En allant à l'école

En allant à l'école - Terri(s)toires L'autre hier, en allant à l'école, j'ai marché sur un escargot. Il était déroulé. Sans doute qu'il avait chaud. Il n'a pas eu mal vu qu'il a les os mous.

Au printemps, il fait jour le matin de la nuit et on peut tout voir. Je vois tout parce que j'ai de beaux yeux. Je vois les feuilles des arbres sur lesquelles on peut rien écrire, les fleurs, les mouches, la poussière… Les seules branches qui ne donnent pas de feuilles sont les branches de lunette…

En allant à l'école, je marchais moins vite que ma tache d'ombre qui reste dans le chemin des grenouilles pour ne pas se faire rouler dessus. Les taches d'ombres marchent allongées à cause de leurs jambes plates. C'est le soleil qui les dessine. Comme métier, je n'aimerais pas trop être une tache d'ombre, je ne voudrais pas avoir une tête rouge non plus.

Nolan m'a demandé si on peut faire un doigt d'honneur de pied. J'ai dit "non" mais je ne sais pas. Comment savoir si on existe ou si on est un rêve? On peut se pincer, dans un rêve?

Ce matin, en allant à l'école, je pensais aux éphémères qui ont tout remis au lendemain ; je me disais qu'un bon petit déjeuner doit être mouillé avec du café, du chocolat ou du thé.

Demain j'irai chercher des pierres préhistoriques. C'est fou ce qu'ils ont perdu comme pierres, les hommes préhistoriques !

Quand on pense à tout ça, ça ne s'entend pas, c'est dans nos têtes. Parfois quand on écoute les gens, on se demande à quoi ils pensent pour parler autant.

Zit - Chroniqueur
Zit - Chroniqueur

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