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    Dans la roue d'Europ'raid, ép. 4 (Monténégro - Albanie - Grèce)

    Je me souviens des chiens errants, des vaches sur le bord des routes… et des participants toujours souriants !

    Au Monténégro, une vache se balade sur la route Au Monténégro, une vache se balade sur la route

    Bon, il faut aujourd’hui que je vous parle de cette aventure qui est aussi très humaine. Il arrive rarement que l’on ait l’occasion de partir sur les routes avec plus de 400 compagnons de voyage. Pendant 23 jours, nous étions ensemble, tout le temps. Partout. Dès le matin, pas toujours très frais, au fameux briefing. Jusqu’au soir, au bivouac, fatigués, rincés, mais heureux ! Comme Ulysse ayant fait un long voyage… (quatrième épisode du feuilleton Dans la roue d'Europ'raid)

    Ma mission lors de ce raid culturel à travers l’Europe ? Faire, tous les matins, un "point culture" sur le pays du jour traversé et tout au long de la journée, réaliser les interviews des participants afin de recueillir leurs joies, leurs peines, leurs impressions. Le soir, interroger les ambassadeurs venus nous rendre visite sur le bivouac, et questionner nos hôtes. Autant vous dire que cela fait du monde avec qui parler. Ce n’est pas le moment d’être asociale… Et Dieu sait que cela peut parfois être une de mes tendances !

    Monténégro : la cathédrale de la Résurrection du Christ et son mode original de financement

    Cet édifice a pu être construit de 1993 à 2003 grâce aux dons (6 millions d’euros !) des fidèles orthodoxes, qui se rendaient en pèlerinage au monastère d’Ostrog prier pour la fin du conflit récent des Balkans. Ce monastère, encastré dans la falaise au sommet d’une chaîne montagneuse, abrite les reliques de saint Basile.

    Mais finalement, cela a surtout été une place vraiment privilégiée dans cette aventure. Pourquoi ? Parce que ce rôle d’intervieweuse permet de tisser un lien immédiat et très concret avec les participants. Les premiers jours, c’est faire connaissance. "Pourquoi avez-vous eu envie de partir dans ce raid ?" "Et vos copilotes, les connaissez-vous bien ?" Puis, petit à petit, c’est être en immersion dans la vie de ces aventuriers. Partager leurs galères (souvent mécaniques), leurs lassitudes ("quoi ? Y’a encore pas de douche au bivouac ce soir ?! Mais ça fait quatre jours…"), leurs coups de sang (souvent entre membres d’un même équipage). Mais c’est aussi partager leurs sourires béats devant les paysages magnifiques. Leurs surprises quand, au Monténégro, les vaches (quasi sacrées !) traversent les routes sans prévenir, obligeant ainsi nos 205 à ralentir.

    Trouver le meilleur endroit pour poser la caméra

    C’est parfois l’impression d’être au milieu d’une colo géante. Entourée de joyeux lurons toujours prêts à jouer le jeu. Je crois que c’est cela qui m’a le plus surprise. Tous les participants (que j’appelais parfois candidats, me croyant dans "Koh Lanta" ou enfermée dans la "maison des secrets" !) ont joué le jeu des interviews. Prenant toujours le temps (pourtant souvent compté tant les jours filent à vitesse grand V) avec le sourire. Toujours curieux. Et puis avec mes comparses vidéastes et photographes, c’est le challenge de trouver le meilleur endroit pour poser la caméra. L’endroit le moins venteux ! Le lieu où nous serons tous à l’aise, où tout le monde aura envie de s’attarder pour passer un moment sympathique. Avec Mélissa, Laura, Medhi, Roland, Antonin (la "team" des vidéastes), nous avons cavalé des heures à la poursuite du bon plan, de la bonne question, du participant qui sera intarissable sur la ville visitée.

    Le "plan pastèque" au Durmitor !

    Il sera, ici, impossible de vous parler de tous les moments de complicité vécus avec les aventuriers d’Europ’raid. Il y en a eu bien trop. Et puis comme une impression (peut-être fausse…) que les évoquer au passé ne sera jamais aussi fort que l’instant vécu au présent. Parce que fatigue + chaleur (l’été fut caniculaire en Europe de l’Est) + force du groupe = des sensations décuplées. Mais tout de même, je me souviens du "plan pastèque" au Monténégro (devenu presque un nom de code d’une opération secrète), tout en haut du parc national du Durmitor, inscrit à l’Unesco. Les 205 arrivent une par une, puis bientôt en convoi. Impossible d’arrêter les voitures pour une interview, sous peine de prendre le risque de caler en pleine ascension (et qui dit calage en côte, dit redémarrage en poussant la 205 ! Non merci, nous avons déjà donné dans les cols alpins !)… Alors munis d’un pistolet à eau, nous décidons que nous allons être joueurs avec les candidats ! Oups… les participants ! "Pshit !" Un petit coup d’eau. Les premiers sont surpris. Mais, il fait si chaud, que tout le monde en redemande. Tel est pris qui croyait prendre ! Nous irons même jusqu’à leur distribuer des morceaux de pastèque pour éponger leur soif. Nous n’avions pas de pétrole, mais des idées à revendre pour faire notre quota de plans de la journée. Désormais, pour toute la team Europ’raid 2017, Monténégro = parc du Durmitor = pistolet à eau + pastèque. Ce sont parfois dans les petits moments de rigolade que les plus grandes complicités se créent. Jusqu’au terme de notre voyage européen, nous criions "pastèèèèque" dès que nous croisions le chemin d’un de ces melons d’eau.

    "2 euros, c’était le plus beau pourboire pour eux !"

    L’Albanie, plus petit pays d’Europe ?

    En tout cas, l’un des plus petits états d’Europe avec 28 748 km² (la Belgique fait 30 527 km²). Mais l’Albanie ne rivalise pas avec le Luxembourg : 2 586 km² ou le Liechtenstein : 160 km². Ni même le Vatican et ses… 44 ha !

    Je me souviens en Albanie de ces trois garçons interviewés au bord d’une plage. L’endroit est magnifique. Des transats trônent sur une plage bondée de touristes. C’est la riviera albanaise… Ne s’arrêter qu’à cette superbe carte postale, ce serait ne rien comprendre au pays. Juste avant, nous avions croisé des chiens errants, longé des bidonvilles, traversé des zones recouvertes d’immondices, vu des mères mendiant avec leurs enfants dans les bras. L’émotion de tous est palpable. Comment… ? Pourquoi… ? Et puis ces trois participants qui nous racontent que le matin même, ils ont pris un petit déjeuner dans un bistrot d’Albanie. Pas de lek (la monnaie locale) sur eux, ils sortent des euros, s’excusant platement. Essayer de se faire comprendre, même si l’albanais est la langue officielle. S’essayer au mime. "Nous pouvons aller échanger de la monnaie… Pas de problème" Mais les yeux brillants de la bistrotière les rassure immédiatement. Des euros pour ce pays qui a bien longtemps rêvé d’intégrer l’Union européenne (et qui en rêve encore parfois), c’est comme le plus beau des cadeaux de Noël. "Nous lui avons donné 2 euros, et pour elle, ça représentait beaucoup d’argent. C’est dur de ne pas se trouver indécent dans ces moments… 2 euros c’était rien pour nous…" Se trouver confronter aux réalités d’un monde qui marche à deux vitesses, c’est aussi cela Europ’raid !

    Les cigales de Corinthe

    Je me souviens de la Grèce également… Ce jour-là, notre choix s’est porté sur Corinthe, plutôt qu’Athènes. Corinthe et sa cité antique, sa forteresse, son canal. Beaucoup de participants ont également fait ce choix. Et quand Europ’raid débarque en force dans une ville, ça passe rarement inaperçu. La blague sur les raisins a évidemment été très vite faite. Nous visitons la cité antique et ses ruines. Ses mosaïques. Tout en haut de la forteresse, il fait un vent qui décornerait même les bœufs du Monténégro ! Impossible de se poser dans un endroit calme pour réaliser les interviews. Mais là-bas, on finit par trouver un banc en pierre, sous un arbre, au calme et à l’ombre. L’endroit est idyllique.

    Tout le monde a le sourire. On commence le jeu des questions-réponses. Les jeunes aventuriers sont de plus en plus à l’aise. Il y a une bonne ambiance. Tout le monde rit. Les interviews s’enchaînent… Ils ont tous des choses passionnantes à raconter. Qui une anecdote à la station service avec le pompiste grec. Qui sur une mésaventure sur le pont du Péloponnèse. Nous sommes ravis. La moisson est bonne… Et puis, tout à coup, on se rend compte que les cigales recouvrent presque nos paroles. Mais depuis quand sont-elles là ? On vient tout juste de les entendre, pourtant. C’est bizarre. On se regarde tous. "Tu les avais entendu, toi ?" "Bah non !" On se repasse vite fait les images captées dans la boîte. Le ciel nous tombe sur la tête. En fait, les cigales étaient bien là depuis le début. Il faut tendre l’oreille pour entendre ce qui se raconte pendant les interviews. Malheur ! Tellement pris dans nos conversations… Nous avions senti le vent en haut, qui est l’ennemi de notre micro, mais là, nous avons totalement occulté le bruit des cigales. On se regarde. Nous n’avons plus le temps de recommencer. Au volant de notre 205, un peu déconfits, il nous reste plus qu’à croiser les doigts pour que quand nous dérushions le soir au bivouac, le chant des cigales ne se transforme pas en raisin (de Corinthe) de la colère ! Pourvu que les dieux grecs soient avec nous.

     

    Les dieux et déesses grecs

    Aphrodite est la déesse de l’amour et de la sexualité. Elle est assimilée à Vénus, qui appartient à la mythologie romaine. Fait pourtant méconnu, Aphrodite est née des parties génitales du dieu Ouranos, qui personnifie le ciel et l’esprit. Une fois coupées, ces dernières sont tombées dans la mer, donnant naissance à la déesse de l’amour.

    Hermaphrodite. Hermès, divinité de l’Olympe, et Aphrodite, déesse de l’amour, ont eu un enfant ensemble. Hermaphrodite avait des seins de femme et des parties génitales d’homme. Ce terme désigne aujourd’hui les personnes et les animaux qui possèdent les membres génitaux des deux sexes.

    Enée, Orphée et Morphée. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Enée, Orphée et Morphée sont des hommes. Le premier est un héros de la fameuse guerre de Troie, le second un héros de la mythologie grecque, et le troisième le dieu des rêves.

    Les Champs-Elysées. Non, les Champs-Elysées ne sont pas seulement la plus belle avenue du monde. Dans la mythologie grecque, il s’agit d’une région des Enfers où les héros et les gens vertueux pouvaient se retrouver après la mort.

     

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    En savoir plus : www.europraid.fr

     

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    Delphine Blanchard - Journaliste
    Delphine Blanchard - Journaliste

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