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    Nouveau lieu culturel autogéré à Rennes

    La Basse division met la scène alternative en haut de l'affiche

    Yann (avec un bonnet), entouré d’une partie de la famille Walili. Yann (avec un bonnet), entouré d’une partie de la famille Walili.

    Le collectif Le jour et la nuit militait depuis deux ans pour la création à Rennes d’un lieu culturel géré par les associations elles-mêmes. En septembre, il a ouvert La Basse division pour mettre en lumière la scène alternative rennaise et mêler les publics et les pratiques artistiques. Les premiers événements ont eu lieu au début de l’automne, avec notamment le festival Les Oiseaux de passage.

    Les mines sont fatiguées, les traits tirés, les yeux rougis : la nuit a été courte. En ce samedi après-midi, les rangs sont encore clairsemés dans le champ des Oiseaux de passage. Les festivaliers se réveillent tranquillement, s’assoient sur un banc, boivent un café, discutent. Ils sont en plein air et profitent du doux soleil d’automne.

    Seule la turbulente famille Walili vient perturber la torpeur ambiante : c’est l’heure de sa fête foraine déglinguée, et elle n’a pas peur d’alpaguer le badaud pour remplir les stands. À la complète bretonne, on arrose son voisin en visant une cible au lance-pierres ; au pic-saucisson, on tente de piquer, à coup de fourchette, un saucisson qui dévale une gouttière ; au grand 0, on essaye de rester debout ; et à l’élastique de la mort qui tue, on s’initie au planter-de-bâton tout en tirant un élastique.

    Le champ se remplit peu à peu. Bientôt, les premières notes sortiront du chapiteau. Le festival se poursuit par une soirée concert. Au programme : Michele (musique du monde), Ko Jazz Ring (Jazz New Orleans), Las Hijas de (cumbia), In paracetamol we trust (funk, rock) et Tom Knocker’s (electro swing).

    Un spot atypique

    Le festival Les oiseaux de passage est organisé par la toute jeune association Chahut, créée au printemps. "C’est notre gros événement de lancement, explique Yann, l’un des cinq coprésidents. Il nous permet de finaliser des tas de chantiers, comme le plancher du barnum, et nous avons fabriqué notre propre jus de pomme. C’est également une opération de communication pour expliquer qui on est, ce qu’on veut faire." En ce premier week-end d’octobre, l’événement est festif, mais l’association a aussi une visée d’éducation populaire, et elle souhaite accompagner le lancement de projets, en offrant notamment un cadre légal et du matériel à coût réduit.

    Pour cette première, Chahut a investi La Basse division, un tout nouveau lieu culturel, à Rennes. Du centre-ville, il faut prendre la direction de Saint-Brieuc, puis celle de Vezin-le-Coquet, tourner à gauche juste après le pont, longer la rocade pendant 500 mètres, suivre le coude formé par la route, s’enfoncer dans un chemin... et c’est là : un champ d’un hectare, niché entre la quatre-voies et la ligne de chemin de fer. Juste avant le chemin, il y a aussi un hangar, pour les événements en intérieur. "Nous avons conçu cet espace comme une boîte vide la plus modulable possible," explique Marc Faysse, président du collectif Le jour et la nuit, qui gère le lieu.

    L’idée autogestionnaire

     

    Depuis 2013, Le jour et la nuit réunit une dizaine d’associations dans un groupe de réflexion et de pression autour des questions culturelles. "Nous nous réunissions pour faire un état des lieux, alerter la mairie sur le manque de lieux culturels. Ce qui existe est très bien, très sympathique, mais nous voulions mettre en lumière l’absence d’un lieu, comme le Molodoï à Strasbourg, qui soit géré par les associations elles-mêmes et non par la mairie."

     

    Au printemps, le collectif prend les choses à bras le corps et se met en quête d’un endroit pour créer lui-même cet espace. Il le trouve dans le parc privé. C’est donc ce champ, à l’extrême ouest de Rennes, au bout de cette route baptisée La Basse division. Un nom prédestiné. Le champ restera un champ, mais le hangar a été transformé grâce à des chantiers participatifs en octobre. Y ont été aménagés un espace scénique, un bar, des loges. La salle pourra accueillir entre 90 et 150 personnes selon la configuration.

    Depuis l’assemblée générale fin septembre, le lieu est géré par un conseil d’administration et un comité de programmation. "L’idée autogestionnaire est de dire que nous sommes vraiment maîtres de ce qui se passe à La Basse division. Nous sommes complètement indépendants dans les décisions et nous nous répartissons entre nous les tâches sans externaliser. L’entretien, les travaux, le montage et le démontage sont faits directement par les assos engagées dans le collectif."

    Offrir des alternatives

    Côté programmation, les soirées se veulent alternatives. "Un coup de projecteur va être créé sur une scène pas forcément mise en lumière. Pendant le festival I’m From Rennes, dans le journal, j’ai vu "LA scène rennaise réunie pour une photo", mais je n’ai reconnu aucun groupe que je fréquente. Pendant les Oiseaux de passage, par exemple, il y avait Narma le vendredi soir. C’est une figure de la musique rennaise qui n’est jamais citée." Yann, des Oiseaux de passage, va dans le même sens que Marc : "Le lieu doit permettre à des troupes, des groupes, des associations de se lancer sans avoir forcément à passer par la mairie."

    Après les premières soirées de lancement au début de l’automne, La Basse division a levé le pied pour finaliser l’aménagement du lieu. La reprise des festivités est prévue courant novembre.

     

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    Jean-Sébastien Moizan - Journaliste
    Jean-Sébastien Moizan - Journaliste

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