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    Ça brasse dans le garage des parents

    La Carlota, bière culottée de Charlotte

    Charlotte et sa bière artisanale, la Carlota Charlotte et sa bière artisanale, la Carlota

    La bière s’apprécie aussi au féminin. Charlotte Goin en est d’ailleurs une passionnée. En 2009, à Nantes, elle a même monté sa microbrasserie pour créer la Carlota. Depuis, en digne héritière des ancêtres celtes, elle brasse de manière artisanale… dans le garage de ses parents.

    Cela pourrait ressembler à une chanson de Soldat Louis. Du fourquet, du malt, du houblon… et une femme, nom de Dieu. À la barre de sa propre brasserie, et avec une bière à son nom, qui plus est ! Voilà tout un monde – de brutes – qui s’écroule. Car Charlotte Gouin aime cette boisson fermentée et le revendique. Au point de faire pétiller quelques bulles dans ses yeux lorsqu’elle en parle, et de la pousser à devenir brasseuse. Ou plutôt microbrasseuse…

    Le garage, laboratoire expérimental

    Car Charlotte œuvre dans le garage nantais de ses parents, de manière artisanale, le temps de trouver un local plus adapté. Un véritable laboratoire expérimental, où sur deux étages, les cuves de brassage et de fermentation, le malt et les bouteilles de cervoise côtoient les vélos et autres objets du quotidien. Loin d’être une débutante, La jeune femme peut se targuer d’avoir un parcours original. "J’ai suivi des études en agroalimentaire à Lille. Dans le cadre d’un projet, au cours de ma dernière année, j’ai visité une microbrasserie du Nord". Tel Obélix, elle tombe alors dans la cuve magique. "J’ai trouvé très intéressant le fait de produire de la bière. Je me suis donc rapprochée de la chaîne des Trois Brasseurs pour recevoir une formation."

    Puis elle voyage de ville en ville, travaillant en banlieue parisienne avant de s’envoler sous les cieux de Montréal pendant un an. "J’ai pu concilier mes deux rêves : brasser et partir à l’étranger. Ça a été une bonne expérience. Au Québec, le vin étant très cher, il y a une véritable culture de la bière, avec une vaste palette de saveurs". De retour à Nantes, Charlotte joue alors à l’apprentie "saucière", assemblant, mélangeant et dosant pour tester ses nouvelles recettes. "J’ai commencé dans des cuves sur la gazinière avant de faire appel à des testeurs", souligne-t-elle. Face au succès rencontré, l’idée de la brasserie fermente rapidement dans son esprit.

    Une blonde épicée à son effigie

    la bière artisanale CarlotaL’aventure de l’autoentreprise "Les Bières de Charlotte" démarre en août 2009. "Bien entendu, je ne suis pas sur des gros volumes. Je brasse deux fois par semaine dans des cuves de 150 litres, soit un total de 16 000 bouteilles par an". Sa gamme est distribuée dans quelques points de vente autour du quartier Saint-Félix, mais rien de tel que le marché de la Petite Hollande, le samedi matin, pour faire déguster ses produits et échanger sur sa manière de procéder. "C’est un lieu de convivialité. Les gens prennent le temps de goûter et de poser des questions". D’ailleurs, Charlotte a tout prévu : dans de petits tubes de laboratoire, elle a réparti du houblon, de la levure et des échantillons des cinq ou six malts différents qu’elle utilise pour varier les saveurs, les couleurs, et le parfum de ses bières.

    Parmi ses bières, brassées à l’année : une blonde, une brune… et la Carlota, blonde épicée à son nom avec un petit clin d’œil à l’Espagne en souvenir de son année Erasmus. Sans oublier une autre brune d’hiver, la blanche et la blondinette d’été, et celles de Noël et de printemps, avec des dosages différents de malt. "Toutes sont des bières assez douces, pas trop amères, accessibles à tous". Charlotte utilise en effet très peu de houblon, 400 g pour 30 à 40 kg de malt. Une recette (lire également en encadré) à laquelle il faut rajouter une dose de patience, une pincée de créativité, deux doigts de technique et beaucoup d’amour, avant de consommer avec modération… et délectation.

     

    Les bières de Charlotte

    Charlotte accueille les visiteurs à la brasserie tous les jeudis de 18 h à 20 h.

    14, rue de Châteaulin, 44000 Nantes

    www.lesbieresdecharlotte.fr

     

    La vie d’une bière

    la bière artisanale Carlota "Avec les levures à haute fermentation, la bière est vivante. C’est un corps, elle évolue forcément". Pour Charlotte, la recette commence par une bonne sélection des ingrédients : malt, houblon, levure, et une eau chauffée 12 heures avant le brassin. "Je m’approvisionne en Alsace pour le houblon, et j’utilise du malt belge. Jusqu’à présent, il était impossible de prendre du malt français, car la malterie ne livrait pas de petits volumes."

    Place ensuite au brassage. Dans une grande cuve, pendant une dizaine de minutes, l’eau chaude est mélangée avec du malt concassé au fourquet, outil indispensable (voir photo de Une). "C’est l’étape que je préfère. J’apprécie les odeurs et les parfums qui se dégagent à ce moment-là". Puis l’eau sucrée récupérée passe dans une troisième cuve pour être bouillie. "C’est là que je rajoute les fleurs de houblon et les épices."

    Après le brassage qui dure environ 8 heures, vient la fermentation, pour laquelle il faut compter entre quatre jours et une semaine. Suite à quoi la bière fait un petit tour au frigo, dans des cuves, pour se reposer. "Cette étape de garde d’environ 15 jours lui permet de s’affiner et de s’éclaircir un peu. Et si mes bières sont un peu troubles, c’est parce qu’elles ne sont ni filtrées ni pasteurisées."

    Ne reste plus que l’embouteillage, en attendant la dégustation… dans un verre conçu à cet effet et estampillé Bières de Charlotte, bien entendu.

     

    Chloé Chamouton - Journaliste
    Chloé Chamouton - Journaliste

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