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    Folles journées, ép. 2/4

    Zénith

    Couverture du recueil de nouvelles "Folles journées" Couverture du recueil de nouvelles "Folles journées"

    Lorsqu'on est arrivé à deux doigts des étoiles, que la chute est longue… Dans cette nouvelle d'Hervé Huguen, deuxième extrait du recueil Folles journées des Romanciers nantais, le narrateur revient sur les lieux de sa plus grande désillusion : le Zénith de Nantes, fabrique à rêves pour jeunes musiciens.

    Le parking était quasiment désert.

    Juste une immense étendue vide, écrasée par un ciel de damnés et parsemée de flaques ridées par les rafales d’un vent qui jouait aux dés avec les nuages noirs. Un temps de Toussaint. Un temps à s’en aller très loin.

    Pas un temps d’anniversaire !

    J’ai traversé l’espace en roulant doucement jusqu’à la passerelle menant au centre commercial, de l’autre côté de la voie pénétrante. C’était la fin de la matinée, en novembre. Il faisait vraiment froid. J’ai senti l’acidité de l’air en quittant la voiture. Le cube de béton du Zénith résistait aux bourrasques, planté dans son terreau comme un bunker de l’Organisation Todt face à l’immensité océane. Gris et moche. Férocement indestructible. Érigé pour les siècles des siècles…

    Je me suis approché pour le regarder, sans bien savoir pourquoi j’étais revenu là. Dix ans après, jour pour jour. Dix années au cours desquelles je m’étais interdit d’y passer… Le temps avait filé à la vitesse d’un courant de Loire. Dix ans que nous avions touché de près un rêve inaccessible, dans le ciment et l’acier de cette cathédrale. Touché de près, effleuré… Seulement ça.

    Les dalles arrondies de la façade étaient surmontées d’une large inscription « Nantes Métropole », en lettres blanches qui tranchaient sur le noir charbonneux du ciel en bataille. Il brillait quelques lumières aux vitres alignées au pied du mastodonte.

    Je suis resté un bon moment à observer. Le parvis était vide, les grilles de protection fermées. Pas l’ombre d’une silhouette sur le fronton désert. Je me suis mis à longer le treillis qui défendait la place, marchant lentement vers l’entrée des artistes. J’entendais les voitures filant vers le boulevard périphérique, une sirène mugissait quelque part, trop loin pour deviner d’où elle venait. Le vent soulevait des feuilles mortes, l’endroit était sauvage, je me suis planté dans la terre grasse, en quête de repères sculptés dans ma mémoire. Dix années écoulées m’engourdissaient les jambes dans une sorte de langueur. Peut-être que je serais reparti sans ça, que j’aurais tourné les talons et pris le chemin du retour.

    J’ai regardé le décor. Et c’est alors que je l’ai vu, campé dans son éternelle veste de cuir râpé, le front levé, immobile. Lui aussi regardait le mur maussade au-delà de la grille, il ne m’avait pas aperçu, il devait rêver. J’ai pris le temps de l’observer, heureux quand même de le revoir. Il avait vieilli mais il n’avait pas beaucoup changé, il avait toujours la même dégaine improbable, sa silhouette d’autrefois, un mélange d’adolescent attardé et de comédien mystique.

    Manu…

    C’était bien son visage, le menton pointé en avant comme un éperon dressé pour transpercer le destin, le regard flou, les cheveux bruns balayant toujours le col. Ça faisait tellement d’années… Et il fallait qu’on se retrouve ici. Qui a dit que la vie ressemblait à un manège ? Elle ne cesse pas de tourbillonner, de plus en plus vite, et personne n’y fait véritablement attention. La chimère de l’immortalité. On finit par ne plus voir ce qu’il se passe derrière, parce qu’on veut la queue du Mickey pour continuer de tourner, sans savoir pourquoi ni pour où, mais tourner encore et tourner toujours. En attendant demain. Et le lendemain de demain. Alors que les autres sont descendus depuis longtemps et qu’on ne les a pas vus s’en aller.

    Ça m’a quand même mis un coup de le découvrir là et fait plaisir de voir qu’il était resté le même. Manu… Je recevais des nouvelles brèves de temps à autre, je savais seulement qu’il avait repris son ancien métier et qu’il ne touchait plus à la musique. Apparemment, il n’avait pas oublié… J’ai poursuivi ma marche et je l’ai appelé, il a eu l’air de se sortir d’un songe, sans pour autant paraître contrarié de me voir. Il a compris tout de suite. Dix ans, c’était plus qu’une parenthèse, c’était le temps pour expérimenter autre chose et commencer à agiter les regrets. Il avait quand même le regard triste dans sa tête penchée. On ne s’est pas jeté dans les bras l’un de l’autre, on s’est simplement serré la main et on ne s’est pas dit grand-chose, on est juste resté là comme deux prolos louchant sur la vitrine du Fouquet’s un soir d’élection.

    Le gardien, dans sa guérite, nous dévisageait curieusement, avec l’œil en coin. Il se demandait sûrement ce que nous faisions là. Il avait la même allure que celui d’autrefois. Peut-être que c’était déjà lui. Ou son clone. Un contrôleur interchangeable. C’était ici que tout avait réellement commencé. L’homme – celui-là ou son calque – avait la liste de nos noms, il avait attendu que tout le monde soit arrivé avant de nous ouvrir. Il était tôt dans l’après-midi, et pourtant l’adrénaline montait déjà.

    — Donc tu y penses encore ? m’a soudain demandé Manu.

    Était-ce de la lassitude ? Ou simplement du désarroi. Je peinais à reconnaître sa voix. Je me rappelais qu’on avait franchi la grille pour pénétrer dans le temple. J’aurais été capable de dire comment nous étions habillés. On était en novembre et il faisait beaucoup moins froid que dix ans plus tard. Pas de vent, pas de pluie, je conservais même le rappel d’un vague rayon de soleil. Je voyais dans le regard de Manu qu’il pensait la même chose, ses yeux partaient chercher au-delà, ils franchissaient la longue cour que nous avions traversée en diagonale. Deux semi-remorques noirs y étaient stationnés. Jusqu’à une porte que nous avait indiquée le gardien, la baie vitrée d’un bureau au travers de laquelle le régisseur nous avait reconnus. Il était sorti pour nous accueillir, avec son badge en sautoir.

    « Génial, les gars ! »

    Avec lui, tout était toujours « génial ». La bouffe, le vin, les filles… Dans l’ordre, sans doute. Et notre musique bien sûr, vu qu’il avait besoin de nous… Les hommes ont perdu le sens des mots.

    Il se faisait appeler Jef, Jef quelque chose. Si j’ai su quoi je l’ai oublié. Un type râblé, bedonnant, mal rasé et toujours habillé de sombre. Un type pas vraiment sympathique qu’on s’obligeait pourtant à trouver quand même agréable, puisque les fées s’étaient penchées sur notre berceau et que c’était lui qu’elles avaient envoyé.

    « Juste à l’heure…»

    On serait venu la veille s’il l’avait demandé, on aurait dormi par terre… Il devait bien le savoir. Entre amis…

    — Je pensais à Jef, ai-je répondu à Manu.

    — Oh la… Tu devrais oublier, m’a-t-il rétorqué avec un sourire qui ressemblait plutôt à une grimace. Garde juste le bon…

    Il n’avait plus l’air de lui en vouloir, il disait ça sans passion. Après tout, c’était nous qui avions décidé… On avait accepté de jouer en première partie d’une formation que Jef cherchait à promouvoir. Contre promesse d’un engagement pour le reste de la tournée, et Jef ne doutait pas que tout se passerait bien, il nous avait entendu jouer. Il ne nous avait pas dit où. Ni quand. « Le doigt dans l’engrenage… » qu’il avait dit, l’Arc de triomphe ouvert sur la cour des grands…

    On y était !

    On était passé devant la salle de catering et on avait jeté un œil vers le self-service. Deux techniciens en t-shirt noir avalaient un café. Ils nous avaient ignorés. On avait emprunté l’escalier. C’était tout bleu, d’un bleu soutenu qui donnait au couloir une allure de boyau un peu clandestin. Avec des tableaux aux murs, des portraits de stars sur la scène. Knopfler, ZZ Top ou Toto... En attendant le nôtre un jour…

    Non, Manu n’avait rien oublié. Il éprouvait le même vertige que la première fois. Comme moi. C’était curieux de se retrouver là dix ans après, il avait fallu du temps pour avoir envie d’y revenir. La salle qui nous avait été réservée était une sorte de vestiaire, avec des casiers métalliques le long des murs, et des tables qui nous servaient de sièges. Pas une vraie loge naturellement, comme celles de l’autre côté du couloir, avec leurs patronymes glissés dans des cadres dorés et leurs portes toujours interdites. Chez nous, pas de canapé ni de frigidaire, pas de téléphone. Pas de retour de scène pour nous permettre de suivre le déroulement des balances, il fallait faire la navette pour être certain de ne pas être attendu.

    Peu importait, puisque les fées agitaient leur hotte chargée jusqu’à la gueule des promesses de l’avenir. Notre nom un jour dans les cadres dorés…

    On s’était préparé en riant et on avait fini par descendre. La grande porte était sur la gauche. Silence. C’était une sorte d’orifice, comme une entrée de grotte qu’il fallait traverser pour atteindre le Saint des Saints. L’arrière-scène était encombrée de flight cases et il y faisait sombre, les roadies finissaient de dresser le décor des jeux du cirque, la sono crachait des essais de voix, les lumières virevoltaient sur le plateau.

    Le groupe de Jef s’appelait Robot. Il était arrivé en retard. On était resté écouter pendant que les techniciens prenaient le temps de peaufiner un gros son… Le type aux manettes était un Anglais ou peut-être un Américain, embauché pour la durée de la tournée. C’était une femme qui gérait les lumières, une Allemande de Munich qui ne se déplaçait jamais sans un micro émetteur fixé au ras de ses lèvres. Personne ne nous avait proposé leurs services…

    J’avais passé le rideau pour entrer dans la salle et je me souvenais que Manu y était déjà, au pied des gradins que les spots peignaient d’une lueur étrangement mauve. C’était immense et j’ai eu l’impression que c’était tout petit.

    « Vous n’oublierez pas… » avait prédit Jef.

    On n’avait pas oublié.

    Dix ans plus tard, on prenait le froid dans la bourrasque, comme des revenants de guerre contemplant les tranchées où ils s’étaient battus, en silence parce qu’ils n’avaient plus vraiment grand-chose à échanger. Avec la même fascination morbide. Le même sentiment de l’inutile. On ne nous avait appelés qu’au bout d’une heure et dix cigarettes. J’ai appris pourquoi les artistes meurent souvent d’overdose, ils passent leur vie à attendre.

    C’était Pol qui avait commencé. Réglage de la batterie… Vite fait. Je m’étais assis au premier rang. La basse. Manu y était allé, il n’était pas très satisfait de la sonorité qu’il trouvait trop dure. Il n’avait pas obtenu ce qu’il voulait. Le clavier ensuite. Et puis la guitare… Je revivais le moment, les marches menant à la lumière, les premiers accords, le sentiment de puissance… Et Jef qui s’impatientait de plus en plus. Il fallait tout faire en même temps. Le son, les retours, le placement sur la scène. C’était une fille qui scotchait le plancher pour indiquer les repères, elle avait des outils tout autour de la ceinture. Elle ne m’avait même pas accordé un regard, pressée d’en terminer. On était trop court pour un filage, on n’en avait plus le temps.

    « C’est bon ? »

    Nous n’étions pas ravis. Mais Jef s’inquiétait en voyant l’heure tourner. Fini. « On répétera ce soir ! »

    Ça voulait dire : pendant le concert.

    Nous n’intéressions plus personne. On avait regagné notre vestiaire comme après un cent mètres dans un stade désert, soixante minutes d’échauffement et dix secondes de course. Et la certitude de ne pas être prêts. La frustration de ne pas avoir répété.

    J’étais certain que Manu pensait à tout ça, à la peur qui nous avait saisis, à l’envie de déguerpir qui s’était montrée moins robuste que celle de rester, au goût de coton que distillait la bière au fond de la gorge.

    Les deux heures suivantes se mélangeaient dans un diaporama d’images plus ou moins colorées. On avait bu un peu, fumé encore, et puis était venu le moment de dîner. Un buffet et des nouilles de cantine au milieu de techniciens qui nous ignoraient.

    Les stars du jour ne s’étaient pas montrées. Nous n’apparaissions sur aucun cliché, notre nom n’était pas sur l’affiche ni sur les flyers, la presse ne parlait pas de nous… C’était sans importance à cet instant. On s’était changé dans le vestiaire, presque en silence parce que cette fois on y était. La gorge serrée et les mains frissonnantes. Impossible de deviner ce qui se passait dans la salle. On avait fini par descendre pour gagner le backstage. Des caisses et des câbles partout dans un décor d’usine, il fallait baisser les yeux pour éviter les obstacles.

    On entendait du bruit derrière le rideau sur le côté de la scène, qu’un vigile aux épaules de catcheur interdisait de franchir. On avait jeté un regard. Du monde dans la fosse. Un début d’impatience. Des sifflets. Les neuf milles annoncés par Jef n’étaient pas plus de trois milles. Et Jef était revenu, surgi d’une boîte dans laquelle il s’était enfermé depuis des heures qu’on ne l’avait plus vu.

    « Ça va être à vous, les gars. »

    L’adrénaline pulsait de la lave en fusion dans nos veines, nous avions le cœur au galop.

    « Pas plus d’un quart d’heure. »

    Je me souvenais de la réaction de Manu, de son début de colère et de sa frustration. Quinze minutes pour avoir attendu des heures, à peine le temps de trouver nos marques.

    « Désolé, avait tranché Jef. Mick veut être à Manchester ce soir. Sa femme est enceinte et son avion décolle à vingt-trois heures trente. Question d’autorisation, je ne maîtrise pas. »

    Non, Jef n’était pas un personnage sympathique. Et tant pis pour ceux qui rêvaient à la lune… Le public commençait à gronder. Aux pieds de l’escalier, nous n’étions pas d’accord. On avait décidé du programme en grimpant les marches, la lumière avait été éteinte et le rideau tiré, la foule attendait Robot et c’était nous qui étions apparus dans les spots.

    On n’a jamais revu Jef.

    Il avait disparu à la fin du concert, peut-être pour accompagner Mick jusqu’à l’aéroport. Les roadies démontaient déjà, dans une salle austère vidée de ses spectateurs. Toute la magie du lieu s’était brutalement envolée. Il restait un sanctuaire de béton plongé dans une lumière glauque. On nous a presque mis dehors, le gardien nous a regardé franchir la grille, avec le même regard mélancolique qu’un bovin en direction des trains qui passent dans la campagne mouillée. La même indifférence placide. À croire que lui aussi attendait l’abattoir. Mais non, il avait simplement l’habitude, il en avait vu défiler tellement, des académies de stars en devenir qui n’étaient rien devenues…

    On a appris plus tard que Jef avait coutume de recruter des musiciens locaux pour ses premières parties. Ça ne lui coûtait rien, ça étoffait le récital et ça mettait en valeur la prestation de ses poulains. Les spectateurs faisaient la différence.

    Manu avait réussi à le joindre une fois, il n’était plus question d’engagement, tout juste pouvait-il nous proposer l’enregistrement d’un single qu’il offrait de promouvoir sur une chaîne TV musicale, pour nous faire connaître. Une coproduction. Mais au prix auquel il facturait son studio, c’était de l’auto production sur laquelle il se payait grassement.

    Manu lui avait raccroché au nez.

    On s’était quitté peu après. Sans en discuter vraiment. Notre prestation n’avait pas marqué les esprits. Notre envie était morte ce jour-là. J’avais attrapé la queue d’un Mickey qui m’avait transporté ailleurs. J’ai regardé Manu qui resserrait le col de son perfecto, il avait fini de se souvenir, il esquissait un pas.

    — On se revoit dans dix ans ? lui ai-je dit, cherchant des mots qui ne me venaient pas. Il a secoué ses longs cheveux.

    — Je quitte Nantes… définitivement.

    Il a souri avant d’ajouter :

    — Je viens de passer trois ans dans une boîte, et j’y ai moins de souvenirs que de cette journée-là. Je comprenais ce qu’il voulait dire. On avait cru toucher la lumière et approcher du firmament.

    — Tu joues toujours ?

    — Plus vraiment, lui ai-je dit.

    — Moi plus du tout…

    — Et ta vie ?

    — Ça va…

    Il a regardé le béton des murs, de l’autre côté de la grille.

    — C’était bien quand même...

    J’ai laissé traîner mon regard sur le dos de Manu qui s’éloignait dans la direction opposée à la mienne, en sachant parfaitement qu’on ne se reverrait jamais. C’était bien… Le vent jouait toujours aux dés avec les nuages noirs.

     

    Nouvelle extraite du recueil Folles journées, les Romanciers Nantais, éditions P'tit Louis, janvier 2017, 224 pages, 15 €. Achat en ligne sur le site de l'éditeur.


    L'auteur

    Hervé Huguen : droit, bombarde et polars

    Hervé Huguen

    Avocat de profession, Hervé Huguen a d'abord travaillé pour une compagnie d'assurance avant de basculer vers l'écriture. "C'était un projet que j'avais en moi depuis très longtemps. Mon évolution professionnelle m'a permis de dégager du temps, et j'ai écrit mon premier livre en 2009." Depuis, il a réussi à en faire un métier à part entière, notamment grâce à une plume prolixe : il vient de publier son onzième ouvrage.

    Grand lecteur, fan de Simenon (dont il a lu toute l’œuvre) et de la littérature nordique, Hervé Huguen n'écrit que des polars et des romans noirs. "Généralement, je pars d'un fait divers, je complète par des recherches et j'en fais un roman en resituant l'action en Bretagne. Le polar est le genre qui me convient le mieux car je connais le monde judiciaire, les termes techniques et les personnes que l'on y rencontre."

    Comme le prouve sa nouvelle, il connaît aussi très bien le monde de la musique et de la scène. Guitariste, Hervé Huguen joue également de la bombarde et il a été président du Bagad de Nantes pendant neuf ans. "Cela m'a permis de jouer avec Tri Yann, Dan Ar Braz, Gilles Servat, l'ONPL… j'ai joué plusieurs fois au Zénith de Nantes, mais aussi dans des festivals à travers la France et même à l'étranger. Et contrairement au narrateur, ce ne sont que de très bons souvenirs !"

    http://hervehuguen.weebly.com

    Thibaut Angelvy

     

    Lire tous les épisodes du recueil Folles journées

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