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    Ô Bocal, l’épicerie nantaise sans emballage qui pourrait bien faire un carton

    L'équipe d'Ô Bocal : Johanna, Marion et Véronic (de G à D). L'équipe d'Ô Bocal : Johanna, Marion et Véronic (de G à D).

    Partant du principe que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas, trois jeunes Nantaises projettent d’ouvrir cette année un supermarché de proximité où tous les produits seront vendus sans emballages jetables… Ô Bocal : un projet où il n’y a rien à jeter, porté par des "agitées du local" attachantes et inspirantes, adeptes du zéro déchet dans la vie comme à la ville.

    5 000 tonnes de déchets par an : c’est ce que pèsent les seuls emballages dans le grand débordement des poubelles françaises. Un volume qui a été multiplié par 5 en 30 ans… par 50 pour le plastique. N’en jetez plus !

    Entretiens croisés dans le même sac – réutilisable - avec Johanna Le Mau, 24 ans, chargée de marketing, Marion Plouzennec, 23 ans, étudiante à Audencia Nantes et membre de Make Sense (entreprenariat social) et Véronic Durand, 31 ans, fondatrice et gérante de Pirouette, espace nantais dédié à l’upcycling (qui consiste à transformer des déchets en produits avec une réelle plus-value).

    Elles mènent toutes trois le projet Ô Bocal, et provoquent un débat animé sur la vie sans déchets à Nantes. À noter que cette initiative n'est pas éloignée d'autres réseaux : Discosoupe Nantes et le Re-Bon, réseau de glanage nantais.

     

    Comment passe-t-on de l’idée à un projet comme "Ô Bocal" ?

    "Tout est venu du constat que nous gaspillons trop alors que les ressources naturelles s’épuisent. Nous partageons toutes les trois les mêmes valeurs à ce sujet. Et l’envie de démocratiser le mode de vie zéro déchet, faire changer les mentalités, montrer que chacun peut s’y mettre dès maintenant et que ça peut même être facile ! Il y a dix ans, personne n’imaginait devoir réutiliser ses sacs de supermarché, c’est pourtant une réalité aujourd’hui. De la même façon, faire ses courses en vrac deviendra normal très bientôt. Pour nous, c’est une évidence et le moyen idéal pour traiter le problème des déchets et du gaspillage directement à la source, en n’achetant que les quantités dont on a vraiment besoin. Il est temps de changer notre mode de consommation, nous pensons que le moment est venu… Or cette offre manque, à Nantes. Peu de lieux offrent du vrac facilement accessible avec ses propres contenants pour les achats du quotidien. En discutant avec notre entourage, nous nous sommes rendu compte que ce besoin était largement partagé. Ce lieu dédié au vrac et au sans emballage nous est donc vite apparu comme une évidence et une urgence".

     

    Johanna et Véronic d'O Bocal (de gauche à droite). Et vous, vous en êtes où avec la vie "zéro déchet" ?

    Johanna : "Depuis toute petite, je suis sensibilisée au respect de l’environnement, aux bons produits du jardin, à l’achat d’occasion et aux gestes que je considère “logiques” – donner mes vieux vêtements, trier et composter mes déchets… L’année dernière, j’ai rejoint des associations de lutte contre le gaspillage alimentaire1 et ça été un déclic pour moi : il est vraiment plus que temps d’arrêter de consommer bêtement ! En parallèle, j’ai rencontré pas mal de personnes qui m’ont fait part de leurs expériences et j’ai aussi lu plusieurs livres, dont le fameux Zero Waste Home de Bea Johnson. J’ai toujours en tête sa devise, que j’essaye d’appliquer au maximum : "refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter".

    Aujourd’hui, je me dirige vers un mode de vie “zéro déchet”. C’est une réflexion quotidienne où j’essaye différentes alternatives pour consommer autrement. Par exemple, je n’ai plus de poubelle dans ma salle de bain : je me suis cousu des cotons démaquillants en tissu que je lave en machine ensuite, j’utilise une coupe menstruelle, etc. Pour le reste, j’achète le plus possible en vrac, je fabrique ma propre lessive et mes produits d’entretien ménager, j’ai toujours un sac réutilisable et une gourde d’eau sur moi…"

     

    Marion : "Mes parents étant agriculteurs et ma mère très bonne cuisinière, j’ai toujours été sensible à la nourriture locale et aux bons petits plats fait maison. Et qui dit produits locaux et plats cuisinés, dit pas beaucoup d’emballage. J’ai découvert l’existence du sachet de purée mousseline et des frites surgelées assez tard, chez des amis ! J’ai aussi été sensibilisée au gaspillage : à ne pas rester trop longtemps sous la douche et ne jamais jeter ce qu’il y a dans mon assiette… tout ce qui relève du bon sens. J’étais aussi très bricoleuse, toujours à transformer des objets de récup’– par exemple des corbeilles à fruits à partir d’anciens vinyles remodelés. Il y a deux ans, j’ai découvert le mouvement Disco Soupe et j’ai commencé à me pencher sur la question du gaspillage. Mais c’est surtout le livre de Bea Johnson qui m’a convaincue que ce n’est pas si difficile de se diriger vers un mode de vie sans déchets. J’ai changé mes habitudes du quotidien : j’achète principalement d’occasion, je cherche des alternatives aux objets à usage unique, je me suis fabriqué plein de petits sacs en tissus pour faire mes courses en vrac… J’échange beaucoup avec les gens, je partage mes trouvailles, je fais des tests, et si ça ne me convient pas, j’essaye de trouver d’autres solutions. Je suis encore loin du zéro déchet, mais c’est passionnant !"

     

    Véronic : "Il me semble qu’il n’y a pas eu une seule fois dans ma vie où j’ai ouvert ma poubelle sans me demander si cette chose que j’avais dans la main n’allait pas me resservir ou si elle ne pouvait pas être transformée. Carton, emballages, tissu, plastique : tout était prétexte à cette interrogation et c’est encore aujourd’hui une préoccupation permanente. L’idée d’alimenter les montagnes des décharges à ciel ouvert ou des incinérateurs géants avec mes déchets m’insupporte. Mes capacités de stockage étant limitées, je me suis rapidement intéressée aux méthodes qui permettent la réutilisation par la création. J’ai ensuite découvert des créateurs qui recyclaient avec talent et dextérité, j’ai eu envie de les valoriser et de faire de cette passion mon activité2.

    L’étape suivante et logique, pour moi, est de réduire les déchets que nous produisons à la source. Petite, j’ai connu chez ma grand-mère la bouteille de lait consignée, la boîte à œufs que l’on remplit dans le poulailler, le panier que l’on fournit au marché, le sac à pain en tissu qu’on tend à la boulangère, le cabas à roulettes qu’on traîne à la supérette… Peut-être que ce sont juste des logiques anciennes qui doivent refaire surface pour répondre aux enjeux environnementaux de la société moderne.

    Aujourd’hui, je me suis lancé un défi : parvenir à un mode de vie zéro déchet en 2015, pour ne plus jamais devoir ouvrir ma poubelle."

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