De mon côté, j'ai du nouveau. Un gars qu' a lu la lettre sur Terri(s)toires m'en a fait une, de bafouille. Où il m'explique que bas-mainiot et gallo, ben c'est kif kif bourricot, mais en réalité, pas trop. Je te recopie l'extrait : "En gallo, il y a une isoglosse importante entre gallo occidental et gallo oriental". À une autre époque, je lui aurais envoyé mes témoins pour m'avoir offensé avec de tels gros mots, et on se serait battus en duel, nom de d' là . Mais on ne trouve plus de témoins pour ça, de nos jours.
J'ai continué la lecture : "En gallo occidental comme en poitevin, dont le bas-mainiot fait partie, le 'l' est palatalisé après consonne. Ce qui ne permet pas pour autant d'avancer l'hypothèse hardie d'une influence poitevine sur le gallo. Car comment le poitevin aurait-il pu influencer le gallo occidental, sachant que le gallo oriental, qui, lui, est en contact géographique direct avec le poitevin, ne palatalise pas ? En revanche, en mainiot, haut et bas, en Mayenne et en région mancelle, on palatise le "l" après consonne".
J'ai lu la lettre à mon cousin Roger. Il m'a bien dit qu'il avait palatalisé une fois, en virée au Palais de la bière à Paris, une année où il a fait le déplacement au salon de l'agriculture, payé par une firme de machines agricoles. Mais il faut quand même "quèques verrées de beire à c't' heure" avant de palatala… comme il a dit, le gars de la lettre.
Manquerait plus qu'ils publient des mots fléchés en bas-mainiot et des jeux de mots en gallo, dans le Journal Officiel. C'est ce qu'a dit Roger. À mots couverts.





















