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    Mémoire d'un club – Le Stade Rennais, ép. 1/3

    L’après-guerre, des lendemains qui chantent pour le Stade Rennais

    La toute première équipe du Stade Rennais (début du XXe siècle, auteur inconnu) La toute première équipe du Stade Rennais (début du XXe siècle, auteur inconnu)

    En 1939, le Stade Rennais obtient le droit de monter en première division nationale… mais ne pourra y évoluer qu'en 1945, après la guerre. Une période faste s'ouvre alors pour le doyen du foot breton qui réalise de belles saisons dans l'élite. Premier extrait du livre Le Stade Rennais, issu de la collection Mémoire d'un club et écrit par le journaliste Georges Cadiou.

    Le flou des années de guerre

    Deuxième du championnat de D2 en 1939, derrière le Red Star, le Stade Rennais retrouve la Première division mais au … lendemain de la guerre ! Pendant l’Occupation, le régime de Vichy avait aboli le professionnalisme, du moins en matière de football car ce n’était pas tout à fait le cas pour le cyclisme et la boxe. On organisa alors un championnat dit interrégional ou fédéral. Le Stade Rennais devenait Rennes-Bretagne avec des joueurs comme De Montmarin, dans les buts, Guérin, Bordier, Gouédard, Moysan, Artigas, Prouff… Ils rencontraient des équipes comme Montpellier-Languedoc, Lens-Artois, Paris-Capitale, Marseille-Provence, Toulouse-Pyrénées, Nancy-Lorraine, Rouen-Normandie, Nice-Côte d’Azur etc. À la libération, un championnat normal pourra reprendre, un championnat de Première division en 1945-46.

    Jean Prouff © Winterbergen / Anefo (Nationaal Archief Fotocollectie Anefo) - CC BY-SA 3.0 nl, via Wikimedia Commons Jean Prouff © Winterbergen / Anefo (Nationaal Archief Fotocollectie Anefo) - CC BY-SA 3.0 nl, via Wikimedia Commons

    Le Stade Rennais va réussir, dans ces années 1945-50, quelques-unes de ses meilleures performances en D1 : 5ème en 1945-46, 9ème en 1946-47, 10ème en 1947-48, 4ème en 1948-49, 9ème encore en 1949-50 … Aux Jean Prouff, Henri Guérin, Salvator Artigas (un Catalan, ancien combattants républicains d’Espagne !), Marcel Gouédard (décédé accidentellement à motocyclette en novembre 1946 à Plérin où le stade porte aujourd’hui son nom), De Montmarin, un gardien, Bordier, Moysan sont venus s’ajouter l’attaquant de Saint-Servan Jean Grumellon, Hauvespre, Hennequin, Legangnoux (orthographié à tort Legagnoux dans les journaux), le gardien briochin Guy Rouxel, les frères Jo et Guy Rabstejnek, le Nantais Sellin et plusieurs joueurs venus de Basse-Bretagne comme le Bigouden Paul Le Dren, Alphonse Le Gall et les frères Combot, Henri et Jean, venus de l’Étoile sportive du Kreisker de Saint-Pol de Léon.

    Souvent, cette équipe cartonne. Par exemple cet extraordinaire début de saison 1950-51. Première journée : le Stade Rennais bat Saint-Etienne 6 à 3 (3 buts de Jean Combot). 2ème journée : le Stade Rennais gagne à Nice 6 à 3 (2 buts de Combot). 3ème journée : le Stade Rennais bat Toulouse 6 à 0 (1 but de Combot). Déjà, au cours de la saison 1948-49, les Rennais avaient étrillé Marseille au stade de la route de Lorient : 6 à 1 ! Un festival. Mais il est vrai qu’il y avait aussi des revers pour les Rennais, notamment cette cinglante défaite à Nice, au cours de la même saison … 8 à 0 pour l’OGC ! Il y eut d’autres cartons alors, dans un sens ou dans un autre. Victoires rennaises contre Strasbourg (7 à 1) en 1947-48, à Metz (6 à 1) en 1948-49, contre le Stade Français (6 à 0) en 1950-51, contre le Racing (5 à 1) en 1951-52. Défaites rennaises à Nancy (7 à 0) et à Metz (6 à 0) en 1946-47, à Strasbourg (6 à 1) et encore à Metz (6 à 1) en 1947-48, au Stade Français (6 à 0) en 1950-51, à Lille (9 à 1), à Nancy (9 à 1) et à Nîmes (7 à 0) en 1951-52 … On le voit : à l’époque on marquait, on encaissait et il y avait du spectacle, l’ère du béton à l’italienne n’était pas encore venue.

    Jean Grumellon était l’un des buteurs de cette équipe rennaise. Le Malouin était régulièrement classé aux avant-postes des meilleurs buteurs de la saison. En 1950, il était même 1er d'un classement très prisé, succédant sur ce plan à un autre Rennais, Walter Kaiser primé en 1933, lors de la première saison professionnelle du Stade Rennais. Jean Grumellon reste encore à ce jour le meilleur buteur de première division de l’histoire du Stade Rennais : 107 buts en 156 matches de championnat entre 1947 et 1952 ! Qui dit mieux ?

     

    Chronologie

    1939 : Le Stade Rennais termine 2ème du Championnat de Deuxième division derrière le Red Star. Les deux clubs remontent en Première division mais ce ne sera qu’en 1944-45, les championnats professionnels étant supprimés pendant l’occupation.

    1946 : Le Stade Rennais termine 5ème du Championnat de France professionnel de Première division.

    1949 : Le Stade Rennais se classe 4ème du Championnat remporté par le Stade de Reims. C’est encore, à ce jour (2016) le meilleur classement final des Rennais en première division. Ils le referont en 1965 et en 2005. Jean Prouff, maître à jouer du Stade Rennais, part pour Reims à l’intersaison.

    1950 : 26 novembre : le Léonard Jean Combot, l’un des buteurs du Stade Rennais, est gravement blessé (déboîtement complet du genou droit !) à la suite de l’agression du Strasbourgeois René Pleimelding. Le club va s’en ressentir et Combot verra la suite de sa carrière gâchée.

    1952 : François Pleyer, l’entraîneur en place depuis 1945, est remplacé en fin de saison par un ancien joueur du club, le Catalan Salvator Artigas qui va rester trois saisons à Rennes Mais le Stade Rennais descend en Deuxième division.

    1955 : Henri Guérin, lui aussi ancien joueur du club, remplace Salvator Artigas comme entraîneur. Le 23 octobre un petit jeune fait ses débuts en équipe première : Yvon Boutet. Il a 19 ans !

    1956 : Vainqueur du Championnat de Deuxième division, le Stade Rennais retrouve la Première division mais n’y reste qu’une saison.

    1958 : Retour du club en Première division. Cette fois le bail va durer jusqu’en 1975 !

    1961 : Antoine Cuissard succède à Henri Guérin comme entraîneur du Stade Rennais.

     

    Extrait de Mémoire d'un club – Le Stade Rennais, de Georges Cadiou, éditions Wartberg, 95 pages, 14 € 90. Achat en ligne sur le site de Leclerc.

     

     

    L'auteur :

    Georges Cadiou, la voix du sport breton

    Portrait de Georges Cadiou, auteur de "Mémoire d'un club - Le stade Rennais"

    Une quinzaine de Tour de France et plus de 1 200 matchs de foot de haut niveau : peu d'amateurs de sport ont le "palmarès" de Georges Cadiou, grand reporter et journaliste radio pendant 35 ans. Né à Brest, ce "Breton de la Bretagne bretonnante" a d'abord travaillé à Paris, notamment pour le magazine sportif Miroir sprint. En 1982, il profite du développement des stations locales de Radio France pour intégrer Radio Bretagne Ouest, à Quimper, où il passera les trente dernières années de sa carrière.

    En parallèle de son activité sur les ondes, il prend alors la plume pour de nombreux ouvrages. "En additionnant les œuvres collectives auxquelles j'ai participé et ceux que j'ai écrits seul, j'en suis aujourd'hui à 25 bouquins. Plus deux avec mon épouse, sur l'histoire du Huelgoat dont je suis originaire." La majorité de ses livres traite des grandes heures du sport breton. Son objectif : "dresser un petit monument" aux héros qui ont porté haut les couleurs de la Bretagne, comme Éric Tabarly et Bernard Hinault, "qui sont connus comme Bretons à l'international".

    Mais Georges Cadiou n'est pas uniquement un chroniqueur de performances sportives. Adjoint au maire de Quimper de 2008 à 2014, il s'attache à préserver un patrimoine immatériel qui a une vraie valeur historique. "Le sport, en particulier le foot, est un miroir de la société. Par exemple, ce qui s'est passé avec l'Islande lors du dernier Euro dépasse le cadre du football. Il n'y a pas que le résultat qui compte, et je pense que traiter l'histoire à travers le prisme sociétal du sport est important."

    En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Cadiou

    Thibaut Angelvy

     

    Lire tous les épisodes de l'ouvrage Le Stade Rennais

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