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    Première française à La Verrie (85)

    Lait de chèvre bio : une filière naît à la source

    Des producteurs et représentants de Biocoop autour de B. Inquimbert, PDG de Lémance Des producteurs et représentants de Biocoop autour de B. Inquimbert, PDG de Lémance

    Le groupe laitier Lémance a pris le contre-pied de la délocalisation. Pour fabriquer ses yaourts au lait de chèvre bio, cet industriel a choisi de régionaliser sa production à La Verrie. Encore inédite en France, cette filière mise sur un produit très demandé. Sept éleveurs de la région s'y sont mis.

    "Le lancement de cette laiterie, c'est un indicateur clair pour passer au bio", affirme Bruno Inquimbert, PDG du groupe La Lémance. En clair : éleveurs caprins du Grand Ouest, suivez-nous ! Lui qui a misé sur le bio il y a 15 ans a tiré le bon numéro. À la tête d'une fromagerie au lait de chèvre basée à Montayral (Lot-et-Garonne) qui affiche un leadership croissant, cet industriel vient d'ouvrir une seconde laiterie à La Verrie, dans le parc industriel du Vendéopôle. Un investissement de 3 M €* pour tirer parti du bassin de production régional. Objectif : compléter l'approvisionnement en lait de la maison-mère, et créer une première filière française de yaourts de lait de chèvre bio.

    Un contrat sécurisé

    À 100 km à la ronde autour de la laiterie, sept producteurs de Vendée, de Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres alimentent déjà les cuves de l'usine vendéenne. Celle-ci emploie cinq salariés depuis le 1er avril, et Biocoop est pour l'instant l'unique distributeur. "Chaque ferme inscrite dans la boucle bénéficie d'un contrat pluriannuel et d'un prix rémunérateur", note Franck Bardet, responsable de la filière animale pour Biocoop. L'argument a séduit bon nombre de producteurs comme Samuel Solignac, installé en Lozère : "Nous sommes passés de l'élevage de brebis à une production de lait de chèvre bio à 100 %. Après la crise des quotas laitiers, cette filière nous offre de la visibilité et une sécurité de commercialisation."

    Une pénurie de lait de chèvre bio

    Le marché français est particulièrement déficitaire : "Il y a encore cinq ans, le lait de chèvre bio arrivait massivement d'Autriche et de Hollande pour répondre aux attentes des consommateurs français, sensibles à ce produit peu allergisant", poursuit Franck Bardet. "Maintenant, l'approvisionnement est régionalisé avec un vrai espoir de croissance." Le distributeur bio a de quoi être optimiste : "trois millions de litres de lait sont collectés chaque année par l'Association nationale de producteurs de lait de chèvre. Or il y a une vraie pénurie. Les besoins sont estimés à cinq millions de litres", avance Bruno Inquimbert.

    Objectif : deux millions de pots de yaourt

    Depuis son lancement, la laiterie produit 20 000 yaourts par semaine. Pasteurisation, homogénéisation, refroidissement : le process est entièrement industrialisé jusqu'à la bouteille de lait ou au pot de yaourt, étuvé ou brassé, nature ou aromatisé à la vanille. "L'objectif est d'arriver à deux millions de pots de yaourt dès la première année, et 500 000 litres par an", conclut le PDG. Une prévision qui pourrait rapidement être revue à la hausse. La Lémance vise en effet un cercle de 30 exploitations autour de La Verrie à l'horizon 2018 et prévoit la création de quinze emplois d'ici trois ans dans la laiterie.

     

    * Le projet a été accompagné sur le plan logistique par Vendée Expansion et à hauteur de 800 000 € par des fonds publics : le Région des Pays de la Loire, le fonds national Avenir Bio (de l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique).

     

    www.fromagerie-lalemance.com

    Annie Rapin - Journaliste
    Annie Rapin - Journaliste

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