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    Chomlaik, ép. 2

    Cambodge : Hou Cheychanrith, perpétuer l’héritage de la danse

    Hou Cheychanrith Hou Cheychanrith - © Marion Gommard-Jouan

    Cheychanrith a étudié la danse traditionnelle et folklorique avec le maître Ieng Sithul dans une communauté d'artistes de Phnom Penh, le White Building. Il poursuit désormais ses études de chorégraphie à l'Université royale des beaux-arts tout en montant sur scène chaque semaine en tant que danseur et chanteur professionnel de la troupe Komar Bassac. (deuxième épisode du feuilleton Chomlaik)

     

    Comment avez-vous débuté dans le milieu artistique ?

    "J'aime les arts depuis tout petit. Ma mère aussi est artiste, et j'ai commencé à apprendre avec la troupe du maître Ieng Sithul en 2002. Je me suis spécialisé en danse et musique folkloriques et classiques. J'ai commencé à prendre des cours parce que j'aimais la scène et que je voulais m'amuser avec mes amis. Le spectacle vivant me rend heureux et donne le sourire aux gens, j'adore ça, et je veux devenir artiste professionnel ! En 2006, notre troupe a intégré le programme d’enseignement de Cambodian Living Arts, et je me suis rendu compte que mon rêve pouvait devenir une réalité."

     

    Hou Cheychanrith dans le spectacle Tumpeang ( Hou Cheychanrith dans le spectacle Tumpeang ("pousse de bambou").

    Pourquoi les arts sont-ils importants ?

    "Je crois que tous les artistes sont heureux d'être sur scène parce qu'ils peuvent montrer aux gens ce qu'ils ont appris. Au début, je croyais que l'art n'était qu'un divertissement. Lorsque j'ai rejoint Cambodian Living Arts, j'ai rencontré de nombreux étrangers, notamment en partant à Londres et au Japon pour mes premières représentations à l'international. J'ai pris la mesure du rôle de l'art, qui fait partie de notre âme et de notre identité. Les arts peuvent aider les personnes de différents pays, différentes cultures et différents points de vue à s’unir."

     

    Quels sont vos projets artistiques ?

    "J'ai de nombreux projets artistiques, mais mon plus grand rêve est d'ouvrir ma propre école d'art et monter ma propre troupe ! Cela me semble impossible pour l'instant, mais je crois pouvoir y arriver si je travaille dur et que je garde espoir. Actuellement, je me spécialise en chorégraphie à l'Université royale des beaux-arts de Phnom Penh. Une fois diplômé, je voudrais poursuivre mes études à l'étranger si on m'en donne l'opportunité. Car si je veux aider les autres, je dois avoir d'excellentes compétences."

     

    Avez-vous un message à faire passer ?

    "Je crois que tout commence avec l'amour. Si vous aimez quelque chose, vous y consacrerez tous vos efforts, que vous soyez un artiste ou non. Apprenez à aimer et à soutenir l'art autant que vous pouvez ! De notre côté, nous devons étudier et apprécier les autres cultures, mais nous ne pouvons pas oublier que nous sommes Khmers, ce qui nous donne l'obligation de protéger et préserver notre culture."

     

    Texte original de Marion Gommard-Jouan sur www.chomlaik.com (traduit de l'anglais).

     

     

     

    Un spectacle de la troupe de danse Komar Bassac © Marion Gommard-Jouan

    Cliquer sur l'une des images pour l'afficher en grand.

     

     

     

    L'auteure

    Marion Gommard-Jouan, globe-trotteuse des arts vivants

    Marion Gommard-Jouan

    Marion n'a pas perdu de temps. Des études brillantes, une belle expérience professionnelle à l'étranger, un mariage d'amour, et maintenant un tour du monde comme voyage de noces… pas mal à seulement 26 ans. Après avoir grandi au Mans, la jeune femme aussi douce et souriante que déterminée a fait ses études à Nantes : une classe préparatoire, puis l'école prestigieuse Audencia, qu'elle a choisie pour son master spécialisé sur les organisations culturelles et son ouverture sur l'international. "Avant d'être diplômée, je suis partie au Cambodge. J’y ai été embauchée et en parallèle, j'ai suivi des cours du soir et ai terminé là-bas mon master en management des institutions culturelles."

    Elle occupe pendant près de quatre ans le poste de responsable communication pour Cambodian Living Arts et rencontre de nombreux artistes traditionnels. Leur vision de l'art l'interpelle et lui donne envie de la confronter à celle d'autres professionnels de l'art traditionnel à travers le monde. Un projet qui rejoint un autre rêve, planifié depuis des années avec son petit copain David Jouan, 29 ans aujourd'hui, amoureux de la Bretagne et marin aguerri : un tour du monde à la voile. Fin 2014, le couple fait un aller-retour vers la France pour se marier et Marion trouve une nouvelle mission, "six mois pour le festival Musiques Métisses à Angoulême". L'été dernier, ils achètent leur voilier, un monocoque en acier de 10 mètres.

    Après un voyage d'un mois et demi en Inde, Marion et David ont entamé leur tour du monde à la voile le 11 novembre dernier. À chaque escale, ils rencontrent des acteurs de l'art traditionnel, dénichés grâce à des associations locales, au réseau des Alliances françaises… et directement sur le terrain. Les interviews sont rassemblées sur un site, Chomlaik.com. "En khmer, chomlaik signifie étrange, bizarre. C'est un clin d’œil au Cambodge où est né le projet, et j'ai choisi ce nom parce qu’en faisant dialoguer ces artistes du monde, il ressort des similarités mais aussi parfois des différences étonnantes. On prend souvent l’autre, l’inconnu, l’étranger pour bizarre."

    En savoir plus : www.chomlaik.com / Marion Gommard-Jouan sur Linkedin

     

    Bonus : la danse magique de dauphins autour du voilier de Marion et David...

    Dolphins from Marion Gommard on Vimeo.

     

    Thibaut Angelvy

     

    Lire tous les épisodes du feuilleton Chomlaik


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