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    Dessin de presse : l'Amiral met le cap sur les Ridep

    Autoportrait de l'Amiral. Autoportrait de l'Amiral. - © L'Amiral

    On l'appelle l'Amiral depuis qu'il est entré dans la Marine. À 38 ans, Bertrand Thiriet est aujourd’hui dessinateur de presse. De passage aux Rencontres internationales du dessin de presse (Ridep) le week-end prochain, ce Breton de cœur haut en couleurs nous parle des réalités d'un métier malmené par le mythe du tout gratuit sur internet.

    Le dessin le poursuit depuis tout petit, sur terre comme en mer. Ancien marin d'État, Bertrand Thiriet, alias l’Amiral, vit aujourd’hui à Saint-Malo où il est dessinateur de presse pour le site breton Le Phare West et tire sur les "beaux nez rouges". Depuis son retour au civil, il a enchaîné les petits boulots et en a profité pour caricaturer ses collègues.

    En 2005, un ami journaliste lui conseille de publier ses dessins sur un blog. C'est le déclic. Rapidement, il est repéré par le site Infos matin et débute son activité de dessinateur de presse en 2007. Le Nouvel Observateur lui commande un premier dessin pour le lancement de son édition "Le Plus".  L’Amiral commence à se faire un nom.

    Ses dessins, il les fait à l’ancienne, au crayon de bois, puis les numérise pour appliquer la couleur. "Je n’ai pas de thématiques privilégiées. Mais il y a certains sujets que j’aborde moins que d’autres. Je ne suis pas expert en économie, et le sport ne m’intéresse pas, par exemple. En ce moment, je me méfie aussi de la religion", confie l’Amiral. Ça ne l’empêche pas de taquiner les prêtres en soutane.

    Manif pour tous

    Dessiner c’est (pas) gagner

    Finance - Hollande - ennemisie passagère "Sans contrefaçon, je suis un glaçon", peut-on lire en arrivant sur le Blog de glace de Bertrand Thiriet, dit l’Amiral. Peut-être qu’inconsciemment, comme Mylène Farmer, il aimerait bien devenir l’artiste le mieux payé de l’année. Hélas, dessinateur de presse n’est pas aussi reconnu que chanteur de variété. Et même si l'internet a permis de faire connaître de nouveaux talents, les dessins, eux, ne se vendent plus : "c’est le fantasme du tout gratuit", confie Bertrand Thiriet.

    S’il se revendique avant tout dessinateur de presse, l’Amiral doit parfois changer de bord : "Je caricature des gens lors de fêtes ou d’anniversaires. C’est complètement différent du dessin de presse, mais ça me permet d’être confronté au public, de voir la réaction des gens en face. Je travaille aussi pour des entreprises qui veulent de l’humour, car pour vivre uniquement du dessin de presse c’est très compliqué. On est payé à coup de lance-pierre… quand on est payé.".

    Faire reconnaître un métier, c’est aussi l’objectif des Ridep qui réunissent cette semaine des dessinateurs étrangers et français avant l’ouverture du festival au grand public ce week-end. L’occasion pour eux d’échanger sur leurs pratiques et leur statut. "Certains sont salariés de leurs journaux depuis des années. D’autres rencontrent des difficultés, car ils sont confrontés à la censure", raconte le dessinateur breton. Si dessinateur de presse est un beau métier, pour en vivre, c’est une autre histoire. Et les places sont chères. Ils sont une centaine en France, un chiffre élevé si l’on compare au Canada où ils ne sont que quatre. Père d’une fille, L’Amiral est aussi bibliothécaire, quand il ne dessine pas. "Il faut bien manger…"

     

    Pour en savoir plus :

    Caricatures in vitraux et dessins d'actufouettard.wordpress.com
    Curriculum vitaeamiraldessin.com


    Du 7 au 9 février, les Ridep ouvrent le feu

     

    Affiche Ridep 2014 Cette année, pour sa quinzième édition, le festival annonce la couleur avec son thème "Un monde en bataille". On s’attend au meilleur du pire. Car oui, l’actualité n’est pas toute rose, c’est la crise, la guerre, même, et les scandales politiques pleuvent par milliers. Mais la bonne nouvelle, c’est que les dessinateurs de presse ont de quoi se mettre sous la dent. Du 7 au 9 février 2014, à l’espace culturel de la Fleuriaye de Carquefou (44), le festival invite à découvrir l’actualité internationale en dessins de presse à travers des expositions, des tables rondes et des séances de dédicaces.

    Samedi 8 à 18 h, le dessinateur Patrick Chappatte présentera en "Stand Up" son BD Reportage "L’autre guerre, à Guatemala city" . S'ensuivra une projection de son documentaire animé "La mort est dans le champ" qui décrit comment la population du Sud-Liban vit sous la menace des armes à sous-munitions.

    "Les Ridep, c’est du bonheur depuis deux ans". Invité au festival, l’Amiral y présentera ses dessins une fois de plus dès vendredi. "Les Ridep, c’est le seul festival où l’on parle véritablement de notre métier. On y rencontre des dessinateurs de différentes nationalités qui nous font part de leur expérience. Ça change des festivals où le dessin de presse se résume à Plantu et Charlie Hebdo. Portrait de Bertrand Thiriet Le dessin de presse, ce n’est pas que ça.".

     

    Entrée libre et gratuite

    Espace culturel et de loisirs de la Fleuriaye, Carquefou

    Horaires

    Vendredi 7 février : 9 h-17 h
    Samedi 8 février : 10 h-19 h
    Dimanche 9 février : 10 h-18 h

     

    En savoir plus : www.carquefou.fr/ridep

     

     

    Capucine Saez - Journaliste
    Capucine Saez - Journaliste

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