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    Mémoire d'un club – Le Stade Rennais, ép. 3/3

    1971, deuxième victoire en Coupe

    La finale de la Coupe de France 1971 La finale de la Coupe de France 1971

    En 1971, Rennes joue sa deuxième finale de Coupe de France après un parcours brillant et une demi-finale épique contre l'OM. Jean Prouff est toujours l'entraîneur d'une équipe talentueuse et il espère remporter un nouveau titre après 1965. Dernier extrait du livre de Georges Cadiou sur le Stade Rennais dans la collection Mémoire d'un club.

    Vainqueur de la Coupe en 1965, le Stade Rennais dispute son premier match de Coupe d’Europe le 22 septembre 1965 à Prague contre le Dukla qui s’impose 2 à 0. Match retour une semaine plus tard, le 29 septembre, au stade de la route de Lorient : 0-0. Rennes est éliminé dès ce premier tour européen. Il y aura, sur ce plan, des jours meilleurs.

    Rennes fait désormais partie des meilleurs clubs français. Régulièrement bien placé en championnat : 6e en 1965-66 (Nantes renouvelle son titre) – Rodighiero a encore marqué 20 buts au cours de la saison – 11e en 1966-67 (encore 20 buts pour Rodighiero). De nouveaux joueurs sont venus à Rennes, comme le talentueux Léonard Loulou Floch, le Quimpérois Hervé Guermeur, le gardien carhaisien Robin, le Concarnois Rico, Alain Cosnard, Garcia, Lenoir, un Yougo, comme on disait alors, Sylvester Takac, Marcel Aubour et, bientôt, Raymond Kéruzoré. Jean Prouff dirige toujours la manœuvre. En 1971, le Stade Rennais va remporter une deuxième Coupe de France. Pourtant, quelques mois plus tôt, la situation n’était pas brillante. Surtout sur le plan financier. En octobre 1969, on annonce un déficit de 27 millions de francs et un club au bord du gouffre. Arrive alors à la présidence Jean Rohou, délégué des supporters, chef d’entreprise et également maire de Carhaix. Le 4 novembre 1969, il est élu Président du Stade Rennais. Le même jour, après avoir été menés 3 à 0, les Rennais arrachent le nul 3 partout. Jean Rohou, homme de terrain, était entré dans les vestiaires avant le match avec cette phrase : "Ça y est les gars, je suis avec vous !"

    Rennes remonte alors la pente. Le parcours de Coupe en 1971 est remarquable : victoires sur Quévilly, Fontainebleau, Mantes-la-Ville (très difficilement : 1 à 0 à l’aller, 1 partout au retour après prolongations), victoire sur Monaco en quart de finale. Les rencontres avaient alors lieu en aller-retour. Monaco gagne chez lui 2 à 0, mais Rennes renverse la vapeur à domicile : 4 à 0 (buts de Guy, Betta, Guermeur et Piumi contre son camp). En demi-finale, c’est l’ogre marseillais qui se dresse face aux Rennais. Marseille et ses deux stars, le Yougoslave Josip Skoblar et le Suédois Roger Magnusson. Les deux rencontres de cette demi-finale de 1971 sont restées dans toutes les mémoires. Autant, sinon plus, que la finale elle-même tant elles ménagèrent un suspens total !

    Match-aller, le 28 mai à Marseille. L’OM s’impose 1 à 0 (but de Skoblar à la 23e minute).

    Match-retour, le 1er juin à Rennes. Loubet ouvre la marque pour Marseille à la 31e minute. André Guy égalise à la 44e ! À l’heure de jeu, le même Guy, marque un deuxième but pour Rennes. Le score en resta là au bout de 90mn. À l’époque, on ne tenait pas encore compte des buts marqués à l’extérieur ! Sinon, c’est Marseille qui se serait qualifié. Conclusion : sur les deux matches, c’était 2 partout. La prolongation ne donna rien. On passa alors à la séance des tirs au but. Une séance au cours de laquelle le gardien rennais Marcel Aubour fut sensationnel. Les 27 200 spectateurs n’oublieront jamais cette dramatique du ballon rond.

    Premier tireur : Lenoir (Rennes) qui marque.

    Deuxième tireur : Skoblar (OM). Aubour stoppe le tir !

    Troisième tireur : Guy (Rennes) trompe Escale. 2-0 pour Rennes.

    Quatrième tireur : Magnusson (OM) marque.

    Cinquième tireur : Chlosta (Rennes) marque.

    Sixième tireur : Kula (OM) échoue face à un Aubour impérial. 3-1 pour Rennes. Le public croyant la victoire acquise commence à envahir le terrain. L’arbitre, M. Frauciel, a bien du mal à faire reprendre la partie !

    Septième tireur : Beta (Rennes) manque son tir. Marseille a encore un petit espoir à condition de marquer.

    Huitième tireur : Hodoul (OM) voit son tir stoppé par un Marcel Aubour en état de grâce. Cette fois c’est fait, 3 tirs au but pour Rennes contre 1 à l’OM, les Bretons iront en finale, pour la quatrième fois de leur histoire (après 1922, 1935 et 1965).

    Cette finale contre l’Olympique Lyonnais, le 20 juin 1971 à Colombes, fut remportée sans coup férir par les Rennais 1 à 0, un pénalty transformé par André Guy (un ancien Lyonnais !) à la 63e minute. À noter que l’arbitre avait aussi refusé un but à Betta pour un hors-jeu signalé de Rico, c’était la règle à l’époque. La victoire rennaise ne fit jamais de doutes tant les Bretons dominaient alors leur sujet. Marcel Aubour n’eut que peu de choses à faire, sinon jouer un jeu bien particulier à la grande joie des supporters rennais (voir vidéo).

    L’équipe rennaise victorieuse de cette Coupe 1971 était la suivante : Aubour dans les buts, à l’arrière Cosnard, Cédolin, Chlosta, Cardiet (le capitaine, déjà vainqueur en 1965), au milieu Garcia, Kéruzoré, Naumovic et Betta, et à l’avant Guy et Rico. D’autres joueurs avaient participé à la victoire tout au long du parcours même s’ils n’avaient pas joué la finale : Lenoir, Toublanc, Gouéffic, Périault, Simian, Lukic et Guermeur. À noter aussi, dans l’équipe lyonnaise battue par Rennes, Fleury Di Nallo, le capitaine, Serge Chiesa, le meneur de jeu et un défenseur intraitable et moustachu, Raymond Domenech.

     

    Le résumé vidéo de la finale :

     

     

    Extrait de Mémoire d'un club – Le Stade Rennais, de Georges Cadiou, éditions Wartberg, 95 pages, 14 € 90. Achat en ligne sur le site de Leclerc.

     

    L'auteur :

    Georges Cadiou, la voix du sport breton

    Portrait de Georges Cadiou, auteur de "Mémoire d'un club - Le stade Rennais"

    Une quinzaine de Tour de France et plus de 1 200 matchs de foot de haut niveau : peu d'amateurs de sport ont le "palmarès" de Georges Cadiou, grand reporter et journaliste radio pendant 35 ans. Né à Brest, ce "Breton de la Bretagne bretonnante" a d'abord travaillé à Paris, notamment pour le magazine sportif Miroir sprint. En 1982, il profite du développement des stations locales de Radio France pour intégrer Radio Bretagne Ouest, à Quimper, où il passera les trente dernières années de sa carrière.

    En parallèle de son activité sur les ondes, il prend alors la plume pour de nombreux ouvrages. "En additionnant les œuvres collectives auxquelles j'ai participé et ceux que j'ai écrits seul, j'en suis aujourd'hui à 25 bouquins. Plus deux avec mon épouse, sur l'histoire du Huelgoat dont je suis originaire." La majorité de ses livres traite des grandes heures du sport breton. Son objectif : "dresser un petit monument" aux héros qui ont porté haut les couleurs de la Bretagne, comme Éric Tabarly et Bernard Hinault, "qui sont connus comme Bretons à l'international".

    Mais Georges Cadiou n'est pas uniquement un chroniqueur de performances sportives. Adjoint au maire de Quimper de 2008 à 2014, il s'attache à préserver un patrimoine immatériel qui a une vraie valeur historique. "Le sport, en particulier le foot, est un miroir de la société. Par exemple, ce qui s'est passé avec l'Islande lors du dernier Euro dépasse le cadre du football. Il n'y a pas que le résultat qui compte, et je pense que traiter l'histoire à travers le prisme sociétal du sport est important."

    En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Cadiou

    Thibaut Angelvy

     

    Lire tous les épisodes de l'ouvrage Le Stade Rennais

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