Un rapide sondage pour débuter : "vous vivez tous en appartement ?". Sept enfants confirment, un déclare habiter une maison. Le lieu leur est donc familier. Autour d’eux : télévision, magnétoscope, radio-CD, halogène ont été installés. Hélène s’attarde sur la télé. Celle qu’on laisse en veille après avoir regardé les dessins animés ! Avec son petit led qui, quand il est bien rouge – peut-être de honte ? – consomme inutilement de l’électricité par veilles interposées… comme bien d‘autres appareils électriques. Pour remédier à ce gaspillage, un conseil pratique : utiliser une rampe électrique munie d’un interrupteur qui éteint tout d’un seul geste. Passons désormais de la position assise à la position debout…
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Nous voici tous autour de la table de la salle à manger. En guise de collation, deux compteurs électriques, chacun précédé d’une ampoule électrique, nous sont présentés. "Est-ce qu’on achète des ampoules pour se chauffer ?" En une question, tout est dit de l’utilité des ampoules "basse consommation" au regard de leurs consœurs dites à "incandescence". Derrière les ampoules, les compteurs s’activent. Et Hélène de préciser à leur propos : "plus ça tourne vite, plus on paie !" "Pousse-toi Achraf, je vois pas !" On ne peut être plus clair sur l’intérêt qu’on porte à ce qu'on nous montre ! Achraf se décalant, nous pouvons tous constater que le compteur de "l’incandescente" tourne effectivement à une vitesse… qui ne l’est pas moins ! Les aiguilles de la montre tournant également, Hélène nous convie à changer de pièce…
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Notre groupe s’installe alors dans le saint Graal des lieux de vie : la cuisine. Là encore, nulle ripaille ne nous attend. Évier, gazinière, réfrigérateur, four à micro-ondes, grille-pain, cafetière électrique, nous attendent en silence. Hélène oriente les yeux du groupe vers la gazinière et nous interroge : "on fait chauffer de l’eau pour faire cuire quoi ?" À cette culinaire, et donc existentielle question, les gagnants sont : "nouilles, riz et… pommes de terre !" Couvercle en main, Hélène souligne le gain énergétique qu’il permet lorsqu’il recouvre l’eau de cuisson de l’alimentaire Sainte Trinité. L’eau chauffe plus vite, du gaz est donc économisé. Et cela, tous les jours !
Tout s’enchaîne alors. Du chaud, nous passons au froid. Hélène, bac à glaçons en mains : "plus il y a de glace sur les parois du freezer, plus le réfrigérateur, pour la maintenir, va devoir utiliser d’électricité". Puis, un crochet par la case "débarras" réservé à la machine à laver le linge avec la nécessité d’en "remplir son tambour pour faire économie d’eau, d’électricité et de produits de lavage". Mais Hélène va soudain créer une scission dans le groupe…
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Certains partent en effet dans la salle de bain pendant que d’autres restent en cuisine ! ! Pour une vague histoire de robinets, à savoir ceux munis d’un aérateur, et les autres. Car Hélène d’affirmer : "en permettant d’introduire de l’air dans l’eau, l’aérateur permet de faire des économies d’eau". On demande à voir… Pour convaincre, Hélène se risque donc à l’expérience. À son signal, pendant 20 secondes, un groupe fait couler à fond l’eau du robinet sans aérateur de l’évier de la cuisine dans un arbitral seau, tandis qu’un autre fait de même avec celui, équipé d’un aérateur, de la baignoire de la salle de bains. Verdict : moins d’eau dans le seau du robinet de la baignoire.
De l’eau ayant coulé sous les robinets, le groupe se ressoude et se retrouve uni dans la salle de bain. La concorde se confirme avec l’accord unanime de l’économique supériorité de la douche sur le bain ; avec la nécessité de savoir fermer les robinets pendant le lavage des mains et le brossage des dents ; avec même l’attention à porter au fait qu’ils sont bien fermés pour éviter le goutte-à -goutte dispendieux ! Passant, sans nous y arrêter, devant les WC, nous nous dirigeons pour finir vers la chambre…
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Sur le bureau de la chambre, un ordinateur portable. Hélène rappelle l’économique nécessité de "bien tout éteindre avant de se coucher". Le radiateur lui fournit l’opportunité d’insister sur quelques règles de bon sens d’utilisation pragmatique du chauffage. Le temps de visite a filé très vite, un autre groupe d’enfants va arriver sous peu. Une fois rédigé leur petit bilan, les enfants repartiront chez eux, une ampoule basse consommation en poche, comme autant de jeunes adeptes de l’écologis. Sans oublier de fermer la porte en sortant.
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L’Appart’éco, kézako ?
Sarthe Educ’Environnement assure les animations. Cet organisme qui regroupe trois associations a pour but de développer des actions dans le domaine de l’éducation à l’environnement et au développement durable. À Sablé-sur-Sarthe, selon un calendrier planifié, il propose visites animées de l’appartement et ateliers d’animations thématiques. Les visites accueillent 12 personnes maximum et durent deux heures. Les ateliers, d’une durée de 2 h 30, acceptent 8 participants au plus et abordent des thèmes multiples : "l’énergie dans la maison", "consommer mieux pour jeter peu", "l’eau à la maison", "les produits ménagers : usage et fabrication"… Enfants, jeunes, adultes, individuels et groupes – du coin et d’ailleurs – peuvent y participer, à condition de s’inscrire à l’avance.  Téléphone: 02 43 95 11 14 ; courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. * L’Union sociale de l’habitat des Pays de la Loire, le conseil général de la Sarthe, EDF, le Pays Vallée de la Sarthe, la mairie et la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, le CCAS, la Croix-Rouge de Sablé-sur-Sarthe, l’Eco-Ressourcerie, Emmaüs, l’Amicale CNL Montreux-La Gare. |
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