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    Agriculture urbaine en Europe : trois étudiants qui en ont sous la pédale

    Étienne, Simon et Yoann se sont rencontrés à Montpellier © Agrovélocités Étienne, Simon et Yoann se sont rencontrés à Montpellier © Agrovélocités

    Plus de 12 000 km à vélo, à travers 18 pays, pour observer près de 150 projets d'agriculture urbaine : il fallait avoir un petit vélo dans la tête pour se lancer un tel défi. Pendant huit mois, trois étudiants, dont un Nazairien, ont sillonné l'Europe à la découverte d’expérimentations de pratiques agricoles en ville. Entretien avec Simon Ronceray, l'un des membres de ce projet baptisé "Agrovélocités".

    Comment définiriez-vous l'agriculture urbaine ?

    "C’est quand le poireau, la pomme ou les poules côtoient les balcons, les toits ou le trottoir. C’est l’introduction des cultures et de l’élevage dans les villes pour nourrir les citadins. Cette agriculture permet de concilier les mondes urbains et ruraux, la production agricole et la consommation alimentaire. Elle valorise une alimentation plus durable, de proximité qui rétablit les liens entre l’homme et la nature."

     

    Comment est né votre projet Agrovélocités ?

    "Nous l'avons créé dans le cadre de nos études. Nous sommes tous les trois étudiants à l'école d'agronomie Montpellier SupAgro, à l'Institut des régions chaudes. Notre formation est tournée vers le développement agricole et rural des régions du Sud. Étienne, Yoann et moi sommes devenus amis. Étienne a 24 ans et il est originaire de Saint-Nazaire (44). Yoann, 23 ans, vient de Colomars (06). Quant à moi, j'ai 23 ans et je suis né à Yèvre-la-Ville (45). Pendant notre année de césure (Ndlr : année de coupure entre la deuxième et la troisième année d'école d'ingénieur), nous avons choisi de nous pencher sur le développement agricole urbain au Nord. Nous voulions aller observer les initiatives dans le milieu de l'agriculture urbaine, aller à la rencontre d'agriculteurs innovants, en apprendre davantage sur les toits végétalisés, la permaculture, les circuits courts, les Amap… Nous avions aussi envie de réaliser un voyage à vélo, d'améliorer notre niveau en langues."

     

    Quelle était votre ambition ?

    "Nous avions deux objectifs : rassembler l'information sur l'agriculture urbaine, et créer des passerelles entre les porteurs de projets. Des gens ont de très bonnes idées partout en Europe, mais ne pensent pas forcément à communiquer et à échanger leurs informations entre eux."

     

    Comment avez-vous concrétisé votre projet ?

    "La phase de préparation a duré toute l’année 2013. Nous avons cherché des financements et créé une quinzaine de partenariats. Nous avons reçu différentes aides* et obtenu des réductions sur l'achat de matériel, comme les vélos, les sacoches et les petits équipements. L'Unité mixte de recherche Innovation et développement dans l'agriculture et l'alimentation nous a aussi accompagnés dans notre démarche."

     

    Quel a été votre périple ?

    "Après une grande fête de départ, nous avons pris la route en janvier 2014 pour huit mois de découvertes à vélo. Nous avons filé vers l'Espagne, le Portugal, puis nous sommes repassés par Montpellier avant de partir vers l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la  Slovaquie, la Pologne, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique. Au total, nous avons parcouru plus de 12 000 km. Nous sommes rentrés le 23 août 2014 à Paris."

    La carte du parcours Agrovélocités

     

    Pourquoi avez-vous tenu à réaliser ce parcours à vélo ?

    "C'était un beau défi sportif et humain entre potes. Et puis on ne voulait pas utiliser du pétrole pour avancer. Le vélo est un excellent moyen de favoriser les rencontres et de créer des liens. Les gens sont tout de suite plus réceptifs à ce qu'on leur raconte lorsqu'ils nous voient arriver à vélo. Si on a fait autant de kilomètres en pédalant depuis la France pour les rencontrer, c'est qu'on est vraiment intéressés par leur projet d'agriculture urbaine ! Souvent, ces rencontres nous ont permis de trouver un hébergement pour la nuit. Mais la plupart du temps, nous avons dormi dans notre tente, dans les champs, les jardins publics... Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui cultivent des parcelles sur les friches industrielles, les parcs publics, les toits et terrasses, les coins de verdure délaissés en pleine ville. Au départ, on misait sur les réseaux sociaux et les informations que l'on pouvait trouver sur internet pour identifier les acteurs de l'agriculture urbaine dans les différents pays. Mais souvent, lors de rencontres, on nous a conseillé d'aller voir telle ou telle initiative, dans une autre ville. Nous avons ainsi pu découvrir des projets incroyables dans des endroits dont nous n'avions jamais entendu parler !"

     

    Quel bilan tirez-vous de ces huit mois à la découverte de projets innovants ?

    "Notre conclusion, c'est qu'il faut repenser le lien des urbains à l'alimentation et à l'agriculture. Nous avons besoin de créer plus de lien social en ville. Il faut que les entreprises s'emparent du sujet et que les collectivités prennent en compte ce mouvement citoyen. Ce projet nous a aussi apporté une grande ouverture sur l'Europe. Nous avons constaté que c'est un continent très uni, même si tous les pays ont de grandes spécificités culturelles, architecturales et culinaires."

     

    Que faites-vous aujourd'hui, un an après ce tour d'Europe à vélo ?

    "Nous sommes actuellement en dernière année à Montpellier SupAgro et nous vivons tous les trois en coloc. Ce projet a influencé nos parcours respectifs : nous réalisons tous des stages dans le domaine de l'agriculture urbaine. Étienne est parti au Népal, il planche sur le lien entre l'urbanisation et l'agriculture dans les villes qui connaissent un fort exode rural. Yoann a intégré l'Institut des Métiers de la Ville à Antananarivo et s'intéresse au projet AULNA, qui fait de l'agriculture en sacs ou en bidons en pleine ville. Personnellement, je travaille à AgroParisTech, l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement, sur une étude du fonctionnement agro-technique de projets d'agriculture urbaine de Paris et sa petite couronne."

     

    Avez-vous prévu de vous relancer prochainement dans une nouvelle aventure à vélo ?

    "Pour le moment, nous sommes dans une phase de restitution de notre projet. Nous organisons des ateliers, des conférences et une exposition de photos pour partager notre travail. Mais une nouvelle équipe de Montpellier SupAgro va prendre la relève ! Un autre projet est lancé, Agrovélocity. Trois étudiants vont découvrir les dynamiques d’agriculture urbaine au cours d’un voyage de cinq mois en Amérique du Nord. À vélo, évidemment…"

     

    * Le projet a été soutenu par le programme européen Jeunesse en action (6 200 €), la Chaire Unesco et Montpellier SupAgro (2 500 €), le département de l'Hérault (2 200 €), l'Espace Montpellier Jeunesse, la Ville de Saint-Nazaire et la Ville de Nantes.


    En savoir plus : www.agrovelocites.org

    Suivre le nouveau projet Agrovélocity


    Une journée d'échanges autour de l'agriculture urbaine

    Une journée d'échanges autour de l'agriculture urbaine

    Fin janvier, l'association Agrovélocités participait au Forum ouvert sur l'agriculture urbaine organisé par le tout nouveau collectif Nantes ville comestible. Une trentaine d'intervenants se sont succédé lors de cette journée d'échanges autour de l'agriculture, qui a permis de rassembler les énergies nantaises intéressées par le sujet et souvent déjà engagées dans des actions de terrain. Simon Ronceray y a présenté le projet Agrovélocités : "En participant à ce forum, nous voulions contribuer au développement de l'agriculture urbaine à Nantes."

    Visionner la vidéo de la conférence d'Agrovélocités à Nantes sur le site de Nantes ville comestible

     

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    Pauline Jahan - Journaliste
    Pauline Jahan - Journaliste

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