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    La bave d'escargots à la source d'une crème bio à Saint-Paul-en-Pareds (85)

    En Vendée, les escargots bio mettent le turbo

    La bave d'escargot agit contre l'eczéma, les vergétures, les rides... et même les brûlures. La bave d'escargot agit contre l'eczéma, les vergétures, les rides... et même les brûlures.

    À Saint-Paul-en-Pareds, en Vendée, les escargots de la Maison Royer bavent. Tant et si bien que des cosmétiques bio ont vu le jour grâce à leur salive... extraite par chatouillis. Et c'est drôlement porteur : les héliciculteurs ont mis le turbo sur le concept et ont été lauréats du concours Innova'bio 2014.

    De l'écume d'escargot (bio !) sur la peau, ça fait saliver... Ça tombe bien, à Saint-Paul-en-Pareds (85), la Maison Royer propose de tomber dans la crème des crèmes.

    Un cosmétique bio composé à 30 % de bave d'escargot : une originalité française et une fierté portées à cœur par l'entreprise vendéenne. "Les cosmétiques traditionnels utilisent en moyenne 7 % de produits actifs", observe Sébastien Royer, codirigeant de la Maison Royer avec son frère Olivier. "Aux États-Unis, beaucoup de sociétés achètent les escargots pour en extraire la bave. Ici, nous en avons des tonnes sur place et donc toute la bave désirée ! On peut garantir un cosmétique de terroir de grande qualité." Car dans le sillage des pots de crèmes, il y a toute une gamme culinaire desservant 150 restaurateurs ligériens, avec le label bio sur toutes les étiquettes (voir encadré).

    La machine à chatouillis

    alt Avant de passer à la casserole, donc, les "Gros-Gris" de la Maison Royer en bavent. Depuis peu. Il aura fallu, en 2013, l'idée d'un homme, héliciculteur charentais, pour tout chambouler. "Il a mis au point une machine qui chatouille les escargots pour collecter la bave... Auparavant, il fallait les stimuler manuellement avec de petites lames de bois, c'était impensable !" L'ingénieuse invention a poussé les frères Royer à se lancer en 2013.

    "C'est très simple : les escargots sont placés dans de grands filets, palpés par de grosses pinces qui chatouillent leurs pieds et les font baver. Le produit tombe dans une cuve, avant d'être filtré et passé aux rayons ultra-violets." Un peu d'huile de pépin de raisin (8 %), de glycérine végétale (3 %) et de parfum de Grasse (100 % bio) ajoutés en laboratoire... le tour est joué, et les escargots de retour au bercail.

    Des escargots bio

    Entre deux vallons, à Saint-Paul-en-Pareds, le parc de 4 200 m² est labellisé bio depuis 2007. "Nous n'avons fait que formaliser notre savoir-faire", poursuit Sébastien Royer. "Car au fond, notre mode de culture n'a pas changé depuis la création de l'élevage par mes parents en 1989. Les escargots sont nourris avec du radis fourrager, de la bardane et de la moutarde avec un complément de céréales bio. Le parc est entretenu à la motobineuse et à la faucille. Un laboratoire de 170 m² est consacré à la transformation culinaire." Le label impose à l'exploitation de rester en-dessous de 250 escargots par m², sur une surface de 4 900 m² maximum. Des critères qui mettent l'héliciculteur en boule. "C'est ridicule pour nous, car monter en volume n'est pas contradictoire avec le mode bio... On pourrait même imaginer, dans une société annexe, un deuxième parc d'engraissement."

    "L'hélici-cosmétologie" trace son sillon

    Escargots et cosmétiques chez la Maison RoyerEn attendant, sur les étagères de la boutique, les crèmes pour le visage, les mains, les pieds... ont rejoint les bocaux et les conserves, depuis 2013. Un vrai bain de jouvence pour la Maison Royer. Avec une capacité de production astronomique - estimée à 400 000 pots par an ! - "l'hélici-cosmétologie" trace son sillon. "Avec 7 000 pots vendus cette année, nous ne sommes qu'au début de l'aventure", glisse l'entrepreneur qui se plaît à dire qu'ici les escargots ne rampent pas, mais courent. Comme lui.

    Des plateaux de télé jusqu'au salon de l'agriculture en février 2015, l'enfant du pays roule sa bosse d'éleveur, de transformateur et de commercial. Ses cosmétiques sont aujourd'hui distribués dans près de 100 pharmacies en Pays de la Loire. "Neuf commerciaux vont bientôt prospecter pour nous dans toute la France et des contacts sont pris avec la Suisse, le Japon..." Il imagine même un concept... hélicoïdal. "Un site de production tout entier tourné vers l'escargot avec circuit de visite, restaurant gastronomique et espace bien-être où l'on pourra tester, pourquoi pas, des gommages à base de coquilles d'escargot."

     

    Une maison loin de tourner en rond

     

    Photo de l'une des serres de la Maison Royer.

    1989 : fondation de La Maison Royer par Joëlle et Jean-Paul Royer. Une tonne d'escargots produite par an.

    1995 : reprise par leurs fils Sébastien et Olivier Royer. Huit salariés sont employés en saison pour le ramassage et le décoquillage.

    1er octobre 2013 : lancement de la première marque de produits cosmétiques.

    2014 : la Maison Royer a vendu 7 000 pots de cosmétiques et produit 11 tonnes d'escargots bio, vendus frais ou en conserve : choux, bouchées, gaufrettes ou coquilles farcies, perles d'escargots...

     

    Reportage de France 3 - Elodie Soulard, Damien Raveleau et Florence Thibert

     

     

     

    Annie Rapin - Journaliste
    Annie Rapin - Journaliste

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