Opacité, spéculation, traders fous… La finance n’a jamais été aussi critiquée, et n'a sans doute jamais autant dérapé qu’aujourd’hui. Par contraste, sa version solidaire séduit de plus en plus largement. Pour preuve, en 2010, plus de 700 000 Français ont choisi de soutenir des projets éthiques via l’épargne solidaire. Ils ont ainsi mobilisé trois milliards d’euros, un montant multiplié par cinq depuis 2004 ! Ces fonds ont permis de créer des emplois locaux, d’agir en faveur du social, de l’environnement, ou encore de la solidarité internationale.
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3 au 10 novembre Semaine de la finance solidaire À cette occasion, des manifestations sont organisées partout en France : conférences, débats, projections, concerts… Le programme en Bretagne est disponible ici, celui des Pays de la Loire ici. À ne pas rater pour les Nantais, une journée d’échange et d’information samedi 5 novembre, place du Commerce. Elle inclura notamment l’enregistrement en direct de l’émission Comment vont les fourmis ? de Jet FM à 15 h sur le thème Les finances solidaires, des solutions pour l’accès au foncier. |
Il ne faudrait pas croire pour autant que la finance solidaire n'a émergé qu'en réaction à la crise économique actuelle. Elle a en effet fait ses premiers pas dès le XVe siècle avec les Monts-de-piété. Elle s’est ensuite développée aux XVIIIe et XIXe siècles, en Europe, avec le mouvement des coopératives d'épargne-crédit de type banques Raiffaisen, mais aussi en Amérique latine… Elle a connu un nouvel élan à partir de 1977 grâce à "la banque des pauvres" mise en place au Bengladesh par Muhammad Yunus. Ce système de microcrédits s’est répandu jusqu’en France où ils concernent désormais 50 000 prêts par an.
Le réseau est particulièrement actif à l’Ouest, comme en témoigne l’interview de Pascal Glemain, enseignant-chercheur en économie, rattaché à l’université de Nantes. Il y décortique avec simplicité les mécanismes de cette solidarité : microcrédit pour les particuliers et les entrepreneurs, mobilisation de l’épargne, mais aussi accompagnement et soutien pour les entreprises éthiques.
Terri(s)toires est aussi, et bien évidemment, allé sur le terrain. En feuilletant ce dossier, vous pourrez donc découvrir un système de troc à Rezé, une banque alternative qui soutient un café-culture-magasin dans un village breton, ou encore une association qui loue des appartements aux plus modestes. Autant d’actions qui ne représentent encore que des gouttes d’eau… mais qui pourraient bien un jour faire tache d’huile.
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Au sommaire :
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Interview de Pascal Glemain enseignant-chercheur en économie L'Ouest, territoire solidaire |
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La finance solidaire a le vent en poupe, tout particulièrement à l’Ouest où s’est développé un réseau structuré d’acteurs alternatifs. Petit tour d’horizon avec Pascal Glemain, spécialiste du sujet et enseignant-chercheur en économie rattaché à l’université de Nantes. |
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Association Habitat et humanisme L'épargne solidaire pour loger les plus démunis |
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Familles monoparentales, jeunes apprentis, modestes retraités... Pour ceux qui ont de petits revenus, trouver un toit relève du parcours du combattant. Une précarité insoluble sans une caution ou un accès rapide à un logement HLM. Pourtant d'autres solutions existent, comme le prouve l’association Habitat et humanisme. |
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En France, La Nef est ainsi considérée comme l’exemple le plus abouti en terme d’éthique et de transparence. Cette société financière a une autre spécificité : elle soutient de nombreux projets écologiques et solidaires comme Le Champ commun, un café-culture-magasin situé dans un village du Morbihan. . |
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À Rezé Troc : Sel à lutte locale |
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À Nantes, comme dans bien des villes françaises, les Sels, Systèmes d’Échanges locaux, réhabilitent le troc. Plomberie, soutien scolaire, déménagement… ses membres offrent et reçoivent des services sans contrepartie financière. Leur ambition ? Réhumaniser les rapports économiques.  |
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