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    Nantes - Oneness records

    Le diamant du vinyle

    Le magasin Oneness Records Le magasin Oneness Records

    Une seule pièce de 20m² et… 10.000 vinyles. Oneness Records est une référence pour tous les amateurs de 33 et 45 tours, et la réputation du "shop" a largement dépassé le cadre régional. Sylvain, alias dj Pharoah, est l’un des deux gérants de ce magasin atypique…

    Une vitrine peinte en vert-jaune-rouge, en face de l’église Saint Clément de Nantes ; un magasin sombre et minuscule, rempli de vinyles du sol au plafond ; de la musique en permanence et une poignée de clients passionnés. Oneness Records est assurément l’un des magasins les plus atypiques de la métropole nantaise.

    "Une caverne d’Ali Baba"

    Oneness Records ne fait que 20m² mais c’est une vraie "caverne d’Ali Baba". Le manque de place invite ses gérants à privilégier la qualité, et pour peu que l’on prenne le temps de fouiner dans ses bacs, on peut y dénicher de véritables perles. Reggae pour Abubakar, hip hop, soul, jazz ou funk pour Sylvain, les musiques noires ont la part belle dans cet étalage de trésors. Les deux sont des passionnés, et ils partent régulièrement à Londres, aux Etats-Unis et même à Tokyo, "la Mecque du vinyle", pour dénicher les disques qu’ils ramènent par dizaines et font découvrir à leurs clients. "Ça s’appelle le digging (de l'anglais digg, creuser) : on se rend dans des caves, des sous-sols humides avec des rats dedans. On n’est pas des archéologues, mais pas loin !".

    Onze ans d’existence

    une   platine vinyle chez Oneness Records

    Sylvain et Abubakar se sont connus sur des marchés de disques et ont commencé par créer une association pour vendre ensemble. Leur complémentarité et l’absence d’offre spécialisée sur Nantes les a poussés à tenter l’aventure de monter un magasin, et ils ont créé Oneness Records en 1998. Ils ont choisi de s’installer dans un quartier qu’ils apprécient pour son "esprit populaire", mais aussi "parce qu’il y a des écoles et des lycées autour et pas mal de passage". Il leur a fallu un bon mois pour refaire les locaux et construire les grands bacs en bois qui contiennent les vinyles. Ils ont tout fait eux-mêmes, avec l’aide du frère d’Abubakar qui construit désormais des meubles hauts de gamme. Leur premier visiteur les a quelque peu surpris : "Lorsque nous nous sommes installés, le curé d’en face est venu nous voir pour demander s’il était possible d’afficher les horaires de la messe sur notre vitrine. Nous avons poliment refusé."

    Un univers de passionnés

    des vinyles dans le magasin Oneness Records

    Très tôt, Sylvain a attrapé "le virus", et lorsqu’il parle du vinyl, son enthousiasme est contagieux : "c’est le support originel de la musique, et il a un charme, une chaleur, une profondeur, une rondeur de son. C’est un support qui a une âme [...] Il y a des gens qui évitent de venir chez nous, parce qu’ils ne peuvent pas s’empêcher d’acheter : c’est comme ceux qui jouent au casino". Sur la vingtaine de visiteurs que la boutique reçoit chaque jour, environ les deux tiers achètent au moins un disque. Mais Oneness Records, ce n’est pas qu’une boutique : "C’est un lieu social, un lieu d’échange et de rencontres, un relais d’information, une plateforme de la culture à Nantes. On a été amenés à connaître tout le monde". Chaque jour, au moins deux à trois personnes viennent ainsi déposer un flyer ou une affiche pour annoncer un évènement et on peut y acheter certaines places de concert sans frais de réservation. "Le marché du disque est un peu malade, et dans la musique tout le monde tire la langue. Mais on croit en ça, donc on continuera tant que ça marche. Tout le monde a besoin de musique dans sa vie. Je ne vois pas comment on peut imaginer une vie sans musique".

     

    En savoir plus :

     

     

    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef
    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef

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