Actualités : inscription à la newsletter de Terri(s)toires

Recherche

Les ebooks à la Une


Folles journées
Folles journées Après Nantes voyage, les Romanciers Nantais ont réalisé un nouveau recueil en partenariat avec un événement phare de la…


Le FC Lorient
Le FC Lorient Troisième club professionnel breton, le FC Lorient est une valeur sûre du football français. De la première saison au…


C'était Ginette
C'était Ginette Première femme députée du Maine-et-Loire, comme l'indique le sous-titre du livre qui lui est dédié, Ginette Leroux était une…




  • Les feuilletons à la Une


    C'est vous qui le dites
    C'est vous qui le dites Puisqu'on vous le dit ! Cet espace vous est en effet réservé, sous réserve de prendre vous-mêmes la parole. Un point de vue à partager, un nouveau…


    Dans la roue d'Europ'raid
    Dans la roue d'Europ'raid La journaliste Delphine Blanchard embarque à bord d'une Peugeot 205 qui participe à l'édition 2017 d'Europ'raid. En 23 jours, elle va traverser 20 pays et parcourir plus…


    Chomlaik
    Chomlaik Marion Gommard-Jouan est partie à la rencontre "des artistes qui donnent à voir le monde". Au fil des histoires glanées sur plusieurs continents, et notamment à chaque…




  • Comment vont les fourmis ?

    -

    Écoutez l'émission de Jet FM sur l'économie sociale et solidaire (27 janvier 2017) :

     

    -

    Nos partenaires

    

    Fondations : tournez mécènes ! - ép. 1

    La Fondation de France construit de meilleurs lendemains

    Yann Desdouets Yann Desdouets - © Fondation de France

    Dans le Grand Ouest, la Fondation de France finance chaque année de 500 à 700 projets associatifs. Aide d'urgence ou au long cours, internationale ou ultra-locale, pour l'art, l'innovation, la solidarité, l'environnement… Le réseau, national, concentre les efforts de centaines de milliers de mécènes qui rêvent d'un monde meilleur. Entretien avec Yann Desdouets, délégué régional de la Bretagne et des Pays de Loire1 depuis septembre 2005.

     

    Comment définiriez-vous la Fondation de France en quelques mots ?

    "La Fondation de France est un organisme à but non lucratif qui encourage et accompagne la philanthropie. Complémentaire de l'État et des collectivités locales, elle soutient financièrement des projets concrets et innovants."

     

    Quelle est la place de la finance dans le fonctionnement de la Fondation de France ?

    "L'organisme a été créé par sept banques et regroupe plusieurs compétences dans le domaine de la finance solidaire. D'abord parce que les sommes récoltées auprès des philanthropes sont valorisées à travers des placements financiers dont les bénéfices représentent la moitié de notre budget annuel. Mais aussi parce que le principe de la fondation est issu de la culture anglo-saxonne, et que la Fondation de France a été la première à importer le concept en France. Experts de l'ingénierie et du montage, nous donnons donc à d'autres les moyens d'aider, et abritons désormais 700 autres fondations, soit 40 % du total national. Chacune a ses spécificités et son propre fonctionnement : nous abritons par exemple la fondation de la BNP Paribas ou celle de Jean-Marie Bruneau, fondateur du leader français dans la vente par catalogue de mobilier, d'équipement et de fournitures de bureau."

     

    Quels sont vos liens avec le secteur associatif ?

    "La Fondation de France est exclusivement financeur et n'est jamais opérateur. Nous suivons donc le monde associatif et sélectionnons les initiatives les plus pertinentes. Au niveau national, nous accompagnons financièrement environ 6 000 projets et 120 millions d'euros chaque année, dont 500 à 700 projets et 5 à 7 millions d'euros pour la Bretagne et les Pays de Loire. Ces aides peuvent provoquer un effet levier, ou "effet label", et permettre le déblocage de financements publics. Nous orientons aussi des demandeurs vers d'autres financeurs dont nous sommes partenaires comme les CRES2, les mairies, les DRAC3

    La Fondation de France a aussi vocation à être un observatoire du monde associatif. D'abord parce que les acteurs ont "la tête dans le guidon" et qu'un regard transversal est toujours intéressant. Nous publions ainsi des études, comme sur les solitudes en 2012. Mais nous nous efforçons aussi de jouer un rôle de médiateur et d'aider les associations à se rapprocher les unes des autres : certains de nos appels à projets sont d'ailleurs exclusivement dédiés aux projets collaboratifs."

     

    Au XXIe siècle, le profil des mécènes a évolué aux États-Unis, sur l'exemple notamment de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, devenue la première au monde en peu de temps. Y a-t-il des changements en France ?

    "Nous remarquons en effet qu'il y a de plus en plus de chefs d'entreprises qui revendent leur boîte à 50, 60 ans et qui ont envie de s'investir dans de l'entrepreneuriat social. Ils nous disent "Je ne veux pas pourrir mes enfants avec tout cet argent, je leur laisse suffisamment de patrimoine", alors qu'il y a 30, 40 ans, la majorité des donateurs étaient des personnes sans héritiers.

    Sur les trois dernières années, nous avons eu environ 300 000 donateurs différents. Nous craignions que la crise ne se ressente, mais cela n'a heureusement pas été le cas et la collecte de fonds est encore en croissance. Les legs représentent aussi une part importante de nos ressources, entre 30 et 50 millions d'euros par an."

     

    La Fondation de France dans le Grand Ouest

    - 2 délégations régionales, à Nantes et Rennes.

    - 5 permanents et 40 bénévoles.

    - 11 départements : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée, Deux-Sèvres, Touraine (délégation des Pays de Loire) et Morbihan, Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine (délégation de Bretagne).

    - 595 subventions, prix et bourses en Pays de Loire, 306 en Bretagne*.

    - 2 M€ d'aide d'urgence à la Vendée et au Poitou-Charentes après la tempête Xinthia.

    - 5,1 M€ redistribués en Pays de Loire, 2,5 M€ en Bretagne*.


    * chiffres 2010

    N'avez-vous pas parfois l'impression que ces mécènes veulent se racheter une conscience ?

    "Nous sommes dans une société judéo-chrétienne, donc on ne peut totalement écarter ce cliché, mais on le retrouve beaucoup moins qu'aux États-Unis. Il existe déjà un important système de contribution et de mutualisation en France, et les donateurs se sentent concernés par les problématiques sociétales. Ils veulent être utiles à la société, participer à la réinvention du vivre-ensemble. "

     

    Comment jugez-vous de la pertinence des projets ?

    "En France, il existe aujourd'hui plus d'1,5 million d'associations et il n'est pas évident de savoir lesquelles aider… D'autant qu'elles sont plus ou moins en concurrence pour obtenir des subventions. Nous nous efforçons de ne fermer aucune porte, même pour de petites asso qui ne nous rendent qu'un dossier à moitié complet. En Bretagne et Pays de Loire, nous pouvons compter sur l'expertise de 40 bénévoles : anciens chefs d'entreprises ou banquiers, habitués du monde associatif, travailleurs du social… Grâce à ce réseau, nous pouvons prendre le temps d'aller voir les associations sur le terrain, de nous intéresser à leur démarche. Nous allons aussi à leur rencontre, notamment dans les forums associatifs où il y a peu de financeurs. Car nous ne voulons pas uniquement aider les grandes associations qui ont professionnalisé la recherche de subventions, mais aussi accompagner les petites structures locales."

     

    Justement, quelles sont les spécificités du Grand Ouest ?

    "Il s'agit de territoires où ça va relativement moins mal qu'ailleurs. Les taux de chômage et de pauvreté sont inférieurs à la moyenne nationale, et il existe un tissu associatif et social fort et dense. Il y a néanmoins d'importantes problématiques environnementales, en Bretagne. Nous soutenons aussi de nombreuses initiatives d'habitat partagé ou collectif, avec notamment un appel à projets qui s'intitule "Vieillir dans son village".

    Lorsqu'il y a eu la tempête Xinthia, la Fondation de France a aussi été le premier pourvoyeur d'aides d'urgence. Deux millions d'euros ont été distribués, notamment pour ceux qui attendaient les dédommagements des assurances et n'avaient plus de logement ou d'outil de travail. Un bon exemple de nos engagements locaux."

     

    1 La région "Pays de Loire" de la Fondation de France regroupe les cinq départements de la région administrative Pays de la Loire ainsi que les Deux-Sèvres et la Touraine (cf. encadré).

    2 Cres : Chambre régionale de l'économie sociale.

    3 Drac : Direction régionale des affaires culturelles.


    Sur le web :

    Site national : www.fondationdefrance.org (en Bretagne – en Pays de Loire)

    Modèle de gouvernance : la-gouvernance-de-la-fondation-de-france.pdf

    La page Facebook : www.facebook.com/fondationdefrance



    À lire :

    La Fondation de France 1969-1994 : l'invention d'un mécénat contemporain, Emmanuelle Pavillon, éditions Anthropos.

    La Fondation de France 1994-2008 : Une aventure très humaine, Brigitte Broca, éditions Perrin.

     

     

    1969 – 2009 : 40 ans d'histoire de la Fondation de France

     

     

    À suivre !

    De nombreux exemples d'implication locale de la Fondation de France suivront dans ce feuilleton. Une série de coups de projecteur sur des projets innovants, à commencer par les lauréats des prix de la Fondation de France en 2011 : la Route des énergies d'un petit territoire rural dans les Côtes d'Armor qui veut parvenir à l'autonomie énergétique, et l'atelier d'expression artistique organisé à l'établissement pénitentiaire pour mineurs d'Orvault (44) pour prévenir le suicide en prison.

    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef
    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef

    Voir tous ses articles
    Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
    Partager cet article :

    Dans la même rubrique :

    Commentaires  

     
    0 #1 A J E D 23-12-2012 21:39
    salut, nous, Association des Jeunes pour l'Emploi et le Développement (AJED), avons entendu parler de votre association, et nous passons par ce canal pour vous encourager pour tout ce que vous faîtes.
    les questions qu'on aimerait vous poser sont les suivantes:
    -Est ce qu il vous arrive de financer les projets des associations africaines? si oui lesquels?
    -Quelles sont les conditions à remplir pour le début d'un partenariat associatif à votre niveau?
    Signaler à l’administrateur
     

    Vous n'avez pas le droit de laisser un commentaire ! Veuillez vous connecter ou vous abonner si vous n'avez pas encore de compte...