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    Projet Bombus : la grainothèque d'Ecos va essaimer ses semences libres

    Lilia Chaslerie, de l'association Ecos, est chargée du projet Bombus. Lilia Chaslerie, de l'association Ecos, est chargée du projet Bombus.

    "Les graines du passé apportent les fruits du présent"1. Les membres de l'association nantaise Ecos l'ont bien compris, et viennent de lancer un nouveau projet de grainothèque, Bombus, destinée à recueillir des petits sachets de semences. Les adhérents de l'association peuvent prendre ou déposer des graines de leur choix, sous certaines conditions2, et contribuent ainsi à sauver des variétés.

    Une jolie boîte en carton trône dans un coin de la pièce. À l'intérieur, renfermé dans des petits sacs en papier kraft, se cache un véritable trésor végétal. Des graines de sarriette, cosmos, soucis, capucines, basilic, roses trémière ou cannelle… "Des bénévoles nous ont donné ces semences. Le but, à présent, c'est de les partager." C'est la mission de Lilia Chaslerie, salariée de l'association Ecos, chargée du projet Bombus.

    "Bombus, c'est le nom latin pour désigner le bourdon, qui un très bon pollinisateur, explique Lilia. Il est encore meilleur que les abeilles. On l'utilise dans les serres, pour polliniser les récoltes. Le but du projet Bombus, c'est d'abord de sensibiliser le public à l'importance du rôle des insectes. Car sans eux, il n'y a pas de fécondation et donc pas de graine. Le bourdon est le premier acteur de la défense de la biodiversité et de la pollinisation sauvage." Lilia souhaite donc inciter les jardiniers à accepter les plantes spontanées dans leurs parcelles, à laisser des abris, des tas de bois ou de pierre, partout où les insectes pollinisateurs peuvent se reproduire.

    "C'est l'héritage de nos ancêtres !"

    Sachets de graines proposés par l'association Ecos à Nantes. Six bénévoles de l'association se sont proposés pour lancer la grainothèque. "En fait, Bombus s'inscrit dans la continuité du projet 106 semences initié par Ecos il y a quatre ans. Nous souhaitons interpeller le public pour défendre les variétés issues du patrimoine de l'humanité. Les graines, c'est l'héritage de nos ancêtres."

    L'association souhaite expliquer au public d'où viennent les graines et comment elles ont été sélectionnées de siècle en siècle. "La grainothèque doit nous permettre de reprendre la main sur ce qui nous nourrit. La semence, c'est la base de la nourriture humaine." La mission du projet Bombus sera donc avant tout pédagogique. "Lorsqu'on montre l'évolution d'une graine aux enfants, ils sont émerveillés. Ça a quelque chose de magique, comme Jack et le haricot magique !"

    "Avant, il y avait la carotte de Chantenay, la carotte de Colmar…"

    L'association en profitera aussi pour répondre aux questions sur la réglementation des semences. "Il y a eu de nombreuses polémiques autour de la reproduction de plantes hybrides F1 qui ne sont pas stabilisées génétiquement et qui sont optimisées pour fonctionner pendant une génération seulement. Alors que les variétés de graines anciennes du patrimoine sont génétiquement stables. Il faut préserver ce capital." affirme Lilia.

    "Avant, il y avait la carotte de Chantenay, la carotte de Colmar… Des variétés propres à chaque territoire ! Maintenant, on trouve la même carotte partout : on a nié le terroir avec l'agriculture moderne. Il faut favoriser l'adaptation de la plante à son environnement, cultiver les variétés de son coin. Le principe de notre grainothèque, c'est de permettre aux anciennes semences de continuer à vivre. Des jardiniers amateurs ont sauvé des variétés comme ça, en transmettant des graines d'une génération à une autre. On a tout intérêt à transmettre une graine d'un haricot particulièrement savoureux !"

    Des conseils sur les pratiques de jardinage

    Au-delà du simple partage de graines, le projet Bombus propose de mettre en place un échange bien plus large autour des pratiques de jardinage, des spécificités de telle ou telle graine, de l'environnement adéquat pour la culture de chaque variété…

    "Nous souhaitons enrichir cette grainothèque le plus possible pendant toute l'année, indique Lila. On va travailler avec des semenciers bio professionnels : Germinance, Biogerme ou Kokopelli3. On va leur racheter des variétés pour enrichir nos connaissances. Nous organisons actuellement des groupes de travail, pour structurer ce projet. On voudrait que tout soit calé au printemps."

    Pour le moment, ce projet est interne à l'association, et dans un premier temps, les groupes de travail sont ouverts aux seuls adhérents (l'adhésion à l'association coûte 10 € à l'année). "Nous avons reçu le soutien financier de la fondation Léa Nature et de Nature et découvertes", précise Lilia. Les tiroirs en carton de la grainothèque se remplissent petit à petit. Chez Ecos, les bénévoles ont bien compris que l'union fait la force… et que les semences d'oignons font des heureux !

     

    1 Joe Abercrombie

    2 Pour prendre et déposer des graines dans la grainothèque, il est nécessaire de venir se renseigner auprès de l'association Ecos pour comprendre la démarche. Les graines ne doivent pas avoir subi l'humidité et ne doivent pas être hybrides.

    3 Il y a quelques années, le GNIS (Groupement national intersemencier, qui a créé le catalogue officiel autorisant la mise sur le marché des semences, a attaqué Kokopelli en justice, au motif de vente de semences interdites. Cette situation ne peut pas se reproduire avec le projet Bombus, assurent les salariés d'Ecos, car ce dernier s'adresse uniquement aux adhérents de l'association Ecos. "Nos adhérents payent une cotisation pour pouvoir donner et recevoir les graines. Ce projet se déroule dans un cadre associatif, il ne s'agit donc pas de vente de graines à proprement parler", précise Raphaëlle Astigarraga de l'association Ecos.

     

    Association Ecos, Maison des Confluences, 4 Place du Muguet Nantais, 44200 Nantes.

    Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. / 09 80 97 89 21 / http://co41042.wix.com/associationecos

     

    Une journée d'échanges autour de l'agriculture urbaine


    Raphaelle Astigarraga de l'association Ecos.

    Fin janvier, l'association Ecos participait au Forum ouvert sur l'agriculture urbaine organisé par le tout nouveau collectif Nantes ville comestible. Une trentaine d'intervenants se sont succédé lors de cette journée d'échanges autour de l'agriculture, qui a permis de rassembler les énergies nantaises intéressées par le sujet et souvent déjà engagées dans des actions de terrain. "Dans le bassin nantais, il y a beaucoup d'initiatives autour de l'agriculture sur le territoire", indique Lilia Chaslerie, salariée de l'association Ecos. "Mais toutes les énergies sont dispersées et les actions manquent de visibilité. En participant à ce collectif, nous voulons faire fructifier tout ça, faire en sorte que les initiatives réalisées changent d'échelle."

    Pauline Jahan - Journaliste
    Pauline Jahan - Journaliste

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