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    Des auxiliaires dans mon jardin, ép. 3/3

    Les vers de terre

    Les vers de terre sont les intestins du jardin ! Les vers de terre sont les intestins du jardin ! - © Gilles Leblais

    L'abeille essaime ; le hérisson protège ; les vers de terre, eux... digèrent ! Dernier extrait du livre Des auxiliaires dans mon jardin de Blaise Leclerc et Gilles Leblais.

    Véritables intestins de la terre, comme le relevait déjà Aristote, ces animaux discrets sont au cœur du fonctionnement des écosystèmes terrestres. Votre potager, si petit soit-il, se doit de les accueillir avec le plus grand soin possible. Ils vous le rendront bien, car ce sont des acteurs incontournables de la fertilité des sols.

    Les vers de terre retournent la terre mieux que l’homme : en une année, 270 kg de sol transitent dans 1 kg de vers de terre. Ainsi, en à peine vingt ans (et seulement en cinq ans dans une riche prairie), un hectare de terre transite entièrement par le tube digestif des vers de terre (sur une profondeur de 40 cm). Ce transit provoque un mélange de terre beaucoup plus fin et moins énergivore que ne le fait la charrue ou le motoculteur : plus fin, car les vers ne remontent pas les cailloux du sous-sol et ne tassent pas le sol en profondeur, contrairement à la charrue ; et moins énergivore, car c’est la seule force musculaire des vers qui est responsable de tout ce brassage, et non l’énergie fossile mise dans les moteurs des tracteurs ou des motoculteurs.

    Des boulevards souterrains

    Selon Marcel Bouché, grand spécialiste des vers de terre, la longueur moyenne des galeries supérieures à 2 mm de diamètre atteint 400 m par mètre carré de surface. Ces 400 m de galeries offrent 5 m² de parois, soit cinq fois plus que la surface correspondante au niveau du sol ! C’est une surface immense mise à disposition des racines qui vont les emprunter.

    Le volume créé par ces galeries est de toute première importance pour l’aération du sol, mais aussi pour son drainage. Le sol peut ainsi emmagasiner l’eau de fortes précipitations : au lieu de ruisseler en surface au risque d’entraîner la terre, l’eau pénètre profondément dans le sol en suivant le réseau de galeries, qui descendent généralement à plus d’un m. Ces galeries sont de véritables boulevards souterrains ! Lorsqu’une racine emprunte une galerie abandonnée par le ver de terre, non seulement elle n’a aucune contrainte d’ordre mécanique pour s’enfoncer dans le sol, mais elle y trouve un environnement idéal pour se développer : de l’oxygène en quantité, ce qui est très important, car la croissance racinaire en demande énormément ; de l’eau, puisqu’à chaque précipitation ou arrosage c’est d’abord dans les galeries que celle-ci pénètre ; et des substances nutritives, contenues dans le mucus déposé par le ver lors de ses déplacements, ou dans ses déjections qui tapissent les parois.

    • Embranchement des Annélides
    • Classe des Oligochètes
    • Ordre des Haplotaxidés
    • 140 espèces recensées en France
    • 1er  compartiment : macrofaune

     

    Extrait de l'ouvrage Des auxiliaires dans mon jardin de Blaise Leclerc et Gilles Leblais, Terre vivante, 132 pages, 14 €. Achat en ligne sur le site de l'éditeur.


    Le photographe : Gilles Leblais
    L'indien du jardin paradis


    Portrait de Blaise Leclerc, photographe.Né en 1961, Gilles Leblais a grandi à Clisson (44) dans une famille proche de la nature. Mais c'est à la fin de l'adolescence que survient le vrai déclic. "J'étais intéressé par les petits mammifères, notamment les carnivores. À 18 ans, un ami m'a fait découvrir les oiseaux du jardin. J'ai commencé à les observer, à lire plein de bouquins, à faire des dessins, et ensuite des photos." Il crée un club nature à Clisson et organise des sorties naturalistes, rejoint le groupe ornithologique de Loire-Atlantique. Il se met ensuite à travailler pour la Ligue de protection des oiseaux, puis pour des revues spécialisées. "De fil en aiguille, cette passion pour la nature est devenu mon travail !" Rédaction, photos, dessins, conférences, expositions : il creuse tous les sillons et collabore avec plusieurs éditeurs et organisations environnementalistes, dont Terre vivante.

    Aujourd'hui installé en Isère, il a créé un jardin pilote de 5 200 m² ouvert au public, "Mon jardin paradis". "Le jardin est le meilleur moyen de sensibiliser les gens à la nature, de leur montrer ce qu'il est possible de faire. Le mien est assez sauvage. Il regroupe plus de 600 arbres et arbustes, dont la quasi-totalité des espèces les plus communes d'Europe. Il illustre les fondamentaux pour avoir un jardin naturel et cohabiter avec des animaux au pas de sa porte. Et sans le vouloir, je suis devenu spécialiste des mares naturelles et de la biodiversité dans les jardins !"

    Surnommé "l'indien" par ses amis, Gilles Leblais est un photographe patient et passionnel. "Pour moi, observer, c'est m'incorporer à l'univers et y participer. J'ai une approche très affective, et un amour inconditionnel de la nature. En arrivant en Isère, j'ai entendu et entraperçu un lynx, et c'est lui qui m'a décidé à emménager dans la région... mais j'ai mis plus de neuf ans à en revoir un et à pouvoir le photographier ! Je suis un pisteur, un guetteur de la féerie de l'instant."

    Son site : www.gillesleblais.com

    Blaise Leclerc, fondateur d'Orgaterre.L'auteur : Blaise Leclerc

    Des auxiliaires dans mon jardin a été réalisé en partenariat avec Blaise Leclerc, fondateur d'Orgaterre, un bureau d'étude spécialisé dans l'agriculture et l'environnement.

    Lire son interview sur le site de Terre vivante.

    Thibaut Angelvy


    Lire tous les épisodes de notre feuilleton sur le livre Des auxiliaires dans mon jardin

    • Embranchement des Vertébrés
    • Classe des Mammifères
    • Famille des Érinacéidés
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