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Folles journées Après Nantes voyage, les Romanciers Nantais ont réalisé un nouveau recueil en partenariat avec un événement phare de la…


Le FC Lorient
Le FC Lorient Troisième club professionnel breton, le FC Lorient est une valeur sûre du football français. De la première saison au…


C'était Ginette
C'était Ginette Première femme députée du Maine-et-Loire, comme l'indique le sous-titre du livre qui lui est dédié, Ginette Leroux était une…




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    Dans la roue d'Europ'raid La journaliste Delphine Blanchard embarque à bord d'une Peugeot 205 qui participe à l'édition 2017 d'Europ'raid. En 23 jours, elle va traverser 20 pays et parcourir plus…


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    Chomlaik Marion Gommard-Jouan est partie à la rencontre "des artistes qui donnent à voir le monde". Au fil des histoires glanées sur plusieurs continents, et notamment à chaque…


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    Au fil de l'estuaire de la Loire 200 km, à pied. "Appréhender l’estuaire dans sa globalité nécessite d’en arpenter les franges, pas à pas, au rythme du marcheur", expliquent Guy-Pierre Chomette et Franck Tomps.…




  • Comment vont les fourmis ?

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    Écoutez l'émission de Jet FM sur l'économie sociale et solidaire (27 janvier 2017) :

     

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    Zit aussi avait une grand-mère. Enfin, il l'a encore, bien vivante quelque part dans son cortex émotif. Zit a retrouvé sa grand-mère, géante et normale, comme toutes les grands-mères. Comme celle du Royal de Luxe.

    Les journées de Thierry Michon commencent tôt et finissent tard. Il voit souvent les feux d'artifice du 14 juillet, de ses vignes, et ça ne sert à rien de l'appeler, car il n'est pas là. Le domaine Saint-Nicolas, à l’Île-d'Olonne, c'est environ 40 hectares de vignes sur lesquels il travaille à l'ancienne, avec le tracteur, mais aussi le cheval et la charrue, sans désherbant chimique de synthèse et juste du temps et des tendinites. 20 h 30, j'ai donné rendez-vous à Thierry Michon chez moi pour l'interview.

    À l'heure où Wilfred est un homo de plus qui se fait péter la gueule du côté de Paris, Jean-Jacques fait son coming out un soir de pêche aux crevettes.

    Elle a une boîte à gâteaux rose dans la main, un rose flou comme le bleu de ses cheveux. Elle me dit qu'elle cherche son parapluie et qu'il est là, devant, avec quelqu'un. Elle ne me regarde pas dans les yeux, mais dans l'épaule. Je suis là depuis trois quarts d'heure pour être au cinquième rang. Je la laisse passer. Comment refuser quelque chose à quelqu'un qui tient une boîte à gâteaux ? Récit subjectif de l'arrivée de François Gabart, vainqueur du 7e Vendée Globe.

     

    André Pailloux fait des "tourne vent" qu'il plante dans son jardin. Il a commencé il y a une dizaine d'années sans raison précise et continue toujours pour la même raison. Il dit que ce n'est pas de l'art et se fout du pognon. D'ailleurs rien n'est à vendre. On lui a proposé d'exposer ses "tourne vent", comme dernièrement le maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, mais il trouve que c'est surtout beau dans son jardin. Il préfère que je ne donne pas son adresse, mais on parle d'André sur des blogs ou dans des bouquins. Pour aller chez lui, il faut aller à Brem-sur-Mer, passer par les chemins qui bordent les vignes, se perdre un peu et c'est là.

    Il faut marcher longtemps, très longtemps pour le rencontrer. Long est le chemin qui mène à la sagesse, aussi je vous suggère de prendre l'A87 ou l'A83 qui vous feront gagner du temps. Ne soyez pas impatients et imprégnez-vous des lieux. Il saura vous accueillir quels que soient l'heure et le jour. Le Sage se trouve dans la région la plus à l'ouest de la terre du milieu, entre les montagnes bleues des Alouettes et la grande mer.

    Je m'appelle Ito Tung-ji, ce qui veut dire Bertrand en langage parlé. J'ai 86 ans. Je suis né un jour de printemps 1988 aux Epesses, un petit village des montagnes au nord du Vietnam armoricain. J'ai consacré les trente dernières années de mon existence à mettre au point et améliorer sans cesse une méthode universelle de réalisation de soi. D'un autre côté, j'avais du temps.

    - "Si Nathalie n'était pas partie elle serait toujours là et comme moi je suis toujours là elle serait avec moi".

    - C'est bon, entrez.

    - Il faudrait penser à changer le mot de passe, il est un peu long.

    J'aime bien le dimanche. Le dimanche, je me lâche. J'écoute de la musique et je pleure, je regarde un film et je pleure, je chante les textes de Jean-Roger Caussimon, et rebelote. Quand c'est triste, c'est triste, mais quand c'est beau, ça me fout les larmes. En bon mâle, mon père pleurait aussi.

    - Jolie nacelle.
    - Merci, la vôtre n'est pas mal non plus.
    - Et le ballon, c'est du nylon ?
    - Du taffetas de soie, à l'ancienne.
    - Superbe… Vous êtes là depuis longtemps ?

    L'hiver on joue aux cartes en attendant l'été, l'été arrive et… on joue aux cartes en attendant l'été. Tassés dans un mobil-home au bord de la quatre voies qui mène à la mer, on regarde la pluie tomber en se disant que 900 euros, c'est rien dans une vie ! 40 m²... À l'époque de ma grand-mère, on élevait 5 enfants dans 40 m², on va bien pouvoir tenir une semaine. Le tout c'est d'avoir des idées, parce que si t'as rien à proposer aux drôles qui te regardent comme si c'était toi le responsable de ce temps pourri, t'es mort.

    Ce matin, le ciel est si bas qu'on peut le tondre. Mon voisin en profite pour disloquer quelques stratus opacus avant de les jeter dans la benne flambant neuve des déchets flous. On y trouve quelques idées confuses, d'autres plus légères, des projets en suspens, de vieilles brumes d'Avalon et un post-it avec cette phrase: "T'as de beaux yeux, tu sais".

    - Papa, s'est quoi l'amour ?

    - On ne dit pas "s'est quoi" mais "c'est quoi", avec un c !

    - Tu vois mes fautes quand je parle ?

    - Je vois tout, je suis ton père.

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