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    Monnaies locales : un nouveau cap de développement ?

    Remise du rapport sur les monnaies locales à Carole Delga. Remise du rapport sur les monnaies locales à Carole Delga. - © MEF

    Début avril, Jean-Philippe Magnen, vice-président EELV de la région Pays de la Loire, bouclait un rapport sur les monnaies locales complémentaires que lui avait confié le gouvernement. Son titre – "D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité" – explicite l'ambition de ce rapport, qui propose au gouvernement d'encourager l’essor de ces nouvelles monnaies. Chiche ?

    Si on en croit Carole Delga, secrétaire d’État en charge du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, les propositions de la Mission – pilotée par Jean-Philippe Magnen et Christophe Fourel, chef de l'analyse stratégique au ministère des Affaires sociales – ont quelque chance d'être suivies d'effet.

    Un cadre juridique grâce à la loi ESS

    D'ailleurs, la mission a proposé au gouvernement dès juin 2014 un amendement à la loi sur l’Économie sociale et solidaire qui était alors en cours d’examen. Cet amendement est devenu l’article 16 de la loi, et vaut donc reconnaissance légale de ces monnaies, quand elles sont portées par des acteurs de l’ESS. "C'était déjà une avancée importante, souligne Jean-Philippe Magnen. Elle a donné un cadre juridiquement plus clair à ces monnaies et facilite la possibilité, notamment pour les collectivités locales, de s’associer à ces initiatives".

    Un effet levier non négligeable en France, qui ne fait pas la course en tête en la matière. À l'international, les monnaies locales les plus connues sont le WIR suisse, les chiemgauers en Bavière, les monnaies du réseau des "villes en transition" comme la ville de Bristol (Bristol Pound), le projet Banco Palmas au Brésil, ou encore les systèmes à base-temps (comme le Furaei Kippu au Japon depuis les années soixante-dix, pour faire face aux besoins des personnes âgées).

    La Mission distingue quatre catégories de monnaies :

    • les "classiques", qui circulent entre citoyens et commerçants pour favoriser des échanges à vocation sociale et/ou écologique (circuit court) et à certaines valeurs éthiques (solidarité),

    • les monnaies tournées vers les échanges inter-entreprises, appelées "monnaies anti-crise" car elles contribuent à l’octroi de crédit en cas de difficulté sans passer par le système bancaire classique,

    • les monnaies thématiques (aidant au développement de la consommation de produits ou de services d’une filière).

    • les monnaies affectées à des services ciblés, de type CESU, titres restaurant, titres vacances, etc….

    Objectif : dynamiser les territoires par la (re)localisation des activités

    Les Monnaies Locales Complémentaires (MLC) qu'a étudiées la Mission sont dites parfois sociales, parallèles, régionales ou encore solidaires, et n'ont pas vocation à remplacer l’euro mais à pallier certaines de ses insuffisances. Depuis plus d’une vingtaine d’années, on a vu d'abord le développement des systèmes d’échange local (SEL), puis celui des Accorderies (importées du Québec), et depuis quatre ou cinq ans celui des MLC. Une trentaine circulent déjà sur des territoires restreints, et une trentaine d’autres sont en projet. "Si le nombre de création de MLC augmente rapidement, l’impact des projets existants reste encore modeste", explique Jean-Philippe Magnen. En 2014, la masse monétaire moyenne en circulation tourne autour de 26 000 €, et le nombre d’utilisateurs moyen autour de 450. "Ces chiffres évoluent très vite, avec des initiatives médiatisées qui contribuent à lever le tabou qui entoure la création de monnaie dans notre pays à forte tradition centralisatrice. De nombreux acteurs locaux, souvent issus du monde de l’économie sociale et solidaire, se saisissent de ce sujet et portent désormais des projets novateurs." Outre le SoNantes sur l’agglomération nantaise, les projets de l’Occito dans le Sud-ouest ou de Symba en Ile-de-France en font partie.

    Un phénomène dont se félicite Jean-Philippe Magnen, qui met en avant les principales motivations démarquant les MLC du système monétaire conventionnel : localiser les transactions (en privilégiant l’usage local de revenus tirés d’une production locale) ; dynamiser les échanges locaux, en refusant l’accumulation, la conservation et la concentration de la richesse ; transformer les pratiques d’échange, notamment en orientant vers une consommation plus "responsable". "L'accompagnement des MLC, que nous recommandons au gouvernement, conclut Jean-Philippe Magnen, recèle donc un enjeu de levier essentiel. Il s'agit d'aider à la redynamisation des territoires par la (re)localisation des activités, et de soutenir de nouvelles formes d’activités associant l’économique et le social, dans le prolongement des logiques de l'ESS."

     

    Le rapport est disponible sur le site du ministère.

    Philippe Le Boulanger - Journaliste et rédaction en chef
    Philippe Le Boulanger - Journaliste et rédaction en chef

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