Actualités :

Recherche

Les ebooks à la Une


Folles journées
Folles journées Après Nantes voyage, les Romanciers Nantais ont réalisé un nouveau recueil en partenariat avec un événement phare de la…


Le FC Lorient
Le FC Lorient Troisième club professionnel breton, le FC Lorient est une valeur sûre du football français. De la première saison au…


C'était Ginette
C'était Ginette Première femme députée du Maine-et-Loire, comme l'indique le sous-titre du livre qui lui est dédié, Ginette Leroux était une…




  • Les feuilletons à la Une


    C'est vous qui le dites
    C'est vous qui le dites Puisqu'on vous le dit ! Cet espace vous est en effet réservé, sous réserve de prendre vous-mêmes la parole. Un point de vue à partager, un nouveau…


    Dans la roue d'Europ'raid
    Dans la roue d'Europ'raid La journaliste Delphine Blanchard embarque à bord d'une Peugeot 205 qui participe à l'édition 2017 d'Europ'raid. En 23 jours, elle va traverser 20 pays et parcourir plus…


    Chomlaik
    Chomlaik Marion Gommard-Jouan est partie à la rencontre "des artistes qui donnent à voir le monde". Au fil des histoires glanées sur plusieurs continents, et notamment à chaque…




  • Nos partenaires

    

    Nafha Bio Cosmétiques, de Vertou à Dubaï

    "Dans la cour des grands et le monde du luxe"

    Guy Boulanger avec le président de l'association Al Mahabba Guy Boulanger avec le président de l'association Al Mahabba

    L'entreprise de cosmétiques bio nantaise Nafha ("la chose essentielle", en arabe), située à Vertou (44), part à la conquête des Émirats arabes, boostant le marché des cosmétiques bio. Avec des produits distribués à Dubaï, la société contribue à donner une image luxueuse de sa gamme qui fleure bon la tradition orientale. Rencontre avec Guy Boulanger, créateur de la société, pour une immersion dans l’univers de la beauté éthique, écologique et sensuelle.

    Quel est le concept de Nafha ?

    "Je travaillais dans la communication. En 2004, j’ai souhaité changer d’activité. Je me rends régulièrement au Maroc, où j’ai découvert l’huile d’argan. Par le biais de rencontres, notamment celle d’un producteur engagé dans une démarche solidaire d’aide aux femmes du Maroc, j’ai décidé de me lancer dans l’importation d’huile d’argan avec une commercialisation sur internet, donnant une dimension éthique et solidaire à ma reconversion. Nafha est le fruit d’une aventure humaine. Pendant deux ans, j’ai appris ce qu’était un cosmétique et en 2006, j’ai lancé deux produits : un anti-âge et un gommage. Les clients attirés par le secteur du bio ont bien accueilli ces innovations.  Le marché du cosmétique bio est en plein essor, avec des poussées de 30 à 40 % par an."

     

    Entreprise dynamique dans secteur en boom

    Le cosmétique bio a fière allure : entre 2005 et 2009, le marché a progressé en moyenne de 25 % par an. Il s'agit cependant encore d'une niche, puisque le bio ne représente que 2 % de parts de marché du commerce de cosmétiques. Mais la petite entreprise Nafha ne connaît pas la crise : le chiffre d'affaires était de 162 000 € en 2009 et devrait avoisiner les 300 000 € en 2012.

    Quelle est votre gamme de produits ? Et quels sont vos distributeurs ?

    "Notre gamme se compose de 6 produits (crème de jour, soin anti-âge, lait démaquillant, soin lissant…) dont nous avons élaboré les formules, et de deux autres produits : huile d’argan et huile de pépin de figue de barbarie. Les cosmétiques sont fabriqués dans un laboratoire français, du côté de Marseille. Entre le moment de l’idée et la conception,  il faut compter dix mois pour la fabrication. Notre ambition est de proposer des cosmétiques bio certifiés d’inspiration orientale. Les produits sont formulés sur une histoire (un rituel de beauté, par exemple), ou un ingrédient. Notre gamme est présente dans les magasins bio, style Biocoop, Horizon Vert, les instituts également.  En moyenne, nous effectuons 70 % de notre chiffre d’affaires en magasin et 30 % sur internet.  Par ailleurs, engagés dans une démarche durable, nous reversons 1 % de notre CA à une association marocaine pour financer le développement d’un village au sud d’Agadir. Nous sommes une entreprise qui prône une économie solidaire."

     

    Carole Gancia Vous avez conquis le marché des Émirats arabes. Quelles sont vos perspectives de développement ?

    "Nous n’avions au départ aucune ambition d’export particulière. L’an dernier, tous nos produits ont été primés par l’observatoire des cosmétiques, dont le rôle consiste à évaluer tous les deux ans des produits pour éditer un guide des meilleurs cosmétiques en fonction des catégories. Sur nos six cosmétiques, quatre sont arrivés premiers et deux seconds. Une belle reconnaissance de la qualité de notre gamme.

    En mars 2011, trois personnes ont créé à Dubaï une société de distribution de cosmétiques bio et nous ont contactés pour commercialiser nos produits. C’est ainsi que tout a démarré. Début décembre, nous avons participé au Ménope, salon des cosmétiques dédié au bio à Dubaï, et officialisé le partenariat. C’est une chance pour nous d’être présents là-bas, car il s’agit d’un marché naissant. La clientèle des Émirats arabes est plus aisée. Il faut savoir que là-bas, une femme consomme en une semaine ce qu’une femme française consomme en un an. Nos produits seront distribués en parapharmacie, dans les instituts, les spas, sur les 7 Émirats. À terme, nous pensons nouer des contacts sur les autres pays du Moyen Orient.

    Nafha est entrée dans la cour des grands et le monde du luxe. Nous prévoyons une  croissance d’environ 40 % en 2012, soit un chiffre d'affaires de 300 000 €. D'abord grâce à une augmentation du chiffre d'affaires en France, due au référencement auprès de la centrale Biomonde, mais aussi grâce aux premières retombées des actions à l’export, menées en 2011 (Émirats Arabes unis, Canada, Portugal, Belgique, Suisse)."

     

    Quels sont vos nouveaux produits en cours d’élaboration ?

    "Au début du deuxième trimestre, nous allons sortir un masque visage. Mais l'élaboration des produits suppose une réflexion préalable. Notre politique de développement consiste à définir ce qui nous manque dans notre gamme, à prendre en compte les retours que nous pouvons obtenir de nos clients, regarder ce que produisent les concurrents. Et il va nous falloir désormais considérer les spécificités des marchés exports. Ainsi le marché oriental pourrait être intéressé par un produit éclaircissant."

     

    En savoir plus : www.cosm-ethique.com

    Chloé Chamouton - Journaliste
    Chloé Chamouton - Journaliste

    Voir tous ses articles
    Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
    Partager cet article :

    Dans la même rubrique :

    Vous n'avez pas le droit de laisser un commentaire ! Veuillez vous connecter ou vous abonner si vous n'avez pas encore de compte...