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    Aurélie Le Marec de l’Atelier du furoshiki

    La reine du pliage japonais

    Aurélie Le Marec de l’Atelier du furoshiki Aurélie Le Marec de l’Atelier du furoshiki

    Furoshiki ? Kezako ? Que l’on se rassure. Si le nom en lui-même peut paraître rébarbatif et inquiétant, aucune poussière radioactive nucléaire ne se cache dans ses plis. Aurélie Le Marec en connaît un rayon sur cet art japonais du pliage qu’elle enseigne dans des ateliers à destination des particuliers, des centres de loisirs et même des entreprises. Une technique ancestrale écologique, ludique et pratique, tout droit venue du pays du Soleil Levant. Pliez, c’est emballé.

    Des figurines japonaises, des furoshiki, du thé japonais. Chez Aurélie Le Marec, à Pont-Saint-Martin (44), l’ambiance est au dépaysement. Passionnée de culture japonaise, diplômée en histoire de l’art à l’école du Louvre et en arts asiatiques, cette jeune femme a créé l’Atelier du furoshiki en 2009, à Nantes. Le fruit d'une révélation. "Je pratique la cérémonie du thé, à laquelle j’ai été initiée et formée par un maître de thé à Marseille. C’est au cours de ce rituel que j’ai découvert le furoshiki, utilisé pour emballer les objets précieux, et là, j’ai eu un déclic".

    Un accessoire écologique et esthétique

    Engagée dans une démarche écologique de tri des déchets et de récupération des emballages, au sein du réseau Ecopôle, Aurélie le Marec a immédiatement flairé le potentiel du furoshiki, alternative pratique et esthétique aux sacs plastique qui finissent tous dans la poubelle. "Le furoshiki, c’est à la fois le nom de la technique et du carré de tissu. Cette activité me permet de travailler sur la culture japonaise, ma passion, et l’environnement, l’une de mes préoccupations".

    Afin de parfaire sa connaissance du furoshiki, Aurélie s’est plongée dans les livres pour apprendre et comprendre l’historique, la symbolique des textiles et des couleurs. Et après la théorie, elle s'est lancée dans l’expérimentation. "Je suis autodidacte. Et avec la pratique, j'ai découvert de nouvelles applications". Depuis, le furoshiki est devenu l’accessoire mode indispensable et original de toute la famille, se déclinant sous de multiples facettes et usages : sacs de courses, sacs à dos, sacs à main, porte-bouteilles ou livres, emballage cadeaux, paniers... et même étui à guitare. "L’intérêt réside dans la personnalisation et la malléabilité. Le contenant s’adapte au contenu et épouse la forme", s’enthousiasme Aurélie Le Marec. Un seul bout de tissu, une multitude de possibilités, le furoshiki titille la créativité et l’imagination..

    L’art de recycler ses tissus

    Pas besoin de se creuser la tête pour dénicher de quoi s’initier au furoshiki : un paréo, un bandana, une nappe, des anciens draps ou des rideaux dépassés sont autant d’idées pour réaliser des emballages sympathiques tout en recyclant des textiles. "J’utilise certains tissus japonais, mais ce n’est pas une obligation. Toutes les matières peuvent faire l’affaire". Férue de recyclage et de réemploi, Aurélie récupère d’ailleurs des tissus auprès du Relais Loire Atlantique pour leur donner une seconde vie.

    À la voir plier, il faut bien avouer que la jeune femme a la technique pour emballer. En quelques tours de nœuds, se dévoile un baluchon fantaisiste pour aller faire ses emplettes... Désireuse d’enseigner cet art, Aurélie a commencé à organiser des ateliers pour des particuliers, notamment pour les enfants. "C’est une technique accessible dès 5 ans. Je collabore avec les centres de loisirs et apprends aux petits à confectionner des sacs à goûter, des sacs à jouets. Les enfants apprécient le côté ludique et facile du pliage. C’est en même temps une manière de les sensibiliser aux gestes écocitoyens". Quant aux adultes, sur la base d’un cours de deux heures, Aurélie leur enseigne une quinzaine de pliages. "Il suffit de bien distinguer sa droite de sa gauche et de savoir faire deux nœuds principaux : un nœud plat qui s’apparente à un double nœud de marin et un nœud simple."

    Transmettre un savoir-faire ancestral

    Aurélie Le Marec de l’Atelier du furoshiki Une technique très facile et qui plaît à tous les âges. "Je ressens un intérêt croissant des particuliers soucieux de respecter l’environnement, mais aussi des professionnels. J'interviens par exemple auprès du musée du textile de Cholet et du musée Guimet des arts asiatiques, à Paris." Désormais, Aurélie vise une nouvelle cible : les entreprises et les scolaires. Toujours avec, en fil d’Ariane, cette volonté de partager et pérenniser un art traditionnel "J’ai le goût de transmettre le savoir, cette technique fabuleuse. Je me considère comme une sorte de passeur".

    Se lancer dans la confection d’un furoshiki revient à s’inscrire dans une tradition et une lignée. Un savoir-faire qu’Aurélie compte enrichir et partager à travers un ouvrage dédié au furoshiki. "Tutti Frutti compte rééditer l’ouvrage Furoshiki, l’art d’emballer avec du tissu, de Kumiko Nakayama-Geraerts. Un grand projet auquel je collabore, avec une édition enrichie de nouveaux pliages". Parution prévue au printemps 2012. Vous avez dansé tout l’hiver ? Eh bien pliez maintenant.

     

    www.latelierdufuroshiki.fr

    06 83 71 59 41 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

     

    Retrouver la vidéo réalisée par nos partenaires de Consommer Responsable :

     

    Des bains japonais médiévaux à la France écolo

    Furoshiki, ce nom bien mystérieux, à prononcer en roulant le "r", signifie "étaler quelque chose au bain" (de furo, le bain et shiki, le tapis). Cette technique existe depuis le VIIIe siècle, mais le terme est apparu vers le XVe siècle lors d’un grand bain donné par un shogun à Kyoto, au sein de sa résidence. Ce dernier avait alors utilisé des serviettes de bain pour emballer les objets précieux de ses convives. Au temps des samouraïs, les populations se servaient de ces carrés d’étoffes pour emballer leurs biens les plus précieux avant de fuir la maison. Les samouraïs eux-mêmes possédaient leurs tissus brodés de leurs propres armoiries.

    Le terme s'est généralisé au moment de l’extension des bains, au XVIIe siècle. Le furoshiki est alors utilisé pour emballer ses affaires, mais également comme serviette. Tombé dans l’oubli à l’époque de l’ère industrielle, c’est sous l’impulsion du ministère de l’Environnement, il y a une dizaine d’années, que le furoshiki a de nouveau été valorisé dans la démarche dite "des 3 R" (réduire, recycler, réutiliser).

    Savez-vous parler furoshiki ?

    À l’instar des fleurs, chaque couleur possède une signification propre. Méfiance, donc, si vous désirez offrir un furoshiki, mieux vaut être initié au langage. Le rouge, le bleu clair, le vert indiquent un caractère festif, le bleu foncé, une triste occasion. Le violet ou le marron sont considérés comme nobles. Si les couleurs ont une importance, les motifs et symboles jouent un rôle également. Ainsi le chrysanthème incarne la vertu, tandis que la grue est annonciatrice de bonne nouvelle.

    Chloé Chamouton - Journaliste
    Chloé Chamouton - Journaliste

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