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    Écoutez l'émission de Jet FM sur l'économie sociale et solidaire (27 janvier 2017) :

     

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    Avertissement : ne faites pas lire cette chronique à vos enfants. Elle va vous révéler ce qu’a failli voir une classe de bambins de trois à cinq ans. Celle-ci a en effet visionné à Rouen, le 11 janvier, le début d’un film pornographique à la place d’un dessin animé de Oui-Oui. Et que l’on ne nous accuse pas de sensationnalisme : l’info prime avant tout.

    Soudain, la galette des rois est devenue tarte à la crème. Tandis qu’à Rouen on faillit ne pas en avoir, à Brest on en boulotta sans couronne ou avec une fève en or. Étrangeté de l’époque où l’on renvoie menottés les Africains en charters, qu’ils soient rois, mages ou techniciens de surface, avec l’approbation de ceux qui voudraient les maintenir dans les assiettes scolaires. On me dira : cela n’a pas de rapport. Eh bien si, la galette est politique. Démonstration.

    On conviendra que ce n’est guère original en cette période que d’adresser des vœux. Aussi cette chronique volontiers innovante ne va en délivrer cette année qu’au plus méritant de la région. Passage en revue du palmarès et révélation du gagnant...

    Tout le monde convient, et observe avec surprise que l’opposition à l’aéroport de Notre Dame des Landes dépasse tous les clivages d’âges, de milieux sociaux, d’opinions politiques, d’origines… La cause, désormais répandue sur tout le territoire national, attire et solidarise du monde venu de partout sur la "Zone à défendre" (Zad). C’est à une fascinante réunion de tous ces militants ayant convergé des quatre coins de l’Hexagone sinon d’Europe jusque dans le bocage nantais, à laquelle nous avons assisté...

    D’aucuns estimeraient que cette chronique serait la dernière à cause de la prophétie maya. Opposons un net démenti : ma prophétie personnelle et portative considère que la région a des atouts pour résister au soleil qui, certes, se lèvera bien à l’ouest lors de la dangereuse "intersection de la voie lactée et du plan écliptique" du 21 décembre posant dit-on problème. Voici comment en 4 points.

    Ouest-France du 7 novembre dernier nous apprend dans son édition papier que deux amis d’Ille-et-Vilaine viennent d’inventer le "billard-golf", tandis que l’édition web du même jour nous apprend qu’il s’agit d’un "golf-billard". Après une observation tatillonne, il apparaît que le nom retenu par les inventeurs ne cesse de changer ("BGBG" dans l’édition papier de Ouest-France, mais nommé "GBGB" dans l’édition web, ce qui est pour le moins étrange). Mais voilà, le billard-golf existait déjà, et il est belge. Un courrier abondant de lecteurs angoissés nous ayant sollicités sur ce problème crucial, voici nos éclaircissements et préconisations...

    La Région a lancé un concours de nouvelles dont la date de clôture avait lieu le 30 octobre dernier. Il s’agissait d’écrire une fiction mettant en scène notre conception de la région en 2040. Afin de laisser une moindre chance à tous les candidats, le génie qui tient cette chronique n’y a pas participé. Mais voici les scénarios auxquels le jury a échappé.

    Si dans cette chronique on fustige parfois la démagogie greenwashing, on n'en est pas moins sensible, loin s’en faut, aux arguments sur le durable, le planète-à-sauver, le qualité-de-vie et autres biotrucs dès lors qu’ils ne versent pas dans l’attitude du bisounours vert à tournesol sur la poitrine. Surtout, on aime les discours cohérents, qu’on soit d’accord ou non. Concernant la bagnole, en revanche, on ne comprend pas dans quel sens il faut conduire dans cette région où on nous serine qu’il faut acheter des voitures… pour vivre en ville piétonnisée.

    À Pincé, dans la Sarthe, la mairie a offert des poules à certains de ses habitants volontaires afin qu’ils puissent diminuer leur quantité de déchets. Euh, il s’agit d’écopoules, pardon. Il y avait longtemps, à mon sens, qu’on nous avait pondu un truc pareil. Pincé, moi, je rêve.

    On n’y comprend plus rien avec le muscadet : un jour il y a surproduction et il faut l’arracher, un autre, un vigneron du muscadet Sèvre-et-Maine se plaint qu’on lui arrache nuitamment 2 500 ceps qu’il venait de planter. On comprend pourquoi il y a dans la région cette habitude de siffler son verre rapidement. Ça doit être de peur que les directives changent subitement. Heureusement, naissent des initiatives, comme les Muscadétours.

    Le constat tombé fin août a fait le tour des médias français : si vous voulez faire fortune, il faut impérativement habiter le Calvados ou ses parages normands et jouer au loto type Euro Millions. Trois Calvadosiens ont en effet raflé 246 millions d’euros* en un an, battant l’Europe en hauteur de gains par densité d’habitants. Le comité départemental du tourisme en a fait un argument promotionnel sur l’air du Lucky Calvados. Il paraît depuis qu’on se bouscule en traversant le pont du Havre pour aller jouer en terre de chanceux. Les mises y auraient augmenté de 15 à 20 %. Pis : on parle même d’Anglais, les yeux injectés de sang, qui se jettent sur les grilles à Ouistreham après avoir surgi du ferry. D’ailleurs, n’est-ce pas un couple d’Anglais qui a raflé la super cagnotte, nous tondant le blé sous le pied ? Perfide a le fion !

    C’est un coup de tonnerre qui a retenti sur Ouessant lors de fouilles archéologiques : nos ancêtres de l’âge du bronze, comme le rapporte Ouest-France, auraient voué un culte fervent à la bernique ! La découverte est de taille, car voici justifiés par-delà les siècles bien des comportements d’aujourd’hui ! Oyez ! oyez ! J’annonce le millénium berniquois ! J’annonce le retour du coquillage messianique, intemporel et sacré ! O Bernique, déesse nourricière ! O Bernique, ma mère !

    Un syndrome inquiétant est en passe de ravager les communes de l’Ouest de la France : un désordre toponymique renforcé par un chaos orthographique. En clair, vous vous endormez dans une ville qui portait deux dénominations, et en vous réveillant le matin, vous apprenez qu’elle en a momentanément trois, sinon plus ! Appelons les choses par leur nom : bientôt les gens ne sauront carrément plus comment ils s’appellent, ni où ils habitent.

    On ne mesure jamais assez son ignorance d’imbécile de Parisien fraîchement implanté dans la région. J’ignorais que le Finistère était un des plus grands producteurs mondiaux d’échalotes. Mieux : depuis le 7 juillet, un courageux anonyme local1 est devenu champion mondial d’arrachage du bulbe. Un événement fascinant qui ne sera pas sans conséquences pour le meilleur comme, hélas, pour le pire. On aimerait ici enfin ne plus être les seuls à alerter les pouvoirs publics…

    Il est toujours bon, entre deux averses de ce bel été phréatique, au moment d’allumer son barbecue empli de charbon de bois trempé, de jeter une dernière fois un œil à l’exemplaire humide de Ouest-France qui va servir à allumer le feu et enfumer les voisins. Une information vertigineuse m’avait échappé le 6 mai 2012 dernier, et je me demande même pourquoi elle n’a pas déflagré sur toute la France, la Navarre, par deçà les Pyrénées, vers l’infini et au-delà, tant elle est étonnante : c’est celle du "Lourd secret du village de Plaine-Haute" (titre que je propose pour l’adaptation hollywoodienne de cette effarante affaire).

    Il est des cycles en matière de faits divers. En ce moment, sur la région, on notera une baisse sensible de ce qui prêtait récemment encore aux joies jubilatoires de l’absurde au bénéfice des grincements de dents cassées de l’humour noir. Ouest-France et 20 Minutes Nantes des 24 et 25 juin nous apprennent ainsi qu’on meurt jeune (entre 18 et 30 ans), et plus que partout ailleurs, le vendredi soir sur les routes de Loire-Atlantique, à cause de l’alcool ; tandis que par ailleurs, plus on se dirige vers la pointe de la Bretagne, plus on meurt jeune, toujours à cause de l’alcool, mais aussi du suicide.

    L’humour noir est, paraît-il, une volupté de fin gourmet. Elle est similaire, d’ailleurs, selon l’expression connue, à celle ressentie lorsqu’on se fait "traiter d’idiot par un imbécile". Lequel, en général, ne comprend pas l’humour noir ; CQFD. Ce précepte étant posé, et maintenant qu’il ne reste plus que les gens assis au premier rang, voici le sujet du jour : en quoi la région Ouest est-elle la plus épouvantable ? Il est temps d’établir un palmarès à l’heure où tous ces Parisiens invasifs rappliquent, attirés par la douceur de vivre ou prétendue telle ; car il ne faut pas se berner d’illusions : ici, madame, on est aussi bête et méchant qu’ailleurs.

    Inventé dans le Jura par un génie méconnu, le loto-bouse (une vache dans un pré quadrillé fait gagner celui qui a acheté le ticket de la case où elle a bousé) avait déjà fait quelques apparitions à succès en Bretagne en 2011 (à Languidic et Guiclan). Cette pratique festive vient d’arriver en Loire-Atlantique, à Pouillé-les-Côteaux. Mais, sous des aspects bon enfant, conviviaux et rémunérateurs pour les gagnants, le loto-bouse pourrait bien compliquer le vivre-ensemble au sein du département. Explications en forme d’alerte aux institutions qui ne devraient peut-être pas laisser pisser…

    La Sarthe aurait été le lieu de vie de dinosaures alors qu’on ne se doutait de rien. Ouest-France du 25 avril dernier nous révèle l’étonnante découverte de M. Bruno Lebié, jardineur de Louplande, qui en nettoyant ses parterres, est tombé sur un os.

    Des coccinelles sur la main Je me souviens d’un temps où pour obtenir un silence respectueux, les regards brillants des dames et un verre de plus, on devait non plus narrer comment on était venus à bout d’un contentieux avec le centre des impôts, mais conter ses périples dans le Grand Nord, ses treks au Népal, ses expéditions en forêt de java ou chez les Jivaros réducteurs de tête. Certes, on pratiquait encore un peu les récits de vacances, avec tous les problèmes de tourista ou de bestioles qui piquent et qui grattent, mais le développement du tourisme de masse et la formule charter désormais fort connotée avait fait perdre en enchantement.

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