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    Dans la roue d'Europ'raid, ép. 2 (France - Suisse - Italie – Autriche)

    Entre la Suisse et l'Autriche, ça grimpe, ça grimpe !

    Le convoi Europ'raid sur le col de Susten, en Suisse. Le convoi Europ'raid sur le col de Susten, en Suisse.

    Voici le début de l'aventure routière. De La Roche-sur-Yon à Werfenweng en Autriche, ce sont les paysages de montagne qui ont accompagné notre périple et nous ont fait écarquiller les yeux. Avec mes compagnons de 205, nous avons trouvé un peu de fraîcheur dans la chaleur estivale, en haut des crêtes enneigées. À quelques heures de route seulement de la France, c'est un décor surprenant et vivifiant qui nous tend les bras.

    Europ'raid, c'est une aventure culturelle, solidaire… et sportive ! J'ai parfois eu tendance à l'oublier avant de prendre la décision de partir. Fort heureusement d'ailleurs ! Moi, la citadine, qui me fait une montagne de mes vingt minutes de marche à pied pour aller rejoindre mon bureau le matin… Si on m'avait dit que le début du périple serait une succession de cols alpins, tout plus BEAUX les uns que les autres, mais surtout tous plus HAUTS les uns que les autres, j'aurais hésité. Pourtant, ça vaut le coup !

    Concert de klaxons au col de Susten

    La fameuse neutralité des Suisses

    La Suisse a une longue et solide tradition de neutralité politique et militaire. Mais elle ne se dément pas, même de manière plus anecdotique ! Le code de pays, affiché à côté des plaque de voiture, est CH. CH signifiant Confoederatio Helvetica, c'est-à-dire "Confédération suisse" en latin. Le latin a été choisi comme alternative… neutre ! Plutôt que d'utiliser la traduction de l'une des quatre langues officielles du pays (allemand, français, italien et romanche).

    Et la 205, ça chauffe quand ça grimpe ! Dans la vallée de l'Aar, du côté des Alpes suisses, le convoi de 138 Peugeot a vrombi, a toussoté mais est arrivé tout en haut du col du Susten à 2200 mètres d'altitude. Et là, j'avoue, même si je suis plutôt rat des villes que rat des champs, le paysage est à couper le souffle. Même quand il faut s'arrêter toutes les vingt minutes sous peine de faire sauna dans l'automobile. Les lacets, les virages en épingle, les sommets enneigés… En quelques minutes, le bout du monde semble atteint. L'espace d'un instant, l'impression d'être seule au monde… Mais les petits compagnons de voyage se font vite entendre. Le concert de klaxons donne des frissons. On y est ! C'est le début de l'aventure. Cette Europe de l'Est nous tend les bras. Nous en avons rêvé, nous sommes en train de le vivre !

    Quelques heures auparavant, nous avions fait escale à Montreux, cette commune suisse du canton de Vaud, située au bord du lac Léman. Connue pour son festival de jazz, la "riviera suisse" est un havre de verdure, propre, où tout est tiré au cordeau, fidèle à la réputation du pays. Le soir, le bivouac suisse est prévu à Iragna. C'est une famille d'agriculteurs qui nous accueille aux sons des cornemuses… Ils ont mis à notre disposition l'un de leurs terrains pour planter nos tentes. Pas de douche, forcément. Mais une bonne humeur qui se lit sur les mines réjouies des participants.

    Le lac de Sorapis a failli avoir ma peau

    Dès le lendemain, départ pour l'Italie. J'ai voulu voir Milan et Vérone. J'ai vu Milan et Vérone. Deux villes moins prisées que Venise mais qui valent pourtant le détour. Milan et sa place du Duomo, sa Scala (qui, elle, ne paye pas de mine !) et son architecture entre art nouveau et néo-classique. Vérone et ses célèbres amoureux, Roméo et Juliette. Mais je ne vous le cache pas, ce que je retiendrai de l'Italie, ce ne sont pas ses villes, mais ses lacs, et celui de Sorapis en particulier, à 1980 mètres d'altitude. Située dans la région des Dolomites, la randonnée à flanc de montagne pour accéder aux eaux turquoises du lac a failli avoir ma peau. Nous étions tous contents de quitter pour un temps nos 205 rutilantes… La "balade" fut difficile. Parfois périlleuse. Mais dans la galère, les compagnons furent solidaires. Je me souviens encore de ce participant vendéen (de Sigournais, près de Chantonnay) s'approchant de moi, gentiment et avec bienveillance, me rassurant : "Tu as fait le plus dur. Tu ne vas pas lâcher maintenant. Tu verras, là-haut, tu seras hyper fière de toi."

    Les premiers ghettos sont italiens

    À la fin du Moyen-Âge et à la Renaissance, la République de Venise était l'un des rares états en Europe à tolérer ouvertement les Juifs. En 1516, les Juifs ont été assignés au quartier de la fonderie de Venise, connu sous le nom de "ghèto" (fonderie de cuivre en vénitien). Ce fut le tout premier Ghetto juif, celui après lequel tous les autres ont été nommés, et qui est finalement devenu un terme général pour décrire une partie d'une ville dans laquelle vivent les membres d'un groupe minoritaire.

    Près de 2h15 de marche pour monter. Le graal est là : le "doigt de Dieu", l'un des sommets les plus hauts du lieu. L'eau est très froide puisque le lac est d'origine glacière mais la vue est magnifique. Et les noms d'oiseaux que j'ai vociféré tout le long de cette intense montée n'ont pas entaché le calme du lieu. Quelques oreilles ont dû toutefois siffler… Une Italienne venue là pour les vacances m'apostrophe tout en haut, curieuse de voir tous ces jeunes gens se baigner malgré la température. À ce moment précis, on se dit que ce sont pour ces instants de partage qu'on a fait ce voyage. Mais il est déjà temps de repartir vers la prochaine étape : l'Autriche.

    Au bivouac de Werfenweng, le maire nous accueille… en fanfare puisqu'il fait partie de l'orchestre de la ville. Ses compatriotes nous attendent, un verre de schnaps à la main, cette eau-de-vie germanique qui réchauffe les gosiers tout autant que les cœurs ! La soirée folklorique et joyeuse annonce une bonne nuit. Avant de reprendre le volant de nos 205, c'est un bus spécialement affrété aux couleurs d'Europ'raid qui nous raccompagne à notre campement. Gute Nacht !

    Vive le baroque autrichien !

    L'esthétique baroque privilégie la liberté des formes, le foisonnement des couleurs, l'exagération des sentiments, la fantaisie, l'inattendu. S'il est très souvent utilisé en Autriche pour définir l'architecture des monuments, le terme vient du portugais "barroco". Mais les aristocrates autrichiens ont un peu de retard sur leurs voisins, plus riches, et ils vont très vite tomber dans l'excès , d'où la forme de baroque appelée "rococo", caractérisée par la profusion des ornements. Du classieux "barroco", on peut donc vite tomber dans le kitsch "rococo" !

     

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    En savoir plus : www.europraid.fr

     

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    Delphine Blanchard - Journaliste
    Delphine Blanchard - Journaliste

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