une belle jambe.





















