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    Stop aux ravageurs dans mon jardin, ép. 1/4

    L’impasse des traitements chimiques

    L’impasse des traitements chimiques - © Denis Pépin

    En 2019, les particuliers ne pourront plus acheter de pesticides chimiques. Une bonne nouvelle pour la flore et la faune, et une mesure forte pour favoriser les méthodes de jardinage respectueuses de l'environnement. Premier extrait du livre Stop aux ravageurs dans mon jardin, de Denis Pépin.

    Une fausse solution

    Bien que l’utilisation des pesticides chimiques ait fortement augmenté en 50 ans, elle n’a pas empêché la prolifération ni l’augmentation du nombre de ravageurs des cultures présents sur la planète (voir tableau). De nombreux animaux comme les acariens sont même devenus des ravageurs virulents suite à l’emploi massif des pesticides qui ont détruit leurs ennemis naturels. De plus, les ravageurs s’adaptent aux produits. Il faut sans cesse augmenter les doses ou trouver de nouvelles molécules. Un cercle vicieux sans fin qui coûte de plus en plus cher, pour les utilisateurs comme pour l’ensemble de la société, et qui pollue la planète entière.

     

    Nombre de ravageurs de cultures entre 1934 et 1972

    Nombre de ravageurs de cultures entre 1934 et 1972 - Source : Générations futures. *Source : Générations futures.

    Un danger pour la santé humaine

    Les insecticides chimiques utilisés pour lutter contre les ravageurs des cultures sont dangereux au moment de leur application et peuvent se retrouver dans les fruits et légumes traités. La plupart agissent sur le fonctionnement du système nerveux des insectes. Les neurones humains fonctionnant de la même manière que ceux des animaux, les insecticides provoquent des troubles des fonctions cognitives (mémoire, vigilance, raisonnement). La maladie de Parkinson est maintenant reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs. Les insecticides biologiques agissent de la même manière. Mais, à la différence des produits chimiques, leurs risques pour la santé sont nettement plus faibles et ils sont très rapidement dégradés après leur application.

    Une menace pour l’environnement, l’eau et la biodiversité

    Les pesticides (insecticides, anti-rongeurs, antilimaces, anti-corneilles, etc.) sont dangereux pour la faune et la flore sauvages. Les insecticides sont mis en cause dans la baisse de la biodiversité et les atteintes aux insectes pollinisateurs, notamment les néonicotinoïdes qui sont pourtant toujours commercialisés en jardinerie. Ces produits sont détectés dans l’eau des rivières et des nappes souterraines. Même si les proportions sont moins importantes que pour les herbicides comme le glyphosate, on retrouve notamment de plus en plus de métaldéhyde, issu des traitements chimiques contre les limaces. Or les traitements pour rendre l’eau potable sont très complexes et très coûteux.

     

    2019 : la fin des pesticides chimiques dans les jardins

    À compter du 1er janvier 2019, les magasins ne devront plus vendre des produits phytosanitaires de synthèse (chimiques) aux jardiniers amateurs qui ne pourront plus ni les acheter, ni les détenir, ni les utiliser. Heureusement, cette interdiction ne s’applique pas :

    • aux produits de biocontrôle ;

    • aux produits autorisés en agriculture biologique ;

    • aux produits classés à faible risque (mais cette classe de produits n’est pas encore bien définie et pourrait apporter de mauvaises surprises !).

    Initialement portées par la loi Labbé, avec pour date butoir 2022 (loi n° 2014-110), ces interdictions ont été avancées à 2019 par la loi sur la transition énergétique (loi n° 2015-575).

     

     

    Extrait du livre Stop aux ravageurs dans mon jardin de Denis Pépin, Éditions Terre vivante, mars 2016, 144 pages, 14 € 90. Achat en ligne sur le site de l'éditeur.

     

    L'auteur

    Denis Pépin, tuteur de jardinage biologique

    Portrait de Denis Pépin

    D'habitude, un pépin pose problème. Denis Pépin, au contraire, excelle à proposer des solutions. Expert du jardinage biologique qu'il pratique depuis 40 ans, ingénieur en écologie et en agronomie, chargé de mission Environnement à l’Agence d’urbanisme de l’agglomération rennaise pendant un quart de siècle, il transmet désormais son savoir-faire depuis le "Jardin des Pépins" qu'il fait fleurir avec la complicité de sa femme biologiste...

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    Tous les épisodes de Stop aux ravageurs dans mon jardin

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