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Finale du tremplin Buzz Booster à Nantes

Duel de jeunes pousses hip-hop

Finale du tremplin de hip hop Buzz Booster à Nantes (Stereolux) - Terristoires.info Le tremplin national Buzz Booster offre l'occasion à de jeunes talents de la musique hip-hop de se faire un nom. Nantes a accueilli la finale de la troisième édition, quelques jours avant le début du festival Hip Opsession. Zoom sur les deux représentants de l'Ouest, l'Angevin Humanist et le Rennais Da Titcha.

Samedi soir, les chanteurs hip-hop de demain étaient à Nantes. Dans la salle Micro de Stereolux. La finale nationale du tremplin Buzz Booster a vu s'affronter huit candidats : RPZ (Provence-Alpes-Côte d'Azur), Linso (Rhône-Alpes), Monotof (Languedoc-Roussillon), Kaotik (Nord-Pas-de-Calais), Gaïden et Yoshi (Île de France), O'Nassim (Lorraine), et du côté de l'Ouest, le Rennais Da Titcha accompagné de son "crew" (Bretagne) et Humanist, originaire d'Angers (Pays de la Loire). En jeu : une tournée à travers la France, à l'affiche des festivals partenaires*.

Lancé en 2007 à Lyon par le collectif L'Original, Buzz Mag et le centre culturel de Villeurbanne, le tremplin Buzz Booster est devenu national en 2009 en regroupant quatre régions. Deux ans plus tard, leur nombre a doublé. Des sélections départementales, puis régionales, mettent en compétition plusieurs centaines de groupes émergents. Les lauréats des différentes étapes de sélection bénéficient d'un accompagnement professionnel personnalisé. "C'est un tremplin hip-hop "alternatif", même si je n'aime pas trop ce mot", explique Nicolas Reverdito, de Pick Up Productions, l'une des structures organisatrices. "Il s'agit d'une autre solution pour faire du buzz, développer des projets musicaux et créer un réseau parallèle. Les schémas classiques ne sont pas forcément adaptés aux artistes hip-hop, dont l'encadrement pourrait être bien meilleur. Il existe pourtant plein de structures qui accompagnent les musiciens, mais il n'y a pas assez de liens entre ces deux mondes."

Des types hip-hop et atypiques

Baptême nantais estampillé Stereolux

"L'objectif est d'organiser la finale dans une ville différente chaque année. La première édition s'était déroulée à Lyon, où le tremplin est né, et l'année dernière c'était dans la capitale. Il est déjà prévu que ce sera au tour de Marseille en 2013, car la ville sera capitale européenne de la culture, donc nous avons proposé de l'accueillir cette année." Nicolas Reverdito, directeur de Pick Up Productions, est ravi d'avoir un tel before pour la huitième édition du festival Hip Opsession*. "C'était l'occasion de faire connaître Stereolux, et programmer la finale du Buzz Booster pendant Hip Opsession permet de communiquer avec les moyens d'un festival." Et vice-versa, car le Buzz Booster permet de faire parler de Nantes. "Il y a des articles un peu partout en France qui valorisent Stereolux et Hip Opsession, c'est bon pour l'image."

* Hip Opsession, à Nantes et Saint-Nazaire du 9 au 25 février 2012. Plus d'infos sur www.hipopsession.com.

Grand métis tout peace, large sourire ensoleillé et yeux qui pétillent, le Franco-Burkinabé Humanist rappelle Doc Gynéco à ses débuts, la défonce en moins. Il se dit citoyen du monde, navigue entre Angers et Ouagadougou, prône le panafricanisme, le dialogue, l'amour et la tolérance. Un profil aux antipodes du cliché des rappeurs "wesh wesh" et autres "bling bling"... C'est d'ailleurs l'un des seuls points communs avec le Franco-Libanais Da Titcha. Grosses lunettes de professeur (The teacher), l'air calme et discret, la main droite paralysée, le chanteur-danseur-beatmaker fait partie du collectif Busters crew qui s'investit dans l'activisme hip-hop à Rennes. Une manière de transcender son hémiplégie. Son alter ego sur scène est Arzin, beatboxer de petite taille mais de grand talent. Et toutes les disciplines du mouvement hip-hop sont à l'honneur, car ils sont aussi accompagnés d'un DJ et de danseurs.

Ce samedi soir, Da Titcha et Humanist ont la pression. Le plateau de cette finale est relevé, et dans les conversations, deux noms se détachent du lot. Ceux des Parisiens Gaïden et Yoshi, notamment connus pour leur "Journal de l'impro". Les favoris ? Peut-être bien. Mais ici plus qu'ailleurs, l'important est de participer. Montrer sa valeur, emmagasiner de l'expérience, grandir et, comme il s'agit d'un tremplin, viser plus haut.

* L’Original à Lyon, Hip-Hop Dayz à Lille, HIP OPsession à Nantes, Citérap à Saint-Brieuc, East Block Party à Metz, Paris Hip-Hop à Paris, Block Party à Perpignan, Salle L’Affranchi à Marseille…

 

www.myspace.com/datitcha

www.myspace.com/humanistofficiel

www.myspace.com/yoshi360

 


Interview des groupes qui représentaient l'Ouest et résumé de la soirée :


 

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Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef
Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef

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