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    Royal (de Luxe) retour en émotion géante

    Royal de Luxe : grand-mère repose en paix. Royal de Luxe : grand-mère repose en paix. - © Stéphane Pajot

    Le mur de Planck, du 7 au 9 juin. Nantes va encore être bousculée par les géants du Royal de Luxe. Une grand-mère, que le public enterrera tout de blanc vêtu, le lundi de Pentecôte. Jean-Luc Courcoult annonce qu'elle nous racontera "des histoires de Nantais. Des histoires fondatrices de la ville. Des cicatrices, aussi. Des bonheurs, des douleurs". Bref, devant ces géants-là, et ce n'est pas qu'une histoire de taille, on redevient tous enfants.

    On a tous quelque chose en nous de… Royal ! J'ai découvert ce théâtre de rue déjanté une après-midi ensoleillée de 1987/1988, au milieu du Forum des Halles, à Paris, lors d'une représentation impromptue de Roman Photo. Un souvenir ébahi, et pour tout dire encore émotionné aujourd'hui. J'étais alors un habitué du théâtre en salle, dédaigneux des bateleurs et baladins. Royal de Luxe a alors commencé à me convaincre du pouvoir du spectacle de rue. Quelque temps plus tard, c'est à Nantes avec Le Géant tombé du ciel que j'ai définitivement succombé. Dans mon œil, Royal fait le lien avec une famille qui va de Savary à Mnouchkine en passant par Brook, le cirque Plume et Bartabas. Pas moins. C'est mon avis."

    Foules évidemment sentimentales

    En appui de ce témoignage, recueilli en une soirée avinée au pied d'un zinc improbable, on ne peut que saluer le succès majusculement public de cette troupe, sa capacité à démultiplier les émotions positives au cœur de foules… évidemment sentimentales. Il suffit de surfer au hasard sur les réseaux sociaux pour lire celui-ci qui a la nostalgie du "grand géant, le premier, le seul, le vrai" ou de celui-là qui rappelle que ses enfants ont grandi au rythme de la saga des géants, depuis 20 ans déjà. 1993, Le Géant tombé du ciel. 1998, retour d'Afrique. 2000, Chasseurs de girafe. 2005, Le sultan des Indes. 2009, La géante du Titanic et le scaphandrier. 2011, Le Xolo…

    Certes, la polémique – ou à tout le moins le débat – existe, sur les coûts et l'impact de ces spectacles, voire leur récupération. Tout récemment, Éric Chalmel*, l'excellent blogueur des Etats et Empires de la lune, a été le premier à publier une Lettre aux Nantais, sur la confusion entre le Royal de Luxe et les Machines de l'île. Oublions à dessein cette joute opposant ces deux entreprises éléphantesques, pour plutôt choisir de citer quelques paragraphes d'un des commentaires posté sous ce billet, signé d'un certain "Phil Dos" (qu'on croit reconnaître, mais on n'en est pas sûr…).

    Coups de cœur, émotions, souvenirs extasiés…

    Auteur : Jean-Luc Courcoult // Illustrateur : David Bartex"On doit, je dois, au Royal des émotions impérissables. Je conserve ainsi un souvenir extasié du Water clash joué sur une place à Saint-Nazaire, après avoir été appâté par une parade de solex-chiottes ouvrant la voie à un camion boueux sur lequel jouait un guitariste enfermé dans une cage. L’histoire de France, la rue de Nantes dans le cargo, une cantatrice dans une décapotable américaine, au milieu de la circulation, place Graslin… autant de coups au cœur qui placent Jean-Luc Courcoult très haut dans mon panthéon des créateurs (ajoutons ces détournements géniaux de machines, comme la baignoire à moteur). La magie fonctionne moins désormais, les spectacles sont annoncés, plus convenus et pourris de spectateurs se volant l’émotion à eux-mêmes en brandissant leurs appareils photos. Mais c’est un peu la rançon du succès".

     

    Tout est dit, très bien dit. Et donne envie une fois encore d'aller se baigner dans la foule embobinée par la nouvelle création du Royal. 2014, Le mur de Planck… Avec un scénario encore une fois (un peu) secret, et un nouveau monstre joli de 7,40 mètres de haut, une grand-mère qu'on a envie de partager.

     

     

     

    Pour suivre la grand-mère : Le site de Royal de Luxe, et sur Facebook.

     

    Voir aussi le portrait de Jean-Luc Courcoult et le billet de Zit sur sa grand-mère.

    Philippe Le Boulanger - Journaliste et rédaction en chef
    Philippe Le Boulanger - Journaliste et rédaction en chef

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