Petite ville du Far Est armoricain

La statue de la Liberté de Gourin La statue de la Liberté de Gourin

Welcome to Gourin, Morbihan. Cette petite ville des Montagnes Noires a essaimé, tout au long du XXe siècle, une bonne partie de ses enfants aux États-Unis et au Canada. Forte de cet héritage transatlantique, comment Gourin vit-elle aujourd’hui ? Pour le savoir, Terri(s)toires s’est installé, une journée, au pays du biniou, de la crêpe… et du chewing-gum ?

Gourin, terre d’émigration vers l’Amérique. Dans cette petite ville des Montagnes Noires, 75 % des habitants ont de la famille aux États-Unis, selon l’association Bretagne TransAmerica (BTA). La pauvreté au début du XXe siècle, puis la fermeture des ardoisières dans les années cinquante, ont en effet incité des milliers de Bretons à s'embarquer pour le Nouveau Monde.

Mais Gourin, c’est aussi la capitale historique du championnat “mondial” de biniou-bombarde, créé par Polig Montjarret en 1956. La petite famille de la musique bretonne se retrouve, chaque année, pour désigner les meilleurs joueurs de musique “trad’” au château de Tronjoly. Là où Alan Stivell a obtenu ses galons de sonneur.

Un autre championnat mondial, celui de la plus grande crêpe réalisée sur un billig (galetière en breton) de 102 cm, a lieu chaque été lors de la fête du même nom, qui réunit des milliers d'amateurs de pâte au froment et de galettes de sarrasin. La crêpe à emporter serait d’ailleurs née à la grande foire de Gourin, au XVIIIe siècle.

Depuis trois ans, ce bourg de Centre Bretagne possède enfin sa Gay pride, baptisée Festi-Gay, et imaginée par Bernard Raynal, patron de l'unique boîte homo et échangiste du Centre Bretagne. Tirés par des tracteurs, les chars des communautés homosexuelles de toute la Bretagne défilent au son de la musique techno, devant plus de 3 000 personnes.

Pour prendre le pouls de cette commune du Morbihan aux accents américains, pour éviter de se gourer sur ce qui fait Gourin aujourd'hui, Terri(s)toires a décidé de vous y emmener. Let's go !

 

Au sommaire :

Cousins d’Amérique

Diasporama


Gourin, c’est en Bretagne. C’est aussi à New York, où les Gourinois sont plus nombreux qu’à Gourin. C’est aussi au Canada, à Gourin City. À Terri(s)toires, on a préféré le Centre Bretagne. C’est moins surfait que l’East Coast. Plus surprenant en fait.

Lire la suite

 

-

Bernard Raynal, créateur du Festi-Gay de Gourin

“Une fête au nom de la liberté d'expression”

 

Le Starman est presque devenu une institution, à Gourin. Cette discothèque accueille les gays et les échangistes depuis bientôt 29 ans. Son patron, Bernard Raynal, un Aveyronnais de 60 ans, a créé il y a trois ans Festi-Gay, une gay pride locale qui rassemble chaque été plus de… 3 000 personnes !

Lire la suite

-

Gourin - New York, New York - Gourin

Histoire(s) américaine(s)



Deux vagues ont emporté une bonne partie de la population de Gourin de l’autre côté de l’Atlantique. La première a gonflé au début du XXe siècle, la seconde après la Seconde Guerre mondiale. À chaque fois, les émigrés n'avaient qu'une idée en tête : trouver du travail dans le Nouveau Monde. J’ai rêvé Gourin… Gourin City sur Hudson !

Lire la suite

Raphaël Baldos - Journaliste
Raphaël Baldos - Journaliste

Voir tous ses articles
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Partager cet article :

Dans la même rubrique :

Vous n'avez pas le droit de laisser un commentaire ! Veuillez vous connecter ou vous abonner si vous n'avez pas encore de compte...