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    Michel Hérin, horticulteur baulois spécialiste du bonsaï

    Chérie, j'ai rétréci les arbres !

    Michel Hérin, docteur de Bonsaïs Michel Hérin, docteur de Bonsaïs

    Lorsqu'il avait huit ans, Michel Hérin était déjà un grand collectionneur. Mais à l'âge où on se passionne pour les Lego® ou les albums de Tintin, le jeune Michel était dévoré par une passion, disons... plus piquante : celle des cactus ! De fil en aiguille, il découvrit les plantes tropicales, puis le bonsaï, sa plus grande passion. Aujourd'hui, il est l'un des rares producteurs d'arbres miniatures en France.

    Combien d'entre nous ont eu un bonsaï à leur anniversaire, et combien d'entre nous ont réussi à le tenir en vie jusqu'au Noël suivant ? Une minorité, reconnaissons-le. Pourtant, à en croire Michel Hérin, entretenir un bonsaï n'est pas si difficile... On nous aurait menti ? Michel Hérin, propriétaire du Tropicarium Bonsaï, à la Baule, est LE spécialiste dans l'Ouest, et possède les clés de la longévité de ces arbres miniatures. Il nous livre quelques indices… "Entretenir un bonsaï, ce n'est pas si difficile ! D'abord, respecter la pousse des arbres : au printemps et en été, il leur faut beaucoup d'eau, tandis qu'en hiver et en automne, il en faut moins. Il faut les rempoter une fois tous les deux ans, avec de la bonne terre, et il suffit de les tailler deux fois par an. Et tout comme les autres arbres, ils ont besoin de soleil, c’est pourquoi l’emplacement est important". Voilà, c’est tout. Pas besoin d'utiliser engrais, désherbants ou répulsifs : "Je ne fais aucun traitement chimique. Pour protéger les arbres des insectes, j'utilise une solution au savon de Marseille. C'est naturel, non toxique, efficace et ça sent bon !" Il fallait y penser…

    La difficulté, quand on veut acquérir un bonsaï et le garder longtemps, réside dans le choix du magasin où on l’acquiert. "C’est facile de se faire avoir. Mieux vaut choisir un bonsaï de bonne qualité plutôt que dix de mauvaise, en allant chez un pépiniériste, ou dans un endroit où on ne vend que des bonsaïs."

    Très jeune, il devient addict

    pépinière de Bonsaïs La folie des plantes a commencé très tôt pour Michel Hérin : c'est à huit ans qu'il commence à s'y intéresser de plus près. Sa première collection est constituée de cactus de toutes sortes ! Puis il s’inscrit à des concours. "J'ai participé aux Floralies de Quimper, et un collectionneur m'a donné des boutures. Et au fur et à mesure, je me suis intéressé à toutes les plantes tropicales", se remémore-t-il.

    Au fil des mois, sa chambre s’est transformée en véritable forêt vierge. Près de 400 espèces veillaient sur son sommeil. Cet enfant qui à l’époque n’avait pas de jardin avait là de quoi se prendre pour Mowgli !

    C’est donc tout naturellement que, quelques années plus tard, il se tourne vers le métier d’horticulteur. Il découvre alors l’art du bonsaï. Ce qui lui plaît, c’est la diversité des plantes qu’il peut miniaturiser. Il recherche toujours plus d’originalité ! Ficus ou hibiscus pour les plantes d’intérieur ; pommiers, tamaris ou grenadiers pour les plantes d’extérieur. Tout ou presque peut être transformé en bonsaï, et c’est cela qui le passionne. Mais cet art est long et difficile. Un bonsaï est cultivé en trois stades. Le premier dure un à trois ans. L’arbre est alors cultivé en pleine terre et le tronc est formé. Au second stade, l’arbre est mis en pot. Les branches sont sélectionnées et les grosses racines éliminées. Enfin, au troisième stade, l’arbre est totalement restructuré et mis en poterie spécifique. Que de travail et de patience pour une si petite plante !

    En 1990, Michel Hérin crée le Tropicarium Bonsaï, à la Baule Escoublac. Il y produit, avec son épouse Joëlle, toutes sortes de bonsaïs ainsi que de nombreuses plantes tropicales. Sous des serres où la température atteint les 30 degrés toute l’année, il fait pousser des ignames, des cannes à sucre, des lianes. Des tortues ont même élu domicile sous cette serre, véritable alcôve tropicale. "Ce qui me plaît, ce n’est pas seulement de vendre des plantes, c’est de vivre avec elles", confie-t-il.

    SOS bonsaï en détresse

    tortues Michel Hérin est aussi connu pour les bons conseils qu’il prodigue sans avarice. Régulièrement, il reçoit des appels de toute la France pour essayer de sauver des bonsaïs en détresse. Malades, assoiffés, desséchés… ils ont besoin de soins intensifs et Michel est là pour eux. Les passionnés font même le détour par le Tropicarium pour sauver leur arbre fétiche, et il n’est pas rare que Michel fasse des miracles. "J’ai réussi à en sauver pas mal. Mais pour certains, il était déjà trop tard."

    Michel n’est pas seulement "docteur" de bonsaïs, il se fait aussi baby-sitter. Pendant les vacances de leurs propriétaires, les plantes miniatures (et bien d’autres) trouvent refuge auprès de lui et sont traitées avec tout le soin qu’elles méritent. Arrosage, rempotage, taille… une véritable cure de jouvence pour ces plantes. "Elles ressortent parfois de chez nous en meilleur état qu’avant", sourit-il. C’est sûr, quand on est une belle plante, on aime se faire dorer la pilule, être chouchoutée et se prélasser, les branches et les feuilles en éventail. Les vacances, c’est pour tout le monde !

     

    Tropicarium Bonsaï - Route de Brédérac 44500 La Baule - www.bonsai-plante-tropicale.fr

     

    Catherine Chantepie - Journaliste
    Catherine Chantepie - Journaliste

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