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Visio ère

Visiojob à la Caisse d'Epargne Skype l'a démocratisée, Chatroulette en a fait un jeu, et désormais, tous les smartphones permettent de s'en servir. La visiophonie n'est plus un concept futuriste, mais un outil de communication concret. Sur le web, les entreprises peuvent d'ailleurs en tirer parti pour préparer les rencontres physiques ou accroître leur visibilité.

Avec Visiojob, les entretiens d'embauche se préparent en ligne. À l'aide d'un ordinateur équipé d'une webcam et connecté à internet, les candidats à un poste peuvent en effet s'entraîner avant de passer un entretien en ligne avec le recruteur. Pourquoi ? "La non-préparation à un entretien est un vrai frein au recrutement, tout comme le stress. Visiojob aide les candidats à se présenter aux entretiens en étant décontractés", explique Marc Legardeur, chef de projet.

Développé à Rezé (44) par l'équipe de Jobekia.com, site d'offres d'emploi spécialisé dans l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, Visiojob est soutenu par trois partenaires : Cap Gemini, le Club Med et la Caisse d'Ėpargne Bretagne Pays de la Loire (CEBPL). Véronique Guillet, référente handicap au sein de la CEBPL et membre de l'association du Réseau des réussites, a tout de suite été intéressée par le concept. "Nous menons une politique handicap depuis 1998. Par conviction, mais aussi par obligation légale, car nous devons notamment respecter un quota de 6 % de salariés en situation de handicap... mais il est difficile de trouver des candidatures !"

Les raisons sont nombreuses : l'offre d'emploi n'est pas assez consultée, l'entreprise est trop loin pour y passer un entretien sans garantie d'avoir le poste, les missions proposées sont floues, le candidat ne connaît pas la région… Visiojob.fr "Visiojob permet d'identifier des candidats potentiels et de lever certains freins, car il peut être utilisé dans des conditions optimales, de chez soi et quand on veut : il ne s'agit pas d'une borne sur laquelle il faut se déplacer. Nous pouvons aussi présenter l'entreprise, son territoire et nos métiers, avec notamment le témoignage de deux collaborateurs filmés dans leur environnement de travail : c'est très vivant. Avec cet outil, nous espérons réussir à capter des candidatures qu'on n'aurait pas eues autrement."

Du "B to B" qui profite au "C"

Présentation du service en vidéo à l'occasion du salon Jobekia de Paris

Visiojob est un outil précieux de chaque côté du miroir, car il sert aussi bien les recruteurs que les candidats qui bénéficient gratuitement du service. Ils peuvent en effet s'entraîner à passer des entretiens d'embauche fictifs avec un "coach" virtuel qui leur prodigue des conseils selon le client et le contexte de l'embauche, mais aussi revoir leurs prestations en vidéo et les commenter pour se rappeler des points à travailler. "Et après plusieurs semaines d'entraînement, lorsqu'ils sont prêts, les candidats peuvent ensuite enregistrer un vrai entretien. La vidéo ainsi qu'une grille d'autoévaluation sont transmises à un chargé de recrutement qui analyse l'ensemble et répond par mail aux candidats pour leur apporter des conseils personnalisés", détaille Marc Legardeur. Après deux tentatives maximum, le candidat enregistre son entretien définitif. "Cela ne l'exonère pas d'un entretien physique, mais il peut s'agir d'une étape de sélection", précise Véronique Guillet. Les entretiens peuvent se dérouler "en direct", mais il est plus simple de les réaliser "en différé" : le recruteur ne pose ses questions qu'une fois pour tous les entretiens à faire passer.

Le modèle économique relève du "B to B"*, car les entreprises qui souhaitent utiliser le service payent environ 15 000 € pour un accompagnement personnalisé : définition des besoins, élaboration des questions, réalisation de vidéos, création d'une page aux couleurs de l'entreprise, hébergement, assistance technique et production de statistiques détaillées sur la consultation. L'accès au "backoffice" (espace d'administration d'un site) permet aussi de sélectionner les candidatures les plus intéressantes en fonction de la vidéo de l'entretien, d'une grille d'autoévaluation remplie par le candidat et même, en option, de tests psychotechniques et linguistiques. Une nouvelle ère s'ouvre pour le recrutement.

* On distingue deux modèles économiques : B to B (business to business) pour les services aux professionnels, B to C (business to customers) pour les services aux particuliers.

 

Pour en savoir plus : www.visiojob.fr

Pour voir l'espace visiojob de la CEBPL : http://visiojob.fr/cebpl

 

Visiofair, salons en ligne Visiofair

Mon salon est en ligne

Une start-up costarmoricaine part à la conquête d'un marché mondial en plein essor : l'événementiel virtuel. Visiofair se charge d'organiser salons et conférences en ligne, ce qui permet de soigner son bilan carbone. Les salons peuvent aussi être permanents : les petites entreprises bénéficient alors d'une solution clé en mains pour être présentes sur le web. "nous jouons le rôle de "e-rassembleur" : notre outil fait le travail de certains annuaires ou portails, mais dans une forme très innovante, visuelle et dynamique", explique Erwan Minier, président-fondateur. Présentation vidéo, agenda et actualité de l'entreprise, téléchargement de documentation, échange par visiophonie, Visiofair concentre de nombreux outils. Avec un argument de poids : un peu plus de 100 € suffisent pour avoir son stand sur un salon.

Yvon Perou, dirigeant d'Yffiplast, spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces en composite, à Yffiniac, a aussitôt adhéré au concept. "Au-delà de la modicité du ticket d'entrée, nous trouvons intéressant que ce soit un endroit partagé mettant en valeur les initiatives du territoire et valorisant les efforts de nos partenaires. L'ancrage local est important pour toucher des prospects. Notre discours est : "venez nous voir, mais pour gagner du temps, allez d'abord voir notre stand sur le salon virtuel.""

L'outil s'adapte aussi aux collectivités avec la création, par exemple, de véritables "mairies virtuelles". Les usagers ont ainsi accès à tous les services administratifs sans se déplacer. Ambitieuse, la start-up de Plérin vise un chiffre d'affaires d'1,6 M€ d'ici fin 2012, et a déjà prévu de développer son logiciel en France (Paris, Pays de la Loire et Bretagne, Rhône-Alpes), puis à l'international (Angleterre, Allemagne, Asie et États-Unis).

 

www.visiofair.com

Le salon des savoir-faire industriels costarmoricains

Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef
Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef

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