Actualités : inscription à la newsletter de Terri(s)toires

Recherche

Les ebooks à la Une


Folles journées
Folles journées Après Nantes voyage, les Romanciers Nantais ont réalisé un nouveau recueil en partenariat avec un événement phare de la…


Le FC Lorient
Le FC Lorient Troisième club professionnel breton, le FC Lorient est une valeur sûre du football français. De la première saison au…


C'était Ginette
C'était Ginette Première femme députée du Maine-et-Loire, comme l'indique le sous-titre du livre qui lui est dédié, Ginette Leroux était une…




  • Les feuilletons à la Une


    C'est vous qui le dites
    C'est vous qui le dites Puisqu'on vous le dit ! Cet espace vous est en effet réservé, sous réserve de prendre vous-mêmes la parole. Un point de vue à partager, un nouveau…


    Dans la roue d'Europ'raid
    Dans la roue d'Europ'raid La journaliste Delphine Blanchard embarque à bord d'une Peugeot 205 qui participe à l'édition 2017 d'Europ'raid. En 23 jours, elle va traverser 20 pays et parcourir plus…


    Chomlaik
    Chomlaik Marion Gommard-Jouan est partie à la rencontre "des artistes qui donnent à voir le monde". Au fil des histoires glanées sur plusieurs continents, et notamment à chaque…




  • Comment vont les fourmis ?

    -

    Écoutez l'émission de Jet FM sur l'économie sociale et solidaire (27 janvier 2017) :

     

    -

    Nos partenaires

    

    À Nantes, les slackeurs ont bon sur toute la ligne

    À Nantes, le slack prend son envol. À Nantes, le slack prend son envol.

    De nouveaux funambules investissent les villes, depuis quelques années. Ils marchent et sautent avec agilité sur de fines sangles, les slacklines, qu'ils tendent souvent entre deux arbres. Pour faire la promotion de cette pratique en plein essor, des Nantais ont lancé l'association Les Machines de lignes.

    C'est comme une épidémie qui se propage sur les troncs. Le phénomène n'est pas seulement local, on l'observe un peu partout en France, à la ville comme à la campagne. À Nantes, c'est bien simple : il suffit de deux arbres éloignés de quelques mètres dans un parc ou en bord de Loire, et les voilà colonisés.

    L'objet de cette prolifération ? La slackline. Une sangle de deux à cinq centimètres de large, du même genre que celle qu'on utilise pour arrimer diverses choses à ses barres de toit. Des funambules s'en servent à leur façon, l'arrimant entre deux ancrages (souvent des arbres) pour ensuite marcher dessus. Acrobates d'un genre nouveau ? Oui et non. La pratique n'est pas si récente : elle a été lancée par des grimpeurs américains voilà plus de trente ans.

    Traverser, "c'est beaucoup de concentration"


    À Nantes, le parc de Procé est l'un des points de ralliement de cette "tribu" des slackeurs. Ce dimanche, dans le bas du jardin public, une demi-douzaine de lignes forment une géométrie sibylline entre les arbres.

    Dans cet entrelacs, on croise Lucie, Tiphaine et Ewan. Le trio de jeunes trentenaires en est à ses premiers pas sur la sangle, que l'on voit un peu hésitants. Ewan se remémore les conseils habituellement adressés aux débutants. "Ça demande beaucoup de concentration. Tu essaies de ne pas penser à ce que font tes bras, tes jambes, tu regardes un point invisible devant toi", explique-t-il. Et il s'élance, sur le fil tout en étant sur une sangle. Deux, trois, quatre pas, puis il retombe et regagne le sol malgré lui. Il revient au début de sa traversée, pour mieux recommencer.

    Plus loin, ça rebondit. Soumise à des tensions extrêmes, une slackline devient une jumpline. Autrement dit, un outil pour s'envoyer en l'air, comme un trampoline à peine plus large qu'un pouce. Alexis pratique depuis seulement un an, mais on le qualifierait avec peine de débutant. Avec une amplitude folle, il multiplie les rotations au-delà de la sangle, y rebondit tantôt sur le torse, tantôt sur les fesses. Entre chaque série de sauts, il transpire et reprend son souffle. "Le slack, c'est un vrai sport, assez complet, et surtout en pleine évolution. Il y a plein de figures créées chaque année", s'enthousiasme l'ancien handballeur.

    Plusieurs pratiques pour une seule sangle

    Morgan, en t'shirt rose, rappelle que derrière cette pratique se trouvent plusieurs disciplines. L'une d'entre elles est devenue assez médiatique : c'est la highline, où l'on franchit des à-pics vertigineux. Mais la majorité des slackeurs sont plus près du sol.

    "Au début, tu commences toujours par apprendre à marcher dessus, faire demi-tour, puis faire des figures statiques. À partir de là, il y a deux chemins. Soit tu continues dans le statique et tu vas chercher à faire de plus en plus long [de la longline, ndlr] ou alors, tu vas jumper", lance-t-il entre deux buttbounces, cette figure où l'on rebondit sur le derrière. Dans le regroupement nantais, on semble avoir fait son choix en ce dimanche. Chacun ne semble avoir d'yeux que pour les envolées au-dessus de la slackline.

    Depuis deux ans, ces sessions, dominicales ou pas, sont légion sur Nantes. Se basant sur un groupe Facebook, la petite troupe de slackeurs nantais en est venue à former une association. Un collectif tout récent, d'après Xavier, président torse nu : "l'idée a émergé il y a quasiment un an, mais cela ne fait que deux mois que la démarche est officiellement lancée. L'objectif est de permettre des démonstrations dans un cadre légal, de faire des initiations... et aussi d'être couverts !".

     

    Cette association s'appellera Les Machines de lignes. Avant de repartir dans une longue et déséquilibrante traversée entre deux troncs, le président se justifie : "on voulait un nom qui renvoie à la culture nantaise..."* Point, à la ligne.

    * Les Machines de l'Île est l'espace d'exposition qui accueille notamment le Grand éléphant et le Carrousel des mondes marins.

     

    En savoir plus : www.facebook.com/groups/slack44

     

    Slack Nantes

    Slack Nantes

    Slack Nantes
    Slack Nantes Slack Nantes Slack Nantes
    Slack Nantes Slack Nantes Slack Nantes
    Benjamin Belliot-Niget - Journaliste
    Benjamin Belliot-Niget - Journaliste

    Voir tous ses articles
    Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
    Partager cet article :

    Dans la même rubrique :

    Vous n'avez pas le droit de laisser un commentaire ! Veuillez vous connecter ou vous abonner si vous n'avez pas encore de compte...