Lorsque le marché de l'électricité a été libéralisé en juillet 2004 en France, trois grandes activités se sont dégagées : la production, le transport et la distribution. Depuis lors, une douzaine de fournisseurs, dont Enercoop, sont en concurrence sur cette dernière. Malgré tout, 95 % des clients sont restés fidèles aux tarifs réglementés d'EDF. Selon un sondage de la commission de régulation de l'énergie et du médiateur national de l'énergie, 58 % des personnes interrogées ne savent pas qu'elles ont le droit de changer de fournisseur !
Le plein de vert
La démarche est pourtant très simple : pour Enercoop, quelques clic sur internet suffisent pour souscrire une offre. Aucune intervention technique n'est nécessaire et le retour aux tarifs réglementés est possible à tout moment. Ensuite, les producteurs d'Enercoop, sociétaires de la coopérative, injectent sur le réseau autant d'électricité verte que les clients en consomment. Cette énergie provient de quatre sources : le solaire photovoltaïque, l'hydraulique, le biogaz agricole (méthane) et l'éolien. En moyenne, pour un foyer sans chauffage électrique, le surcoût est de 10 euros par mois par rapport à EDF.
La comparaison des tarifs entre l'opérateur historique et les autres fournisseurs est complètement biaisée. Alors qu'EDF vend son électricité à 12 cents / kWh, le prix devrait être le double en tenant compte du coût réel du nucléaire (démantèlement des centrales, enfouissement des déchets…). En Europe, le prix moyen de l'électricité est à 17 cents, 23 cents en Allemagne. Ecopower, le modèle belge d'Enercoop, vend son électricité plus cher encore, et cela reste encore le plus intéressant dans son pays.
Nucléaire : 200 milliards d’euros de facture
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En France, la différence entre le prix réel et le tarif de revente est compensée par les impôts. Et l'addition risque d’être beaucoup plus importante que prévue… La Grande-Bretagne, qui exploite seulement 15 réacteurs nucléaires, a provisionné 103 milliards d'euros rien que pour leur démantèlement. De son côté, EDF a mis de côté seulement 16 milliards pour ses 58 réacteurs, alors qu’on estime le coût réel a plus de 200 milliards… Sans oublier que 20 milliards d'euros vont être investis pour prolonger d'au moins 10 ans l'activité des centrales.
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Après Fukushima, la Deutsche Bank prévoyait que le coût du renforcement de la sécurité des réacteurs français d'ici à 2015 s'élèverait à 9 milliards d'euros. Des dépenses à l'impact non négligeable sur ses tarifs, et qui vont par conséquent contribuer à rendre Enercoop de plus en plus compétitif.





















