Actualités : inscription à la newsletter de Terri(s)toires

Recherche

Les ebooks à la Une


Folles journées
Folles journées Après Nantes voyage, les Romanciers Nantais ont réalisé un nouveau recueil en partenariat avec un événement phare de la…


Le FC Lorient
Le FC Lorient Troisième club professionnel breton, le FC Lorient est une valeur sûre du football français. De la première saison au…


C'était Ginette
C'était Ginette Première femme députée du Maine-et-Loire, comme l'indique le sous-titre du livre qui lui est dédié, Ginette Leroux était une…




  • Les feuilletons à la Une


    Dans la roue d'Europ'raid
    Dans la roue d'Europ'raid La journaliste Delphine Blanchard embarque à bord d'une Peugeot 205 qui participe à l'édition 2017 d'Europ'raid. En 23 jours, elle va traverser 20 pays et parcourir plus…


    Chomlaik
    Chomlaik Marion Gommard-Jouan est partie à la rencontre "des artistes qui donnent à voir le monde". Au fil des histoires glanées sur plusieurs continents, et notamment à chaque…


    Au fil de l'estuaire de la Loire
    Au fil de l'estuaire de la Loire 200 km, à pied. "Appréhender l’estuaire dans sa globalité nécessite d’en arpenter les franges, pas à pas, au rythme du marcheur", expliquent Guy-Pierre Chomette et Franck Tomps.…




  • Comment vont les fourmis ?

    -

    Écoutez l'émission de Jet FM sur l'économie sociale et solidaire (27 janvier 2017) :

     

    -

    Nos partenaires

    

    Breizh Amerika : la culture en produit d'appel de l'économie bretonne

    La fête de la Bretagne au milieu des gratte-ciel new-yorkais La fête de la Bretagne au milieu des gratte-ciel new-yorkais - © Breizh Amerika

    Breizh Amerika veut renforcer la coopération économique entre la Bretagne et les États-Unis. Pour y parvenir, l'association mise sur la diffusion de la culture bretonne via l'organisation ou le soutien de projets artistiques. Une démarche originale portée par un homme au profil atypique, l'Américano-Breton Charles Kergaravat.

    "Certains pensent qu'il n'y a pas de liens entre la Bretagne et les États-Unis, mais c'est faux !", pose d’emblée Charles Kergaravat. "Il y a d'abord un lien historique, car une bonne partie de la flotte française s'est lancée à la conquête du Nouveau Monde depuis le port de Brest, et aujourd'hui un vrai lien économique : beaucoup d'entreprises bretonnes sont en relation avec les États-Unis."

    Charles Kergaravat est né à New-York de parents français. "Ils ont fait partie de la vague de 80 000 Bretons qui sont arrivés dans les années cinquante et soixante. Mais nous revenions à Gourin tous les étés, et j'ai donc conservé un lien fort avec la Bretagne*". En grandissant aux États-Unis, il se rend compte que très peu de ses concitoyens connaissent la culture bretonne et décide de fonder Breizh Amerika.

    Faire connaître l'identité bretonne

    L'association Breizh Amerika organise et parraine des projets artistiques pour développer des collaborations et faire connaître la culture bretonne. En mai dernier, une tournée inédite, Breizh on the Road, a ainsi été organisée dans six villes des États-Unis avec le "Breizh Amerika Collective". Ce collectif réunit quatre musiciens bretons et trois musiciens garifunas (peuple des Caraïbes). Deux cultures menacées : la langue, la danse et la musique des Garifunas ont en effet été reconnues par l'Unesco comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel de l'humanité dès 2001, tandis que le fest-noz a été inscrit sur la liste en 2012.

    Musique bretonne

    JavaScript est désactivé!
    Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.

    Musique garifuna

    JavaScript est désactivé!
    Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.

     

    À New-York, Rochester, Cleveland, Chicago, Santa Fe puis Albuquerque, le Breizh Amerika Collective a fait la promotion de la Fête de la Bretagne et a permis de faire découvrir une culture méconnue. Une autre tournée est déjà prévue pour mai 2016, et les musiciens s'arrêteront cette fois dans des villes américaines fondées par des Français : Détroit, Chicago, la Nouvelle Orléans…

    "Les Américains sont friands de cultures traditionnelles. Ici, on peut d'ailleurs revendiquer plusieurs identités sans que cela ne choque personne, alors qu'en France cela fait souvent débat, surtout en ce moment", remarque Charles Kergaravat. "Beaucoup de spectateurs ont découvert la Bretagne grâce à cette tournée et avaient envie d'en savoir plus, notamment sur la gastronomie." Cela tombe bien : en fonction des événements, Breizh Amerika associe des partenaires bretons à ses projets. L'entreprise Armor Lux, par exemple, participait à la dernière tournée américaine.

    La culture en vecteur économique

    Via la culture, Breizh Amerika a en effet l'ambition de favoriser les échanges économiques. "La culture est un excellent vecteur, même si je sais qu'en France on n'a pas l'habitude de l'associer à l'économie", lance Charles Kergaravat. Aux États-Unis, faire du business est plus naturel. Et dans le domaine, le fondateur de Breizh Amerika n'est pas le premier venu : à moins de quarante ans, il est arrivé à la vice-présidence de BGC Partners, une société financière qui compte 6 500 employés et 115 implantations pour un chiffre d'affaires de plus d'1,7 milliard de dollars…

    Discret sur cette réussite, Charles Kergaravat résume sobrement son parcours professionnel : "J'ai longtemps travaillé dans la finance, dans des salles de marchés et des banques françaises et américaines…". Il évoque cependant la qualité de son carnet d'adresses, dont il souhaite faire bénéficier les entreprises bretonnes qui souhaitent débuter ou renforcer leur collaboration avec les États-Unis.

    Un coup de pouce qui peut faire la différence, et qui n'est pas réservé aux grands groupes : en janvier prochain, l'association lance un concours pour les jeunes startups bretonnes ("issues des cinq départements de la Bretagne, Loire-Atlantique comprise", précise Charles Kergaravat). Les lauréats seront coachés avant de s'envoler vers les États-Unis pour des rendez-vous d'affaires... qui pourront par exemple se conclure devant un concert de musique garifuna.

     

    * Il y aurait d'ailleurs plus de Gourinois à New-York qu'à Gourin ! Lire notre dossier sur cette "petite ville du far est armoricain".

     

    En savoir plus : www.breizh-amerika.com

    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef
    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef

    Voir tous ses articles
    Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
    Partager cet article :

    Dans la même rubrique :

    Vous n'avez pas le droit de laisser un commentaire ! Veuillez vous connecter ou vous abonner si vous n'avez pas encore de compte...