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    Le Nombril du Monde : vous avez dit "joyeux sauvetage" ?

    Mains posées sur le Nombril du Monde Mains posées sur le Nombril du Monde - © Christophe Raynaud de Lage

    J’habite dans un trou, vous connaissez sûrement : le Nombril du Monde !

    Il y a mille façons de voir le monde de façon binaire et – conséquence généralement observée dans ce cas – de se lamenter, voire d’abdiquer. Au Nombril du Monde, les histoires qui s’y cultivent depuis vingt ans dans le style "cousu main, fait maison" s’inspirent d’autres imaginaires, où 1 + 1 font rarement deux. Mais à Pougne-Hérisson comme ailleurs, quand on boit le bouillon dans une association culturelle, on voudrait bien parfois trouver LA solution, et retrouver l’énergie pour ne pas en être réduit à négocier jusqu’au moindre vermicelle.

    Dans ce village de Gâtine, l’habitude s’est durablement installée de déplacer les montagnes aussi simplement qu’un hangar agricole, à main d’hommes, alors l’appel général a été lancé pour mettre la main à la pâte à reboucher les trous. Signe des temps ou bonne nouvelle ? La crise et la surenchère de problèmes ne rendent pas nécessairement sourd, indifférent, voire impuissant. Le site de l’association permet de se faire une bonne idée de l’élan de solidarité qui s’est spontanément créé depuis plusieurs mois, à la suite de l’édition 2012 du Festival du Nombril, où nul n’a boudé son plaisir, comme le montrent les enquêtes réalisées auprès des festivaliers et des bénévoles.

    En octobre et novembre, la tournée Joyeux sauvetage a mobilisé tout un réseau, mais les soutiens ne se limitent pas à l’échelle locale ou à la Région Poitou-Charentes. Plus que d’entraide et d’argent, il s’agit aussi de défendre une certaine vision de la culture et le droit pour les territoires à être leur propre laboratoire.

    Zig et zag, mic et mac, big et bang... sont dans un bateau

    Il faut dire que malgré sa localisation à l’écart des grands axes, sur un secteur identifié par deux destinations médiatiques, le Futuroscope et le Puy du Fou, le Nombril n’a pas à rougir de sa notoriété. L’équipe associative implantée durablement dans ce village de 360 habitants a su développer un savoir-faire et un projet culturel que l’on dit souvent décalé, à défaut de pouvoir rendre compte de la richesse et de l’audace à l’œuvre dans cette initiative collective.

    Au Nombril, pas besoin de se pincer pour croire, de se frotter les yeux pour voir ; sur le parcours, personne ne tombe à l’eau, nul ne reste en carafe, mais il se pourrait bien, si vous vous téléportez à Pougne-Hérisson, que vous soyez... disons, perplexe. Mais ça vaut bien une petite leçon de vie sur la théorie du big bang mythologique et le tarabustage du granit, activité dérivée de l’exploitation de la mine de conte. D’accord, perdre un visiteur dans les méandres d’un univers complexe, ce n’est pas vendeur. Dans un monde compliqué, il est de bon ton de faire simple, efficace, high-tech, et si possible, si on pouvait éviter de se poser trop de questions, hein. Mais franchement, là, entre nous, que ne donneriez-vous pas pour être vraiment sur une autre planète, le temps d’une respiration ou d’une apnée ? À vous de choisir le tempo et votre degré d’immersion. We all live in a yellow submarine ! On connaissait Paul et John, le petit prince et la rose, le ying et le yang, mais qui aurait jamais connu l’histoire de Pougne et Hérisson, deux petites communes rurales des Deux-Sèvres, sans cette aventure où s’invente au fil des ans un compagnonnage créatif entre des artistes, des bénévoles, une équipe associative et tout un territoire ? Allez, pour vous lecteurs de Terri(s)toires, embarquement immédiat.

    Présentations co(s)miques

    Pour partager la mémoire au-delà du vécu des habitants et de tous les bénévoles du Nombril - certains viennent de très loin pour ne pas manquer l'occasion de partager cette utopie collective -, je vous invite à la lecture d’un livre cosigné par Yannick Jaulin. Publié cette année à l’occasion du vingtième anniversaire du Nombril du Monde, l’ouvrage raconte la légende de la naissance de ce projet associatif, artisanal et artistique. Le conteur, dont l’intuition et le talent sont une des clés de la rencontre avec un village qui s’est pris de passion pour un pari fou, rend ici hommage à ce qui, depuis, forge l'identité commune à ces acteurs locaux. Ensemble, ils ont su garder vivant l’esprit rafraîchissant et engagé d’un projet culturel qui ne ressemblait à aucun autre. Si le Nombril avait un secret de fabrication, ce serait l'audace de concevoir la fragilité comme une force et de ne pas céder à la dictature de ce qui fait le succès ailleurs.

    Les 8 et 9 décembre prochains, le Joyeux sauvetage se poursuit dans le cadre de Rock the Cabas, à Niort, mais si le Nombril a besoin de nous, de vous, aujourd’hui, n’oublions pas pour autant que toutes ces années, l’équipe a répondu présent pour partager son expérience, et qu’elle continuera à le faire, conformément au slogan : "Pougne-Hérisson réseaulve tous vos problèmes en vous parlant de son Nombril du Monde !". Le Nombril du Monde vadrouille à la demande, autant qu’il le peut, de colloques en rencontres pour faire part de ses expériences (bonnes et mauvaises) en terme de développement culturel en milieu rural.

     

    Le Nombril du Monde : www.nombril.com

    Sauvons le Nombril du Monde ! : http://thenombrildumonde.blogspot.fr/

    Rock the Cabas : http://assomimm.canalblog.com/

     

     

    Le Festival du Nombril : une histoire de parité et de

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    transmission entre les générations


    Nombril du monde coeur L’association du Nombril du Monde s’est engagée en 2012 dans une démarche DLA. Elle dispose désormais de résultats économiques et qualitatifs qui rendent mieux compte de l’impact sur le territoire de ses choix de développement. Des résultats qui intéressent tout autant le territoire lui-même que l’association et ses partenaires. Le Dispositif local d’accompagnement (DLA) aide les associations dans leur démarche de consolidation et de développement.

    À titre d’exemple, voici quelques données tirées de l’enquête réalisée auprès des 350 bénévoles mobilisés pour le festival 2012. 24 % des bénévoles étaient présents à la première édition en 1992. En 20 ans, le pourcentage de bénévoles ayant participé à plusieurs éditions du festival a plus que doublé. 65 % des bénévoles justifient leur premier engagement par "c'est génétique dans la famille " ou la sollicitation d'un groupe, d'une association, d'un réseau. Participer à l'événement, aux spectacles, apparaît comme important, mais au même titre que le sentiment de participer au développement du territoire. Arrivent ensuite des motivations autour du développement et du partage de compétences, de la prise de responsabilités, ce qui témoigne de la dimension professionnelle du festival, bien prise en compte par les bénévoles. Renforcer les liens avec la population est une priorité qui arrive en tête des propositions, devant les efforts à poursuivre en matière de développement durable.

    Nombril du monde petit fille S’ils ne sont pas prêts à s'endormir sur leurs lauriers, les bénévoles restent conscients des risques d'usure. Si 63 % participent à une autre association, ils sont tout de même 51 % à se dire prêts à s'impliquer d'avantage, tout en restant favorables à 45 % à une édition tous les 2 ans. Les plus âgés d'entre eux, avec humour, soulignent qu'à 80 ans, ils méritent qu'on leur accorde plus de benaiserie !!! La benaiserie, une culture et un savoir-vivre qui se partagent à tout âge et sans discrimination de genre. Parmi les bénévoles de 2012, on compte 53 % de femmes contre 47 % d'hommes. Plus d'un tiers sont en retraite, mais plus de 36 % ont moins de 29 ans et 18 % sont lycéens ou étudiants, signe d'un renouvellement en marche. Les questionnaires permettent d'identifier enfin un rapport spécifique des bénévoles aux valeurs du festival : poésie, utopie, imaginaire et ouverture culturelle.

     

    Parce que les bonnes idées se partagent…

    … et parce que nous croyons qu'il faut toujours favoriser le partage des idées, Terri(s)toires ouvre ses pages aux prises de parole des acteurs des territoires. Notre rubrique "C'est vous qui le dites !" est une chronique où nous souhaitons accueillir les points de vue les plus divers, ceux de simples particuliers et ceux d'experts patentés, parlant en leur nom propre ou pour le compte d'une organisation, d'une association ou d'un groupe… pour en tout cas provoquer le débat.

    Parmi les thématiques que nous privilégions, il y a celles qui intéressent la communauté des "Terri(s)toriens" : les initiatives sociétales de tous ordres, les modes de vie, et la culture dans son sens le plus large. Nous choisissons cependant de ne pas limiter les sujets potentiels, car c'est bien la nouveauté ou l'originalité des analyses, des opinions et des points de vue qui nous intéresse… et qui intéressera les lecteurs de Terri(s)toires.

    La rédaction se réserve le droit d'agréer les propositions qui lui seront faites. Pour proposer un texte, il suffit de nous contacter sur redaction@terristoires.info.


    Françoise Flageul

     

    Françoise Ramel, bénévole associée à la conduite du DLA

    Stagiaire DIU culture et développement durable, université de Nantes

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    Commentaires  

     
    0 #1 CruelSummer 06-12-2012 17:38
    Là, ça donne envie de lire la suite. Vite !!!
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