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    À Brest, liberté rime avec solidarité

    Les hackers de la Maison du libre de Brest. Les hackers de la Maison du libre de Brest.

    Brest, une ville où il fait bon vivre libre. Reportage dans la métropole où plusieurs initiatives associatives autour du libre se sont multipliées ces dernières années, conjointement à une politique municipale très engagée portée par Michel Briand...

    À Brest, on peut être informaticien à la Défense et penser libre ! La preuve par l'exemple avec Arnaud Yonnet, président de la Maison du libre et informaticien à la Marine Nationale. "Je cherchais à être utile en tant que citoyen. Pour commencer, j’ai été président d’une association de parents d’école, mais je ne me suis pas du tout retrouvé dans ce rôle. C’est en partageant ma passion de l’informatique avec mes enfants que m’est venu l’idée d’initier les petits Brestois  aux logiciels libres. Et c’est là que tout a commencé !"

    Les petits hackers. Au début des années deux mille, il démarre ainsi les Install party, des temps d’animation pour initier le grand public à l’installation d’un système d’exploitation libre (permettant de s'affranchir de l'achat d'une licence Windows, par exemple), et "les petits hackers", un espace de débrouille-bidouille pour initier les enfants au libre.

    Maison du libre et FabLab

    Arnaud Yonnet préside désormais la Maison du libre de Brest, une initiative portée par plusieurs acteurs  (associations, photographes, artistes, enseignants…). Installée dans le quartier de Saint-Michel depuis avril 2013, la Maison du libre est le siège d'un véritable mouvement social. Bien au-delà des cultures numériques, elle englobe en effet tous les systèmes d’échanges de savoirs entre générations et favorise la mixité.

    Drone-marin.

    De nombreux projets sont actuellement en cours : un drone marin pour créer des cartes accessibles à tous (actuellement, les cartes existantes sont réservées à la Marine nationale), un open street view en mode panoramique pour donner accès aux musées, aux rues, aux monuments, etc.

    Le dernier nouveau-né du libre est un TyFab de quartier, entendez un FabLab breton. Parole aux bidouilleurs : "Nous avions envie de nous implanter dans un quartier de Brest pour créer un FabLab avec les gens du coin. Nous l’avons nommé TyFab, à la mode bretonne, parce que ce mot résonnait bien ! Ici, les gens peuvent venir bricoler avec une machine à coudre, des perceuses, une fraiseuse… Bientôt, on va mettre en place un espace de coworking pour des personnes qui ont un projet personnel à développer et sont ouverts aux échanges. L’idée est de pouvoir mixer des compétences qui ne se rencontrent pas forcément, comme un plasticien et un informaticien, par exemple… La seule règle est de laisser quelque chose de son savoir avant de repartir pour enrichir le savoir des autres. Ça peut être un plan, une recette, une technique de jardinage…"

    Brest, capitale du libre ?

    En novembre 2012, ce sont tous les acteurs du libre de Brest qui ont créé un Open bidouille camp, un temps fort privilégié pour le partage de tous les savoir-faire, du tricot aux bidouilles informatiques et numériques. Reconduit en mai dernier, cet événement a par exemple été l'occasion d'organiser une disco-soupe ou encore une Copy party (un moment pendant lequel tout le monde peut venir équipé de scanners, de smartphones ou d’ordinateurs portables pour copier livres et DVD).

    Brest open bidouille camp.

    rest-open-bidouille-camp.

    Brest open bidouille camp.

    Fait rare, à Brest, tous les acteurs associatifs du libre s’accordent à dire qu’ils sont très bien soutenus par la Ville. Une spécificité qui ne doit rien au hasard : Michel Briand, maire adjoint nommé au Conseil national du numérique en 2013, est un pionnier du numérique solidaire. "Pour moi, le numérique est avant tout le moteur d’une action et d’une révolution humaine qui favorise l’appropriation sociale d’internet et du multimédia dans une implication des citoyens", témoigne-t-il.

    Michel Briand a très tôt orienté Brest vers une politique des usages citoyens du web, et favorisé l’émergence de pratiques collaboratives telles que l’encyclopédie ouverte de Brest, Wiki Brest, ou encore un outil de cartographie participative qui permet d'alerter les services municipaux sur des incidents urbains.  De la mise à disposition pour tous d’un CD "Bureau libre" pour l’appropriation des logiciels libres à la mise en place de formations aux méthodes coopératives de travail en commun, le "numérique" devient donc un important levier d’actions humaines et sociales.

    Villes en biens communs

    Michel Briand, maire adjoint de Brest.

    Vitrine de ce mouvement du numérique solidaire, le temps fort "Brest en biens communs", organisé pour la première fois en 2009, permet de mettre en valeur et de favoriser la naissance de nouveaux projets. En octobre 2013, de nouvelles propositions se sont ajoutées : l’Open bidouille camp, la réutilisation d’objets, les nouvelles formes de consommation collaborative, une Copy party organisée par le réseau des bibliothécaires et documentalistes de la ville de Brest, un portail des savoirs…

    Cette année, le mouvement parti de Brest a gagné de nombreuses autres métropoles en France et dans le monde : des acteurs associatifs de Lyon, Nantes, Paris ou Québec ont ainsi auto-organisé des semaines "Villes en biens communs". Un essaimage de bonnes idées qui se fait... en toute liberté !

     

    De la création d’une philosophie du libre au Massachussets

    Défendu depuis les années quatre-vingt-dix par Richard Stellman, l'un des premiers hackers au département de recherche en intelligence artificielle du Massachussets Institute of Technology (MIT), les logiciels libres sont des alternatives à ceux qui ne le sont pas, qualifiés de propriétaires ou de privateurs. Richard Stellman décrit le système des logiciels dits privateurs comme une dépendance imposée par quelqu’un. Au-delà des termes techniques de ces logiciels, il en conçoit une philosophie. Le libre est de partager ses savoirs et savoir-faire, de les mettre à disposition d’un large public pour permettre de créer et d’augmenter l’intelligence collective. Il s’agit donc de faciliter la circulation des œuvres, de créer des moyens de les diffuser et de laisser naître les autres. En 2004, l’Unesco a élevé le logiciel libre au rang du patrimoine mondial de l’humanité et conféré au GNU (Linux) la valeur symbolique de trésor du monde.

     

    Roseline Pontgélard


     

     

     

     


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